Archives par mot-clé : histoire de l’art

Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800)

L’ouvrage collectif Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800), sous la direction de Dénes Harai (UPPA, ITEM) et de Gaëlle Lafage (CNRS, Centre André-Chastel) vient de paraître à Paris aux Éditions du Centre André-Chastel.

Résumé

Dans l’Europe moderne, l’eau et le feu étaient au cœur des représentations générées par les détenteurs du pouvoir pour parler de leur puissance. Alors que les usages politiques de ces éléments diamétralement opposés ont déjà été abordés sous certains angles d’une manière disjointe, aucune recherche d’envergure n’a encore été menée pour en comprendre l’articulation. Les réflexions d’histoire, d’histoire de l’art et d’histoire de la littérature réunies dans ce livre contribuent à combler cette lacune en explorant les contextes, les modalités et les perceptions de la présence simultanée des deux éléments dans les mises en scènes du pouvoir politique entre la Renaissance et les Lumières. Grâce à cette approche pluridisciplinaire, l’étude des représentations politiques est décloisonnée et replacée au carrefour des histoires, celles de la paix et de la guerre, des fêtes et des cérémonies, de la culture et de la communication, avec une ouverture en direction des humanités environnementales.

L’ouvrage est consultable et téléchargeable gratuitement: https://www.centrechastel.sorbonne-universite.fr/ressources/les-editions-du-centre-andre-chastel/potestas-elementorum-leau-le-feu-et-le-pouvoir-en

Informations techniques

  • Publié le 17/03/2026
  • Directeur(s) d’ouvrage : Gaëlle LAFAGE, Dénes Harai
  • Auteur(s) : Gaëlle LAFAGE  , Dénes Harai , Laurent Hablot , Yann Lignereux , Gérard Desnoyers , R.L.M. Morris , Maria Neklyudova , Gérard Sabatier , Adeline Lionetto , Carmela Mattza , Vincent Dorothée , Marie-Claude Canova-Green , Philippa Woodcock , Pauline Valade , Felicia M. Else , Jesús F. Pascual Molina , Enikő Szabolcs
  • ISBN 978-2-9587788-3-5
  • 278 pages

JE Les riches : statuts et rapports de pouvoir

Auditorium – Médiathèque André Labarrère

22 avril 2026

Le Master 2 d’Histoire, Civilisations et Patrimoine de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour organise une journée d’étude consacrée aux problématiques liées au rôle de la richesse et aux statuts sociaux qu’elle engendre, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique.

Résumé

Alors que les questionnements sur les “riches” alimentent régulièrement les débats politiques et médiatiques contemporains, cette rencontre propose d’inscrire cette thématique dans le temps long de l’histoire. En effet, loin de se limiter à l’accumulation matérielle, la richesse constitue un fait social total révélant des pratiques variées. Elle agit comme un marqueur de pouvoir et de reconnaissance sociale et, malgré l’évolution de ses formes à travers les époques, conserve une fonction essentielle : celle d’un outil de domination.

Concept complexe, la richesse englobe des dimensions sociales, politiques, culturelles et symboliques. Être riche ne consiste pas seulement à posséder, mais à transformer ses ressources en pouvoir, en prestige et en position sociale dominante.

Cette journée d’étude propose ainsi une approche diachronique, à la croisée de l’histoire, de l’histoire de l’art et de l’archéologie, afin d’observer et de comprendre l’évolution de la richesse et des statuts sociaux qu’elle véhicule, de l’Antiquité à nos jours.

Jeudi d’ITEM – M. Arnaud Timbert

M. Arnaud Timbert, Professeur des universités en Histoire de l’art à l’Université de Picardie Jules Verne, sera l’invité de la séance des Jeudis d’ITEM du 09 avril 2026.

Proposée dans le cadre du cycle thématique “Écritures de l’Histoire, les régimes de vérité”, M. Timbert abordera “Louis Grodecki et Robert Branner, une fabrique épistolaire de l’histoire de l’art médiéval au XXe s”.

La conférence se déroulera en présentiel en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, de 14h à 15h30 (M. Timbert sera en visioconférence).

