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Contrat doctoral Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour

École doctorale Sciences Sociales et Humanités

Spécialité Histoire

Domaine Scientifique Sciences humaines et humanités

Unité de recherche Identités, Territoires, Expressions, Mobilités

Encadrement de la thèse : Loïc Artiaga

Financement du 01-10-2026 au 30-09-2029 origine Communauté d’agglomération Pau Béan Pyrénées

Employeur UPPA

Début de la thèse le 1er octobre 2026

Date limite de candidature (à 23h59) 31 juillet 2026

Résumé

Cette thèse intitulée « Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale : le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes » étudie l’évolution des musées de la Résistance dans une nouvelle phase mémorielle, caractérisée par la disparition progressive des témoins. En effet, le début du XXIe siècle est marqué par la disparition de grandes figures comme les époux Aubrac (†2007, †2012), ouvrant l’ère du « post-témoin » (Wievorkia, 2025 [1998]).

À partir du Musée de Pau, cette thèse propose d’analyser les transformations des dispositifs mémoriels et pédagogiques et interroge la capacité de ces musées à devenir des « laboratoires de citoyenneté ». Profitant du réseau académique de l’UPPA (via le consortium UNITA pour l’essentiel), ce travail reposera sur des comparaisons continentales. Mettant en jeu des transformations mémorielles qui touchent les sociétés européennes (Winter, 2006), la thèse permettra de penser de nouvelles configurations muséographiques dont le musée de Pau sera le cadre d’expérimentation.

Mots clés

Seconde Guerre mondiale ; Musées ; mémoires locales ; histoire comparée ; Résistance ; Déportation.

Problématique de recherche

Les Pyrénées-Atlantiques et la région de Pau disposent d’un patrimoine exceptionnel lié à la Seconde Guerre mondiale (réseaux de passeurs vers l’Espagne, histoire des résistances locales, camp de Gurs, etc.) et d’un tissu associatif dense centré sur la transmission de la mémoire.

Les progrès de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les nouveaux outils conceptuels mobilisés pour penser les questions mémorielles ont nourri des transformations d’ampleur dans des musées consacrés à la période, en France (musées de la Résistance et de la Déportation de Besançon et du Gers, tous les deux réouverts en 2023, chantier du musée de Tergnier qui doit rouvrir en 2026, etc.) et ailleurs en Europe, sur des conflits divers – et avec des enjeux différents. Si le projet de musée de la Résistance de Komeno (Grèce) a été plusieurs fois reportés, sur fond de tensions avec l’Allemagne, l’Espagne voit se créer de nouveaux espaces consacrés à la Guerre civile (1936-1939). La proximité géographique du avec l’Espagne permettra de mener des comparaisons avec le Musée de la Paix de Gernika ou le Musée Mémorial de l’exil à La Jonquera.

Inauguré dans les années 1990, le musée palois et son association sont restés en retrait des transformations muséographiques les plus récentes. C’est, paradoxalement, un point fort pour la thèse, qui pourra étudier un projet pensé il y a maintenant plus d’une trentaine d’années. En étudiant les processus et acteurs locaux et en proposant des comparaisons avec d’autres créations et rénovations récentes, la thèse doit proposer des pistes concrètes et étayées d’évolution du musée palois. 

Reposant sur une historiographie de la Seconde Guerre mondiale particulièrement dense – et marquée ces dernières années par des travaux novateurs de jeunes chercheurs (Lostec 2024, Pollack 2022) – le cadrage proposé situe le terrain de la thèse (le Musée de Pau) dans une dynamique plus large. Il s’agit de penser les questions mémorielles locales dans des perspectives comparées(« Vergangenheitsbewältigung », « travail de la mémoire » en Allemagne vs mémoires fracturées en politique de l’oubli en Espagne, voir Baby 2024) et de nourrir des transferts d’expérience et de compétence. Sans être une thèse « appliquée », le projet conçoit le musée de Pau, partenaire du projet de recherche, comme terrain d’expérimentations muséographiques (prototypes de médiation, ateliers, outils pédagogiques pour les jeunes (12–25 ans), formes de médiation inclusive)

Méthodologie

La thèse reposera en premier lieu sur un travail classique de dépouillement d’archives locales (municipalité, association à la base du musée) et d’entretiens (acteurs de transmission mémoriels, responsables des politiques culturelles). Il sera complété par une histoire du musée, de son déploiement et de son fonctionnement.

