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Contrat doctoral Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour

École doctorale Sciences Sociales et Humanités

Spécialité Histoire

Domaine Scientifique Sciences humaines et humanités

Unité de recherche Identités, Territoires, Expressions, Mobilités

Encadrement de la thèse : Loïc Artiaga

Financement du 01-10-2026 au 30-09-2029 origine Communauté d’agglomération Pau Béan Pyrénées

Employeur UPPA

Début de la thèse le 1er octobre 2026

Date limite de candidature (à 23h59) 31 juillet 2026

Résumé

Cette thèse intitulée « Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale : le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes » étudie l’évolution des musées de la Résistance dans une nouvelle phase mémorielle, caractérisée par la disparition progressive des témoins. En effet, le début du XXIe siècle est marqué par la disparition de grandes figures comme les époux Aubrac (†2007, †2012), ouvrant l’ère du « post-témoin » (Wievorkia, 2025 [1998]).

À partir du Musée de Pau, cette thèse propose d’analyser les transformations des dispositifs mémoriels et pédagogiques et interroge la capacité de ces musées à devenir des « laboratoires de citoyenneté ». Profitant du réseau académique de l’UPPA (via le consortium UNITA pour l’essentiel), ce travail reposera sur des comparaisons continentales. Mettant en jeu des transformations mémorielles qui touchent les sociétés européennes (Winter, 2006), la thèse permettra de penser de nouvelles configurations muséographiques dont le musée de Pau sera le cadre d’expérimentation.

Mots clés

Seconde Guerre mondiale ; Musées ; mémoires locales ; histoire comparée ; Résistance ; Déportation.

Problématique de recherche

Les Pyrénées-Atlantiques et la région de Pau disposent d’un patrimoine exceptionnel lié à la Seconde Guerre mondiale (réseaux de passeurs vers l’Espagne, histoire des résistances locales, camp de Gurs, etc.) et d’un tissu associatif dense centré sur la transmission de la mémoire.

Les progrès de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les nouveaux outils conceptuels mobilisés pour penser les questions mémorielles ont nourri des transformations d’ampleur dans des musées consacrés à la période, en France (musées de la Résistance et de la Déportation de Besançon et du Gers, tous les deux réouverts en 2023, chantier du musée de Tergnier qui doit rouvrir en 2026, etc.) et ailleurs en Europe, sur des conflits divers – et avec des enjeux différents. Si le projet de musée de la Résistance de Komeno (Grèce) a été plusieurs fois reportés, sur fond de tensions avec l’Allemagne, l’Espagne voit se créer de nouveaux espaces consacrés à la Guerre civile (1936-1939). La proximité géographique du avec l’Espagne permettra de mener des comparaisons avec le Musée de la Paix de Gernika ou le Musée Mémorial de l’exil à La Jonquera.

Inauguré dans les années 1990, le musée palois et son association sont restés en retrait des transformations muséographiques les plus récentes. C’est, paradoxalement, un point fort pour la thèse, qui pourra étudier un projet pensé il y a maintenant plus d’une trentaine d’années. En étudiant les processus et acteurs locaux et en proposant des comparaisons avec d’autres créations et rénovations récentes, la thèse doit proposer des pistes concrètes et étayées d’évolution du musée palois. 

Reposant sur une historiographie de la Seconde Guerre mondiale particulièrement dense – et marquée ces dernières années par des travaux novateurs de jeunes chercheurs (Lostec 2024, Pollack 2022) – le cadrage proposé situe le terrain de la thèse (le Musée de Pau) dans une dynamique plus large. Il s’agit de penser les questions mémorielles locales dans des perspectives comparées(« Vergangenheitsbewältigung », « travail de la mémoire » en Allemagne vs mémoires fracturées en politique de l’oubli en Espagne, voir Baby 2024) et de nourrir des transferts d’expérience et de compétence. Sans être une thèse « appliquée », le projet conçoit le musée de Pau, partenaire du projet de recherche, comme terrain d’expérimentations muséographiques (prototypes de médiation, ateliers, outils pédagogiques pour les jeunes (12–25 ans), formes de médiation inclusive)

Méthodologie

La thèse reposera en premier lieu sur un travail classique de dépouillement d’archives locales (municipalité, association à la base du musée) et d’entretiens (acteurs de transmission mémoriels, responsables des politiques culturelles). Il sera complété par une histoire du musée, de son déploiement et de son fonctionnement.