Pour assister à distance à la séance : Rejoindre la réunion maintenant

Ciné conférence – Niki de Saint Phalle

Cinéma Le Méliès de Pau
jeudi 22 janvier 2026 à 20:30 – Bobine du jeudi / Ciné conférence avec Viviane Delpech (ITEM UPPA)

Niki de Saint Phalle


France – 1976 – 1h22 – avec Laura Duke Condominas, Niki de Saint Phalle, Humbert Balsan
La petite princesse Camélia, transformée par magie en jeune femme, découvre soudainement un monde nouveau, fantastique et périlleux : celui des adultes. Dans un univers aussi attirant qu’inquiétant, elle devra faire face aux règles imposées par les hommes.
Avec UN REVE PLUS LONG QUE LA NUIT, Niki de Saint Phalle signe un véritable film-poème initiatique, un espace de jeu, de création, de résistance et de guérison. Tsounami
Œuvre d’art totale, bijou visuel filmé au milieu de créations de Jean Tinguely, le film de l’artiste, réalisé en 1976, ressort en salle, dévoilant son univers fantastique et morbide. Le Monde

https://lnkd.in/eepHa75C

AAC Colloque international “Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses (XIXe-XXIe siècle)”

Sous la direction de Viviane Delpech et Laurent Jalabert

Pau – Eaux-Bonnes, 2 et 3 avril 2026

© C. Cornut - POPSU-GIP EPAU, 2024
© C. Cornut – POPSU-GIP EPAU, 2024

Le colloque international Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses est organisé dans le cadre du programme de recherche POPSU Eaux-Bonnes (2023-2026) porté par le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et soutenu par le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires (GIP Europe des Projets Architecturaux et Urbains), qui fait suite aux programmes TCV-PYR (UE FEDER – 2017-2021), PatrimPublic et PATMOS (Euro-Région Nouvelle-Aquitaine/Aragon – 2021-2022 et 2023-2024), consacrés au patrimoine de villégiature thermale et de montagne. Dans les pas des analyses pionnières de Bruno Foucart, Maurice Culot, Dominique Jarrassé, Bernard Toulier ou Jean-Michel Leniaud entre les années 1970 et 1990, les travaux récents ont largement démontré et en partie expliqué l’état alarmant de toute une typologie patrimoniale – liée au thermalisme – dans des territoires apparemment oubliés ou délaissés de l’action publique. Ce constat vient corroborer la situation plus connue mais tout aussi dramatique de l’architecture sacrée de ces mêmes zones géographiques qui témoigne autant des difficultés démographiques, financières, administratives ou politiques, auxquels ils sont confrontés. À partir de la situation notoire analysée en la station thermale des Eaux-Bonnes depuis plusieurs années, ce colloque s’intéresse donc à la problématique plus générale du patrimoine menacé, préoccupation constante depuis l’émergence de la notion moderne de patrimoine il y a plus de deux cents ans. La spécificité de cette manifestation est d’interroger les processus de conservation, de sauvegarde et de dégradation du patrimoine architectural et paysager au sein des territoires ruraux et montagneux, parce que, d’une part, ces zones sont peu étudiées dans le cadre de cette problématique, qui se focalise généralement sur les zones de guerre, les pays en voie d’industrialisation ou des monuments situés dans l’environnement urbain. Du moins, quand bien même les actions menées depuis le XIXe siècle incluent en grande partie les campagnes et les montagnes, ces dernières sont encore peu analysées en tant qu’environnement spécifique pour la conservation du patrimoine bien qu’elles en concentrent une grande partie. La réflexion sur ces grands espaces naturels est, d’autre part, particulièrement concernée par les évolutions sociétales et les enjeux actuels du changement climatique, ce qui complexifie d’autant plus la gestion et l’entretien du patrimoine bâti et paysager qui y est implanté. Cette manifestation scientifique vise en somme à interroger aussi bien les processus de patrimonialisation (construction/déconstruction) et leur lien avec le territoire et les identités culturelles, que le rapport entre la conservation matérielle du patrimoine et un milieu marqué par de fortes contraintes environnementales.