Dans un second temps, le travail de thèse déploiera une mise en contexte historiographique (que savons-nous de nouveau sur la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-elle désormais étudiée par les historien·nes ? Comment les connaissances sur la période 1939-1945 à Pau et dans sa région ont-elles évolué ?) et proposera une étude comparée des repositionnements les plus récents de musées consacrés à la Résistance et à la Déportation en France. Cet état de l’art muséographique sera confronté à des cas européens, relevant de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mais pas exclusivement. Ici, la dimension transfrontalière de l’UPPA apparaît comme un atout : en premier lieu parce que l’histoire locale des années 1930-1940 dialogue avec des mémoires plurielles (celle des émigrés espagnols, de l’engagement basque) ; ensuite parce que l’Espagne est comme un territoire où les recompositions mémorielles se jouent sur des problématiques différentes (le pays ne participe pas à la Seconde Guerre mondiale et ses lieux de mémoire portent d’autres enjeux, comme à Guernica où les questions liées au bombardement se combinent à un engagement plus large « pour la paix »). Il s’agira, avec la thèse, de porter des propositions d’insertion du musée de Pau dans des réseaux plus larges dans lesquels se situent des structures d’ambition internationale (International Network of Museums for Peace, European Observatory of Memories, etc.). 

En somme, il s’agit de dégager la singularité du cas au centre de l’étude mais aussi de nourrir une réflexion plus large sur les enjeux qu’engendrent sur le temps long le traitement des questions mémorielles nées des grands conflits ou des principales crises qui ont frappé les sociétés européennes.

Dans un troisième temps de restitution, la thèse vise à proposer des pistes de redéploiement pour le musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit notamment d’interroger la mue de ces institutions mémorielles en « laboratoires de citoyenneté » et d’évaluer dans quelle mesure ils peuvent assumer une mission de transmission de repères historiques, d’esprit critique et de compréhension des valeurs démocratiques. L’étude portera ainsi sur les conditions pratiques – outils, compétences, partenariats – qui permettent de soutenir cette mission.

L’ensemble mêle donc micro-histoire d’un musée, travail sur la transmission de la mémoire, étude comparée des politiques culturelles et mémorielles, enfin muséographie exploratoire, au service du musée et de son territoire.

Contexte

La thèse est financée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, dans le cadre des programmes de recherche en partenariat avec l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Les projets financés dans ce cadre visent l’accompagnement de projets de recherche structurants et/ou en prise avec le tissu économique ou institutionnel local, en lien avec les priorités de l’UPPA et accompagnent les dynamiques transfrontalières (Aragon, Navarre, Pays Basque).

Le laboratoire d’accueil est ITEM, où différents travaux (recherches collectives, monographies, doctorats) ont porté ces dernières années sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ou sur la mémoire des conflits dans une perspective transnationale. Le laboratoire privilégie une approche pluridisciplinaire et internationale (avec un ancrage pyrénéen) des sujets traités.

Profil et compétences recherchées

Un CV et une lettre de motivations seront envoyés. Le·la candidat·e devra réunir les qualifications académiques et les compétences scientifiques suivantes :

– Formation et niveau académique

Master 2 d’histoire contemporaine ou axé sur les questions patrimoniales obtenu avec la mention Très Bien (condition requise). Le jury de sélection sera attentif à la qualité du mémoire de master, à la rigueur de l’argumentation et à la maîtrise des outils de la recherche historique.

– Connaissance du contexte historique

Le·la candidat·e devra démontrer une très bonne connaissance du contexte historique du projet : Guerres mondiales, histoire de la Résistance, histoire et enjeux de l’histoire de la Déportation, questions mémorielles, muséographie.