Dans un second temps, le travail de thèse déploiera une mise en contexte historiographique (que savons-nous de nouveau sur la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-elle désormais étudiée par les historien·nes ? Comment les connaissances sur la période 1939-1945 à Pau et dans sa région ont-elles évolué ?) et proposera une étude comparée des repositionnements les plus récents de musées consacrés à la Résistance et à la Déportation en France. Cet état de l’art muséographique sera confronté à des cas européens, relevant de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mais pas exclusivement. Ici, la dimension transfrontalière de l’UPPA apparaît comme un atout : en premier lieu parce que l’histoire locale des années 1930-1940 dialogue avec des mémoires plurielles (celle des émigrés espagnols, de l’engagement basque) ; ensuite parce que l’Espagne est comme un territoire où les recompositions mémorielles se jouent sur des problématiques différentes (le pays ne participe pas à la Seconde Guerre mondiale et ses lieux de mémoire portent d’autres enjeux, comme à Guernica où les questions liées au bombardement se combinent à un engagement plus large « pour la paix »). Il s’agira, avec la thèse, de porter des propositions d’insertion du musée de Pau dans des réseaux plus larges dans lesquels se situent des structures d’ambition internationale (International Network of Museums for Peace, European Observatory of Memories, etc.). 

En somme, il s’agit de dégager la singularité du cas au centre de l’étude mais aussi de nourrir une réflexion plus large sur les enjeux qu’engendrent sur le temps long le traitement des questions mémorielles nées des grands conflits ou des principales crises qui ont frappé les sociétés européennes.

Dans un troisième temps de restitution, la thèse vise à proposer des pistes de redéploiement pour le musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit notamment d’interroger la mue de ces institutions mémorielles en « laboratoires de citoyenneté » et d’évaluer dans quelle mesure ils peuvent assumer une mission de transmission de repères historiques, d’esprit critique et de compréhension des valeurs démocratiques. L’étude portera ainsi sur les conditions pratiques – outils, compétences, partenariats – qui permettent de soutenir cette mission.

L’ensemble mêle donc micro-histoire d’un musée, travail sur la transmission de la mémoire, étude comparée des politiques culturelles et mémorielles, enfin muséographie exploratoire, au service du musée et de son territoire.

Contexte

La thèse est financée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, dans le cadre des programmes de recherche en partenariat avec l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Les projets financés dans ce cadre visent l’accompagnement de projets de recherche structurants et/ou en prise avec le tissu économique ou institutionnel local, en lien avec les priorités de l’UPPA et accompagnent les dynamiques transfrontalières (Aragon, Navarre, Pays Basque).

Le laboratoire d’accueil est ITEM, où différents travaux (recherches collectives, monographies, doctorats) ont porté ces dernières années sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ou sur la mémoire des conflits dans une perspective transnationale. Le laboratoire privilégie une approche pluridisciplinaire et internationale (avec un ancrage pyrénéen) des sujets traités.

Profil et compétences recherchées

Un CV et une lettre de motivations seront envoyés. Le·la candidat·e devra réunir les qualifications académiques et les compétences scientifiques suivantes :

– Formation et niveau académique

Master 2 d’histoire contemporaine ou axé sur les questions patrimoniales obtenu avec la mention Très Bien (condition requise). Le jury de sélection sera attentif à la qualité du mémoire de master, à la rigueur de l’argumentation et à la maîtrise des outils de la recherche historique.

– Connaissance du contexte historique

Le·la candidat·e devra démontrer une très bonne connaissance du contexte historique du projet : Guerres mondiales, histoire de la Résistance, histoire et enjeux de l’histoire de la Déportation, questions mémorielles, muséographie.

– Qualités personnelles et professionnelles

Autonomie dans la conduite du travail de recherche ; puissance et régularité de travail, indispensables pour mener de front l’enquête archivistique, les entretiens de terrain et la rédaction ; grande disponibilité pour s’intégrer pleinement à la vie scientifique du laboratoire ITEM et pour développer des activités liées à la thèse (séminaires, partenariats, actions de valorisation). Une ouverture aux démarches interdisciplinaires et une aisance relationnelle pour le travail avec les associations sont également attendues.