À l’échelle mondiale, la question du patrimoine en péril sous-tend depuis longtemps les travaux de l’UNESCO, de l’ICOM et de l’ICOMOS, particulièrement dans les zones géopolitiques et climatiques sensibles, dont sont publiées notamment les Listes rouges des biens culturels en danger (récemment celle de l’Ukraine) ou des rapports réguliers visant à alerter la communauté internationale sur la vulnérabilité des biens culturels ou les dommages qu’ils subissent. À l’échelle nationale, certains acteurs comme Urgences Patrimoine, la Fondation du Patrimoine ou Sites & Monuments attirent régulièrement l’attention sur le sujet, tous types d’environnement confondus, afin, à travers divers degrés d’actions, de préserver les témoins de la mémoire, les savoir-faire anciens et la valeur patrimoniale des paysages naturels et urbains. Le sujet se retrouve également au cœur de l’actualité médiatique lors d’évènements ponctuels spectaculaires, comme l’incendie de Notre-Dame de Paris puis sa réouverture, les feux ravageurs de la cathédrale de Nantes en 2020 ou de la Bourse de Copenhague en 2024, ou bien dans le cadre de chantiers polémiques menaçant l’intégrité patrimoniale comme le prêt au Royaume-Uni de la tapisserie de Bayeux ou la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc à Notre-Dame. Les territoires ruraux et montagneux n’échappent guère à ces accidents ou controverses suscitant l’émotion collective, le dernier en date s’étant produit ce 15 octobre 2025 à Vichy avec l’incendie qui a dévasté l’Hôtel de la Paix et l’Hôtel des Princes.

L’intérêt envers le monde rural a pour sa part émergé en France ces dernières années dans le cadre d’actions liées à des politiques ministérielles, dont émane le programme national POPSU Territoires et le programme « Petites villes de demain », ou dans le cadre de réflexions menées par les acteurs de la conservation patrimoniale et des collectivités territoriales, comme l’illustre l’édition 2025 des Entretiens du patrimoine consacrée aux Patrimoines et territoires ruraux : question(s) d’avenir, dont la réflexion se déploie autour des concepts de ruralité, d’innovation et d’ingénierie auprès des collectivités. Cette préoccupation est en revanche sensiblement plus ancienne au-delà des frontières, comme en Espagne, où les programmes de recherche et de valorisation consacrés aux zones dépeuplées constituent des enjeux scientifiques et sociaux majeurs correspondant à un modèle particulier d’organisation territoriale et à un contexte spécifique de résilience historique. C’est aussi dans le cadre de ces réflexions d’actualité et de travaux antérieurs (notamment ceux de Jean-Yves Andrieux en Bretagne dès les années 1990) que s’inscrit la problématique du programme POPSU Eaux-Bonnes, en considérant que, par sa valeur tant matérielle que symbolique, le patrimoine peut constituer pour les territoires ruraux et montagneux un moteur d’attractivité et de revitalisation, d’autant plus lorsqu’il est menacé de disparition et représente paradoxalement un gisement à valoriser. Son état de conservation déplorable dans ces territoires résulte en effet d’une conjonction de facteurs socioéconomiques, politiques et environnementaux hérités des Trente Glorieuses, voire de périodes antérieures, entre crises économiques et sanitaires, déprise démographique, évolutions sociétales, conjoncture politique et transition écologique. Comme ailleurs, les dégradations, le manque d’entretien, les démolitions, ou encore la surexploitation touristique, entraînent des pertes irrémédiables, car la mémoire collective se voit ainsi amputée de supports physiques et de pans entiers de son histoire, indispensables au processus mémoriel comme le soulignait déjà l’abbé Grégoire en 1794. Ces actions, entraînant la disparition de témoins de la mémoire, représentent de surcroît d’importantes pertes socioéconomiques, puisque les édifices et sites menacés constituent un réel potentiel de réappropriation aux usages contemporains aussi bien que de transmission de l’histoire et de l’identité des lieux.

À cela s’ajoute la pression contextuelle de la transition climatique, où ces territoires sont en première ligne en raison de leur rapport intrinsèque à l’environnement naturel, lequel exerce de tous temps un rôle majeur sur les conditions physiques de création et de conservation du patrimoine bâti en fonction des saisons, de l’hydrographie ou encore de la géologie et de leurs interactions avec les matériaux. Les zones rurales et montagneuses polarisent désormais l’attention non seulement en raison des risques naturels accrus qu’elles impliquent mais également, à l’inverse, parce qu’elles représentent de possibles refuges climatiques et sanitaires témoins d’un nécessaire renouvellement des modes de vie. Ce colloque entend ainsi contribuer en outre à la réflexion sur la réappropriation de la montagne et de la campagne dans ce contexte de transition climatique et de profondes modifications des ressources en eau et interroger la place de l’humain au sein de la nature à partir de ses productions matérielles historiques qui l’ancrent dans un territoire. Ces préoccupations sont nécessairement prises en compte par le monde scientifique ces dernières années, comme l’illustrent entre autres les travaux sur le lien entre architecture et changement climatique, notamment le programme VIES porté par l’ENSA Paris-La Villette, l’ICOMOS et l’École des Hautes Études du ministère de l’Intérieur, avec par exemple une manifestation dédiée au Risque et résilience des territoires face au changement climatique célébrée en octobre 2025, ou bien le programme EAUTOUR – Eau, Tourisme et Changement climatique – porté par l’UMR TREE de l’Université de Pau entre 2019 et 2023.