– Qualités personnelles et professionnelles

Autonomie dans la conduite du travail de recherche ; puissance et régularité de travail, indispensables pour mener de front l’enquête archivistique, les entretiens de terrain et la rédaction ; grande disponibilité pour s’intégrer pleinement à la vie scientifique du laboratoire ITEM et pour développer des activités liées à la thèse (séminaires, partenariats, actions de valorisation). Une ouverture aux démarches interdisciplinaires et une aisance relationnelle pour le travail avec les associations sont également attendues.

Jeudi d’ITEM – Camille Fauroux, 4 avril 2024

Camille Faroux, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès/Framespa, interviendra dans le cadre des Jeudis d’ITEM, le 04 avril 2024 en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Sa conférence portera sur “Le travail forcé des étrangers dans l’Allemagne en guerre : autour du cas des ouvrières françaises (1940-1945)“.

Pour assister en visioconférence à la conférence, cliquez ici

Résumé

Cette intervention porte sur les quelques 80 000 femmes françaises parties dans l’Allemagne nazie entre 1940 et 1945. Elle explore ce que cette histoire peut nous apprendre sur les dynamiques de genre en temps de guerre, mais  aussi ce qu’elle nous peut nous dire des points aveugles de la mémoire nationale

Parution “Jean-Baptiste Blézio”

Jean-Baptiste Blézio, Journal d’un prisonnier de guerre basque en Allemagne (1940-1945), une biographie écrite par Vincent Cosse et Laurent Jalabert.

Ce livre est publié avec le soutien de la Chaire HCP du laboratoire ITEM de l’UPPA.

Les Carnets de Jean-Baptiste Blezio constituent le témoignage d’un prisonnier de guerre français, natif du Pays basque, en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Mobilisé en tant que réserviste en août 1939, à 31 ans, ce modeste soldat du rang, ouvrier-cordonnier venu d’Hasparren, petite commune du Piémont pyrénéen, gagne la ligne de Front et participe aux brèves hostilités du printemps 1940 en Alsace puis en Franche-Comté. Au cœur d’une armée en déroute, le 23 juin 1940 « commence le régime du prisonnier ». Il durera toute la guerre. Rapidement évacué en Allemagne, il traverse le pays, est transféré d’un camp de prisonniers de guerre à un autre sans trop de répit et finit son périple à la frontière polonaise, après être passé par la célèbre forteresse prison de Colditz. Son camp de Prisonnier de Guerre près de l’Elbe, l’un des plus grands mouroirs pour soldats soviétiques sur le sol allemand, est libéré par l’armée rouge : « 22 avril 1945 Jour marquant dans captivité. Au réveil enfin ! on est libre ! ils sont partis !!! dans la nuit… prudence quand même…. » Il quitte sous escorte une Allemagne dévastée, pour une nouvelle errance d’un mois à travers la Silésie, entre marches sous le commandement de l’armée rouge, soins et repos dans une zone sous contrôle polonaise Passé sous la responsabilité des autorités militaires américaines. Le 3 juin 1945, il est à Bayonne, « enfin chez moi ! ». L’ouvrage reproduit l’intégralité de ce carnet de Guerre et présente le vécu d’un soldat français dans l’Allemagne hitlérienne. ll est présenté et commenté par son petit-fils Vincent Cosse (…) et Laurent Jalabert, professeur d’histoire contemporaine.

Éditions CAIRN

Fiche technique
  1. Nombre de page: 208
  2. Date de parution : décembre 2022

La seconde guerre mondiale en Haut-Béarn

À l’occasion des 80 ans du début du deuxième conflit mondial, trois temps de découverte autour de la Seconde Guerre Mondiale en Haut Béarn sont proposés depuis mai 2019 par la Communauté de Communes du Haut-Béarn en partenariat avec plusieurs acteurs du territoire et l’Office National des Anciens Combattants et du laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Labellisé par Le Ministère des Armées dans le cadre des opérations de mémoire liées au 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’acte III de ces manifestations se poursuit en octobre.

Juifs fuyant la France occupée, réfractaires au STO, évadés du camp de Gurs, résistants se soustrayant à la répression, des hommes et de femmes cherchent à échapper à leur situation, souvent précaire, au risque de périls parfois plus importants encore.