Exposition 100 ans d’Art déco à Pau (1925-2025)

Du 20 septembre au 24 décembre à l’Usine des Tramways de Pau / Gratuit

Conçue et réalisée par les étudiants de seconde année du master Patrimoine et musées de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, dans le cadre d’un projet pédagogique mené en collaboration avec la mission Ville d’art et d’histoire de la ville de Pau, cette exposition met à l’honneur la richesse du patrimoine Art déco de la ville.

Du palais des Pyrénées au Palace d’Ossau, en passant par le musée, les Nouvelles galeries ou l’église Notre-Dame, replongez dans l’ambiance du Pau de l’entre-deux-guerres et venez découvrir l’histoire d’édifices, architectes et artistes qui ont durablement marqué le paysage urbain

Présentée à l’Usine des Tramways du 20 septembre au 24 décembre 2025, l’exposition s’inscrit dans la cadre des célébrations du centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes.

Au-delà du devoir de mémoire

Au-delà du devoir de mémoire:
Enjeux politiques, esthétiques et touristiques de la muséographie des camps en Europe
Université de Pau et des Pays de l’Adour
Salle du Conseil, UFR LETTRES

 

Dans le cadre du projet de recherche pluridisciplinaire (PIR) « La Mémoire des camps d’internement des années de la Seconde Guerre mondiale : études et analyse des muséologies /muséographies européennes », sont organisées deux journées d’études intitulées « Au-delà du devoir de mémoire : enjeux politiques, esthétiques et touristiques de la muséographie des camps en Europe ».

La journée du 15 sera consacrée à l’exposé de comptes-rendus d’études menées dans plusieurs pays d’Europe centrale (Pologne, Autriche, Tchéquie, Hongrie…) ; la matinée du 16, elle, sera centrée sur l’examen d’exemples de mémoriaux situés en France (Le Camp des Milles, Rivesaltes, Gurs) et donnera alternativement la parole à des universitaires et des artistes.

Ces journées seront présentées et animées par Sabine Forero Mendoza (Professeur d’esthétique) et Jean-Luc Poueyto (Anthropologue), tous deux membres du laboratoire ITEM.

Programme
Jeudi 15 février
  • 9h. Sabine Forero et Jean-Luc Poueyto : Accueil et présentation des deux journées
  • 9h. 45  Jean-Yves Potel, Historien, auteur et ancien conseiller culturel à Varsovie : Musées, commémorations et « politique historique » dans la Pologne contemporaine
  • 10h. 45 : Pause
  • 11h. Ewa Maczek, Directrice adjointe de l’OCIM, Dijon : Quelles mises en mots dans les lieux de mémoire ? 
  • 12h Joëlle Le Marec, Professeur de Sciences de l’Information et de la Communication, GRIPIC, Université Paris 4 : Musées et médiation de la disparition 
  • 14h. 15 Christel Venzal, Maître de conférences en Aménagement-géographie, PASSAGES, UPPA : Interrogations sur la valorisation des lieux de mémoire
  • 15 h. 15  Yaël Uzan Holveck, Auteure : Un dimanche à Auschwitz, du devoir au désir de mémoire
  • 16h. 15 : pause
  • 16h. 30 Peter Kuon, Professeur d’études romanes, université de Salzbourg (Autriche) : Politiques et esthétiques mémorielles en Autriche : le complexe concentrationnaire de Mauthausen
  • 17h. 30 Dominique Chevalier, Maître de conférences-HDR en Géographie, EVS (UMR 5600), Université Claude Bernard-ESPÉ, Lyon : Les musées-mémoriaux consacrés à la Shoah comme espace-temps mémoriels collectifs et singuliers
Vendredi 16 février
  • 9h Bastien Caumont, doctorant CIFRE en géographie au Mémorial de Rivesaltes :  Entre histoire et mémoire, la convergence mémorielle au cœur de la muséographie au Mémorial du Camp de Rivesaltes
  • 9h. 45 h. Anne-Laure Boyer, artiste plasticienne : Etude de cas d’un projet artistique participatif « Lettres de Rivesaltes » : du récit individuel au récit national, dérives et usages politiques de la mémoire collective
  • 10h. 45 Stéphane Garin, artiste, musicien : Gurs. Drancy. Gare de Bobigny. Auschwitz. Birkenau. Chelmo-Kulmhof. Majdaneck. Sobibor. Treblinka, Non-lieux, fragments d’Ukraine
  • 11 h. 30  Claude Laharie, historien : Présentation du projet du mémorial de Gurs
  • 12h Sabine Forero, Synthèse des journées d’étude.
  • 14h. 17h Visite guidée du camp de Gurs (40 mn. de Pau) 
Partenariat
Laboratoire ITEM
Laboratoire PASSAGES
Laboratoire GRIPIC
Fédération de recherche
Chaire Histoire, cultures et patrimoine
Office National des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre
Amicale du Camp de Gurs
Association Terre de Mémoire et de Lutte
Association Les Basses Pyrénées dans la Seconde Guerre Mondiale
Union départementale des anciens combattants et victimes de la guerre