Entre histoire de l’architecture et du patrimoine, conservation matérielle et histoire de l’environnement, c’est à la croisée de tous ces enjeux culturels, environnementaux, socioéconomiques et politiques que se déploiera la réflexion inédite de ce colloque, qui sera replacée dans une perspective internationale et diachronique en s’intéressant à toutes typologies architecturales et paysagères implantées dans un cadre géographique rural et/ou montagneux. La manifestation associera aussi bien les chercheurs (jeunes ou confirmés) que les acteurs de la conservation du patrimoine, les institutions et le monde socioéconomique, ainsi que le grand public, premier destinataire de la transmission de l’histoire. L’état des lieux de ce patrimoine précieux et diversifié, abordant aussi bien l’aspect historique et matériel que les projets et les réseaux d’acteurs impliqués, vise à contribuer à une prise de conscience sociale et politique de la valeur de cet héritage éloigné des grands centres urbains et, en tant qu’outil d’aide à la décision, à insuffler une dynamique de sauvegarde et de valorisation en cohérence avec les spécificités humaines et naturelles de ces territoires.

Aire géographique : Europe

Cadre chronologique : XIXe-XXIe siècle

Langues : français, espagnol, anglais

 

Pistes de réflexion (non exhaustives) :

Les contributions peuvent prendre la forme de monographies, d’études de cas, d’analyses comparatives ou de retours d’expériences, selon notamment les pistes suivantes :

  • Matérialité :
    • Monographies et études de cas à l’échelle de territoires, d’édifices ou de sites en contexte rural ou montagneux : états des lieux et diagnostics du patrimoine, leurs causes et leurs conséquences
    • Typologies patrimoniales menacées en zones rurales et montagneuses : architecture agropastorale, sacrée, industrielle, de villégiature ; petites agglomérations rurales ; arts paysagers ; collections, mobilier…
    • Résilience et actions de sauvegarde du patrimoine (ayant abouti ou échoué)
  • Environnement :
    • Impact des contraintes environnementales et climatiques sur l’entretien et la conservation du patrimoine bâti et paysager en contexte rural et montagneux
    • Spécificités techniques de la conservation du patrimoine en zones rurales et montagneuses
  • Dimension économique :
    • Impact du tourisme sur le patrimoine bâti et paysager rural et montagneux : exploitation, surexploitation, contraintes économiques et sociales, fréquentation
    • Lien entre tourisme durable, tourisme vert et tourisme culturel s’appuyant sur le patrimoine bâti et paysager de ces territoires
  • Dimension sociale et politique :
    • Acteurs et actions de la conservation patrimoniale impliqués : élus, collectivités, associations, institutions, société civile…
    • Politiques de protection et de sauvegarde du patrimoine rural et montagneux
    • Formation de la conscience patrimoniale : processus mémoriel, processus de patrimonialisation et d’historisation officiels et civils, faisant émerger oubli, perte de sens, imaginaire péjoratif, altéré, ou au contraire réactions spontanées et idéalisation…
    • Spécificités de la conservation du patrimoine en zones rurales et montagneuses sur le plan administratif, social, culturel…

Les propositions (1500 signes) ainsi qu’un court CV et une liste abrégée de publications, le tout rassemblé en un fichier pdf unique, sont à envoyer avant le 5 janvier 2026 à viviane.delpech@univ-pau.fr et laurent.jalabert@univ-pau.fr

 

Calendrier :

Étude des propositions et notifications en janvier 2026.

Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

 

Comité scientifique :

  • Esteban Castañer Muñoz, professeur en histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia

  • Sylvie Clarimont, professeur en géographie et aménagement du territoire, Université de Pau et des Pays de l’Adour

  • Anne-Marie Granet-Abisset, professeur émérite en histoire contemporaine, Université de Grenoble-Alpes

  • Ascensión Hernández Martínez, professeur en conservation et restauration du patrimoine artistique, Universidad de Zaragoza

  • Jean-Michel Leniaud, professeur émérite en histoire de l’art contemporain, École nationale des Chartes

  • Nicolas Meynen, maître de conférences HDR en histoire de l’art contemporain, Université de Toulouse-Jean Jaurès

  • María Pilar Poblador Muga, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universidad de Zaragoza

Comité d’organisation :
  • Viviane Delpech, maître de conférences en histoire de l’art contemporain et patrimoine, Université de Pau et des Pays de l’Adour

  • Laurent Jalabert, professeur en histoire contemporaine, Université de Pau et des Pays de l’Adour

 

AAC Colloque Patrimoine en péril

CFP International Conference Endangered Heritage

Convocatoria Jornadas Patrimonio en peligro

 

 

 

 

Atelier – Le cabinet peint de Michel de Montaigne

L’atelier « Le cabinet peint de Michel de Montaigne : un patrimoine exceptionnel méconnu » aura lieu le vendredi 10 octobre 2025 à l’Université de Pau & des Pays de l’Adour (Salle Chadefaud, Institut Claude Laugénie).

Cet atelier entend poser les bases d’un projet de recherche collaboratif sur le cabinet de l’auteur des Essais situé dans la tour dite de la « librairie » du château de Montaigne (Saint-Michel-de-Montaigne, Dordogne). Attenant à sa « librairie », le cabinet présente des vestiges de peintures murales et d’inscriptions datant du dernier tiers du XVIe siècle. Grâce au concours de plusieurs acteurs de la recherche et du patrimoine (lien affiche-programme) une réflexion sera menée sur la manière de faire progresser la compréhension de ce lieu.

Un lien de connexion Teams sera fourni sur demande (delphine.trebosc@univ-pau.fr).

 

Programme

 9h Accueil des participants et Introduction, Delphine Trébosc (UPPA, ITEM)

« Un cabinet asses poli » 

Modératrice : Violaine Giacomotto-Charra (université Bordeaux Montaigne, centre Montaigne)

9h30 Le cabinet de Michel de Montaigne : sources et questionnements, Delphine Trébosc (UPPA, ITEM)

10h15 Le cabinet « de travail » dans la demeure noble en France au XVIe siècle : état de la question, Xavier Pagazani (chercheur au service régional du patrimoine et de l’Inventaire de Nouvelle-Aquitaine)

11h Pause

11h15 La peinture murale dans le Sud-Ouest au XVIe siècle : où en est la recherche 50 ans après Robert Mesuret ?, Sophie Fradier (université Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)

12h Discussion

Perspectives

Modérateur : Mathieu Ribolet (UPPA, IRAA)

14h Présentation du logiciel ERA (aide à l’étude des peintures rupestres), Fabrice Monna (université de Dijon, UMR ARTEHIS), en visioconférence

14h45 Recherche d’images par proximité visuelle pour les SHS, Jean-Philippe Moreux (chef de mission IA, BnF), en visioconférence

15h30 Pause

15h45 Le projet de centre d’interprétation sur Montaigne à Saint-Michel, Matthieu Puig (chef de projet, communauté de communes Castillon-Pujols)

16h30 Bilan et suites, Delphine Trébosc (UPPA, ITEM)

 

Contact : delphine.trebosc@univ-pau.fr

 

(EX)POSITIONS : LES NOUVEAUX MUSÉES DE L’ART URBAIN – Eric van Essche

Les laboratoires ITEM et ALTER ont le plaisir de vous convier à la conférence (EX)POSITIONS : LES NOUVEAUX MUSÉES DE L’ART URBAIN donnée par Eric van Essche.

Animée par Sabine Forero Mendoza et organisée dans le cadre du master HCP, elle aura lieu à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour le lundi 18 novembre, de 17 h -18 h 30, en salle du conseil de Lettres (conférence gratuite et ouverte à tous).