Ces manifestations visent à questionner ce qui pousse des individus à partir, à s’évader, et selon quelles modalités, par quels biais ces mobilités ont lieu. Pour ce faire, plusieurs études de cas régionales, s’inscrivant dans une perspective de micro-histoire et d’histoire sociale, seront présentées, avec un focus particulier sur le franchissement des Pyrénées :

  • Les 10 et 11 octobre > Auditorium Bedat à Oloron Sainte-Marie

LA SECONDE GUERRE AU PIED DES PYRENEES – Conférences

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au pied des Pyrénées, les évasions de France vers l’Espagne ont constitué un moyen de sauver des pourchassés et un acte de Résistance à l’occupation. Elles reposaient sur des organisations clandestines, actives mais extrêmement menacées.

L’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre et l’Université de Pau et des Pays de l’Adour proposent d’en redécouvrir l’histoire et les mémoires conservées des Pyrénées-Orientales aux Pyrénées-Atlantiques.

  • Du sam. 28 sept. 2019 au sam. 19 oct. 2019 > Médiathèque des Gaves – Oloron Sainte-Marie

Exposition du Service Départemental des Pyrénées Atlantiques de l’ONACVG

Origines, construction et développement d’un mouvement qui, né de rien en Juin 1940, incarnera, quatre ans plus tard, l’honneur de la France et garantira sa place aux côtés des nations victorieuses. Pour illustrer cette page de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, découvrez le destin de quelques Basques et Béarnais, membres des Forces Françaises Libres et le rôle des ports basques de Bayonne et Saint Jean-de-Luz en Juin 1940.

  • 13 octobre > BEDOUS

LES PYRÉNÉES DE LA LIBERTÉ – Randonnée transfrontalière entre Aumet, plateau de Lhers, et le refuge de la Mina, val de Hecho, Anso, par le col de la Cuarde.

Sur les sentiers du Plan Local de Randonnée de la Communauté de Communes du Haut-Béarn Juifs fuyant les persécutions, aviateurs devant rentrer en Angleterre, jeunes voulant rejoindre la France libre ou échapper au STO, des milliers de personnes ont tenté, parfois au péril de leur vie, de passer les Pyrénées. Pour les aider, des Aspois devenus passeurs ont pris des risques considérables.

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire Pyrénées béarnaises 0687946429

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Un Béarnais, peintre de l’horreur de Buchenwald

Conférence SSLA

Le 11 avril 2019

La Société des Sciences Lettres et Arts de Pau et du Béarn

a le plaisir de vous inviter à la conférence de

Laurent JALABERT
Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour

aux Archives Départementales, boulevard Tourasse à Pau

Georges Despaux est un artiste peintre originaire de Salies-de-Béarn. Fils de pépiniéristes, malheureux dans la gestion de l’entreprise familiale, il vit au Pays basque pendant la Deuxième Guerre mondiale. Arrêté à Bayonne le 1er février 1944, puis déporté comme prisonnier politique à Buchenwald de mai 1944 à avril 1945, il parvient comme d’autres artistes à se procurer le minimum nécessaire pour dessiner quelques scènes de la vie du camp, dans des conditions précaires, sur des feuilles de documents administratifs qu’il récupère et dont certains ont été conservées depuis sa sortie du camp au printemps 1945. Ces dessins sont un témoignage de l’horreur concentrationnaire. La conférence reviendra sur le parcours atypique de G. Despaux, et présentera sa vision de l’internement à Buchenwald.

Musées-mémoriaux : Construire une mémoire partagée ?


Journée d’étude

12 octobre 2018 – Salle du Conseil du Bâtiment des Lettres de l’UPPA

Dans le cadre du Projet  Incitatif à la  Recherche « La Mémoire des camps d’internement des années de la Seconde Guerre mondiale : étude muséographique et muséologique des mémoriaux européens », et à la suite des rencontres qui ont eu lieu les 15 et 16 février dernier à l’UPPA, le laboratoire ITEM organise le 12 octobre une journée d’étude intitulée « Musées-mémoriaux : construire une mémoire partagée ? »

Depuis une trentaine d’années, la transmission de l’histoire des camps d’internement de la Seconde guerre mondiale est entrée dans une phase muséale.  Il ne s’agit plus seulement de donner à comprendre des faits, comme le ferait un médium livresque, ni de rappeler à la mémoire, comme le ferait un simple monument, mais de donner à voir, et peut-être ressentir, des réalités particulièrement douloureuses dans l’espoir de faire accéder, au travers d’une expérience, à une prise de conscience active.  Face à un tel dessein, le risque est grand de glisser dans l’exhibition complaisante du drame, non moins grande la tentation d’adopter certains des procédés expérimentés dans la sphère du divertissement ou de reprendre, inlassablement, des dispositifs stéréotypés.