Télécharger le programme

La place du religieux dans un musée du protestantisme

Le Musée Jeanne d’Albret, histoire du protestantisme béarnais, organise en collaboration avec le laboratoire ITEM, vendredi 11 décembre, dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville d’Orthez, de 9 h à 16 h 30, une journée d’étude ouverte à tous, consacrée à la place du religieux dans un musée du protestantisme.

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Programme :
9 h : accueil par Yves Darrigrand, maire d’Orthez. Présentation de la journée par Philippe Chareyre.
9 h 30 : présentation du Musée rochelais d’histoire protestante et intervention sur : « Un parcours religieux au péril du politique » par Didier Poton, professeur à l’université de La Rochelle, président du Musée rochelais d’histoire protestante.
10 h 30 : présentation du Musée du protestantisme de Ferrières (de la Réforme à la laïcité) par Elodie Pagès, assistante de conservation.
Intervention de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’EPHE, conservateur du Musée de Ferrières sur : « Pourquoi avoir choisi, à Ferrières, de présenter autre chose que du religieux ? ».
11 h 15 : présentation du Musée Jeanne d’Albret, histoire du protestantisme béarnais par Charlotte Abadie-Laborde, chargée de conservation. Intervention de Philippe Chareyre, professeur à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, président du Musée Jeanne d’Albret, sur : « Un musée d’histoire du protestantisme est-il fait pour des protestants ? ».
12 h : débats et conclusions suivis du déjeuner et de la visite du Musée Jeanne d’Albret et du temple d’Orthez en deux groupes.

Musée Jeanne d’Albret, histoire
du protestantisme béarnais,
37, rue Bourg-Vieux,
64300 Orthez.

www.museejeannedalbret.com
contact@museejeannedalbret.com

Journées d’étude “Exposer le PCI : état des lieux”, 18-19 mai 2015

Le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, l’Ethnopôle InOc Aquitaine et le Ministère de la Culture organisent au Musée d’Ethnographie de l’Université de Bordeaux deux journées d’étude consacrées à la mise en exposition du Patrimoine Culturel Immatériel, les 18 et 19 mai (Musée d’Ethnographie, Bordeaux).

Des intervenants de tous horizons viendront témoigner de leur expérience patrimoniale et de différents projets d’exposition en France et en Europe : Christian Hottin (DPRPS – Ministère de la Culture ; Olivier Schinz (Musée d’ethnographie de Neuchâtel) ; Charles Quimbert (Directeur de Bretagne Culture Diversité) ; Lucia Bienvenu-Spodniakova (MEB) ; Marc Casteigneau (Directeur de l’Écomusée de Marquèze) ; François Hubert (Musée d’Aquitaine) ; Jean-Jacques Castéret (InOc Aquitaine)…

Une visite de l’exposition (Extra)ordinaire quotidien sera à cette occasion organisée, commentée par Patricia Heiniger-Castéret (Laboratoire ITEM – Université de Pau) commissaire de l’exposition.

Programme journées d’études _Exposer le PCI_