La journée d’étude qui se déroulera le 12 octobre se donne pour objectif de réfléchir de façon plus approfondie à la question de la participation du public à ces entreprises mémorielles. Quelle expérience est-il appelé à vivre ? Quel parcours lui propose-t-on de suivre, entre images et objets, écrits et témoignages oraux ? Que lui donne-t-on à voir et sous quelles formes ? Au-delà de l’injonction lénifiante  au « devoir de mémoire », comment concevoir des modes de partage permettant au  public de prendre part, bénéficier et contribuer à l’élaboration d’une mémoire partagée de ces événements, sans pour autant porter atteinte à la scientificité historique et à la véracité des faits ? De quelles manières établir un pont entre un discours savant et les représentations flottantes qui habitent les visiteurs, qu’il s’agisse de descendants de victimes, d’habitants des environs, de scolaires ou de simples touristes de passage ? Tenter de répondre à ces questions suppose de croiser des considérations muséographiques et esthétiques, des données historiques et épistémologiques, mais aussi des réflexions psychologiques, morales et politiques.  On ne saurait manquer d’évaluer le rôle que, dans ces divers processus et interactions, est susceptible de jouer la création artistique, ni d’examiner les outils de médiation mis en œuvre, tout particulièrement numériques.

Inscrit dans le programme des séminaires transversaux

Organisation : Jean-Luc Poueyto, Sabine Forero, Christel Venzal

Au-delà du devoir de mémoire

Au-delà du devoir de mémoire:
Enjeux politiques, esthétiques et touristiques de la muséographie des camps en Europe
Université de Pau et des Pays de l’Adour
Salle du Conseil, UFR LETTRES

 

Dans le cadre du projet de recherche pluridisciplinaire (PIR) « La Mémoire des camps d’internement des années de la Seconde Guerre mondiale : études et analyse des muséologies /muséographies européennes », sont organisées deux journées d’études intitulées « Au-delà du devoir de mémoire : enjeux politiques, esthétiques et touristiques de la muséographie des camps en Europe ».

La journée du 15 sera consacrée à l’exposé de comptes-rendus d’études menées dans plusieurs pays d’Europe centrale (Pologne, Autriche, Tchéquie, Hongrie…) ; la matinée du 16, elle, sera centrée sur l’examen d’exemples de mémoriaux situés en France (Le Camp des Milles, Rivesaltes, Gurs) et donnera alternativement la parole à des universitaires et des artistes.

Ces journées seront présentées et animées par Sabine Forero Mendoza (Professeur d’esthétique) et Jean-Luc Poueyto (Anthropologue), tous deux membres du laboratoire ITEM.

Programme
Jeudi 15 février
  • 9h. Sabine Forero et Jean-Luc Poueyto : Accueil et présentation des deux journées
  • 9h. 45  Jean-Yves Potel, Historien, auteur et ancien conseiller culturel à Varsovie : Musées, commémorations et « politique historique » dans la Pologne contemporaine
  • 10h. 45 : Pause
  • 11h. Ewa Maczek, Directrice adjointe de l’OCIM, Dijon : Quelles mises en mots dans les lieux de mémoire ? 
  • 12h Joëlle Le Marec, Professeur de Sciences de l’Information et de la Communication, GRIPIC, Université Paris 4 : Musées et médiation de la disparition 
  • 14h. 15 Christel Venzal, Maître de conférences en Aménagement-géographie, PASSAGES, UPPA : Interrogations sur la valorisation des lieux de mémoire
  • 15 h. 15  Yaël Uzan Holveck, Auteure : Un dimanche à Auschwitz, du devoir au désir de mémoire
  • 16h. 15 : pause
  • 16h. 30 Peter Kuon, Professeur d’études romanes, université de Salzbourg (Autriche) : Politiques et esthétiques mémorielles en Autriche : le complexe concentrationnaire de Mauthausen
  • 17h. 30 Dominique Chevalier, Maître de conférences-HDR en Géographie, EVS (UMR 5600), Université Claude Bernard-ESPÉ, Lyon : Les musées-mémoriaux consacrés à la Shoah comme espace-temps mémoriels collectifs et singuliers
Vendredi 16 février
  • 9h Bastien Caumont, doctorant CIFRE en géographie au Mémorial de Rivesaltes :  Entre histoire et mémoire, la convergence mémorielle au cœur de la muséographie au Mémorial du Camp de Rivesaltes
  • 9h. 45 h. Anne-Laure Boyer, artiste plasticienne : Etude de cas d’un projet artistique participatif « Lettres de Rivesaltes » : du récit individuel au récit national, dérives et usages politiques de la mémoire collective
  • 10h. 45 Stéphane Garin, artiste, musicien : Gurs. Drancy. Gare de Bobigny. Auschwitz. Birkenau. Chelmo-Kulmhof. Majdaneck. Sobibor. Treblinka, Non-lieux, fragments d’Ukraine
  • 11 h. 30  Claude Laharie, historien : Présentation du projet du mémorial de Gurs
  • 12h Sabine Forero, Synthèse des journées d’étude.
  • 14h. 17h Visite guidée du camp de Gurs (40 mn. de Pau) 
Partenariat
Laboratoire ITEM
Laboratoire PASSAGES
Laboratoire GRIPIC
Fédération de recherche
Chaire Histoire, cultures et patrimoine
Office National des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre
Amicale du Camp de Gurs
Association Terre de Mémoire et de Lutte
Association Les Basses Pyrénées dans la Seconde Guerre Mondiale
Union départementale des anciens combattants et victimes de la guerre

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Soutenance de Thèse-Bernard BOCQUENET, 8/12/17

AVIS de soutenance de Thèse
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Monsieur Bernard BOCQUENET

 

soutiendra sa thèse de doctorat  en HISTOIRE


le vendredi 8 décembre 2017 à 14H00 à L’UNIVERSITÉ DE PAU ET DES PAYS DE L’ ADOUR

UFR DEG – Salle des thèses
Directeur de thèse :  M. Laurent JALABERT

Laboratoire :
ITEM
 
Sujet de la thèse :
  “La censure en Béarn sous Vichy 1940-1944″

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Comprendre l’univers concentrationnaire de la Seconde Guerre mondiale

“Comprendre l’univers concentrationnaire de la Seconde Guerre mondiale“

Vendredi 04 mars 2016
Séminaire de recherche Master CAS / ITEM du vendredi 4 mars 2016 (9h30-12h00)
Salle Chadefaud, Institut Claude Laugénie.
Coordination, S. Forero, L. Jalabert
contacts :

mastercas@univ-pau.fr

item@univ-pau.fr

Programme :

9h30 : Ecrire l’histoire des camps au travers des récits / témoignages : dialogue entre Peter Kuon (professeur de philologie à l’Université de Salzbourg) et Catherine Coquio (Professeur de littérature comparée à l’Université de Paris Diderot).

10h30 : Débat

11h00 Pause

11h15 : Image des camps : les dessins de Georges Despaux (Buchenwald 1944-45) : Ph. Chareyre (UPPA), L. Jalabert (UPPA)

11h45 : Débat

12h00 : Fin du séminaire.

Pe61-3H3zAzWL._SX341_BO1,204,203,200_ter Kuon est l’auteur de : L’écriture des revenants. Lecture de témoignages de la déportation politique, Kimé, 2014, 456 p. P. Kuon est professeur invité à l’UPPA (ITEM).

 

 

9782200271749-X_0Catherine Coquio est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’univers concentrationnaire, les génocides et leurs mémoires, son dernier ouvrage, « Le mal de vérité ou l’utopie de la mémoire », A. Colin, 2015