Présentation

Après avoir bénéficié d’une reconnaissance de la part du public, du monde de l’art et même des acteurs politiques, les œuvres de Street Art font depuis peu leur entrée au musée. Mais comment expose-t-on un art pensé pour la rue, à ciel ouvert, unique, monumental et éphémère ? Entre muséalisation (valorisation d’un art émergent par une institution culturelle reconnue) et muséification (neutralisation d’un art subversif par une autorité institutionnelle toute puissante), quels sont les défis à relever tant du point de vue des artistes que des curateurs, des médiateurs ou des chercheurs ? L’approche spatiale servira d’amorce pour le questionnement, en confrontant l’espace muséal où sont présentés divers « objets », l’espace urbain où sont initialement visibles les œuvres originales, et l’espace numérique où se développent des galeries virtuelles grâce aux nouvelles technologies d’archivage iconographique. De nombreux exemples d’œuvres d’art in situ, d’une part, et d’expositions dans des lieux dédiés, d’autre part, illustreront le propos qui ambitionne de montrer ce que le Street Art fait au musée… et vice versa !

Le conférencier

Docteur en philosophie et lettres (histoire de l’art, 1995) de l’ULB/Université libre de Bruxelles, Éric Van Essche enseigne à la Faculté d’architecture et à la Faculté de philosophie et sciences sociales de l’ULB, et à l’ENSAV/École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre.

Il a publié plusieurs ouvrages dont : (R)évolutions du Street Art, Bruxelles, CFC – Éditions, 2021 ; Hors-cadre : peinture, couleur et lumière dans l’espace public contemporain, collection « Essais », ISELP/La Lettre volée, Bruxelles, 2015 ; Aborder les bordures : l’art contemporain et la question des frontières, collection « Essais », ISELP/La Lettre volée, Bruxelles, 2014 ; De l’art contextuel au documentaire : les nouvelles formes de l’art engagé, collection « Essais », ISELP/La Lettre volée, Bruxelles, 2007.

Il publie régulièrement sur la nécessité d’une approche critique de l’art public.

Conférence “Étudier l’architecture thermale des Pyrénées”

A l’invitation de l’Association Guillaume Mauran, 

Viviane Delpech, chercheur en histoire de l’art et patrimoine au laboratoire ITEM de l’UPPA,

donnera une conférence le 03 mai 2024 à Tarbes (amphithéâtre de la Bourse du Travail),

sur le thème “Étudier l’architecture thermale pyrénéenne : sources, méthodes, concepts.

Colloque Hybridations, porosités, polyvalences

Questionner les frontières en art

Du 2 mai au 3 mai 2024

Colloque international organisé par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et Le Parvis centre d’art contemporain-CACIN, en collaboration avec l’Institut Heinrich Man.

 

Organisatrices

  • Sabine Forero Mendoza (Professeur des universités en Esthétique et Histoire de l’art contemporain, UPPA)
  • Magali Gentet (Directrice du Parvis centre d’art contemporain-CACIN)
  • Catherine Fontaine (Chargée des publics, Le Parvis centre d’art contemporain-CACIN)
  • Assistées de Matteo Gargiulo (doctorant en Histoire de l’art contemporain, UPPA)

Présentation

Caractérisé par la diversité des pratiques, des formes et des médiums, l’art actuel peut être très largement défini par la réfutation de toute clôture et placé sous le signe de l’hybridation. Son hétérogénéité constitutive, qui va au-delà du projet d’œuvre d’art totale et des logiques combinatoires déjà testées par les Modernes, se joue des partages instaurés entre les genres et les styles, brouille les hiérarchies et mêle les influences et héritages culturels. Bien loin du purisme greenbergien, qui voyait l’aboutissement de la modernité dans l’autarcie des arts « en sécurité à l’intérieur de leurs frontières » (Greenberg, 1940), les nouveaux régimes de la création se situent indiscutablement du côté de la transversalité, de l’échange et de « la prolifération de l’hybride » (Latour, 1991).
Ayant apprivoisé les nouvelles technologies, notamment numériques, les artistes expérimentent des modalités créatives inédites, en exploitant les possibilités de connexion, d’interrelation et de mixage qui leur sont offertes. Ils participent ainsi à la recomposition indéfinie des formules artistiques, en écho aux modifications profondes qui traversent les sociétés et à la mise en question généralisée  des affectations et des positions assignées.

L’élaboration de propositions intermédiales et transmédiales va de pair avec l’apparition d’une nouvelle identité artistique fondée sur la polyvalence : aujourd’hui, l’artiste se déclare rarement spécialiste et détenteur d’un unique savoir-faire. Se saisissant des divers moyens mis à sa disposition – techniques du son et de l’image, écriture, arts de la forme, de l’action et de la mise en espace –, il les utilise tour à tour ou les associe entre eux, en fonction de ses intentions et de ses volontés expressives.

Il lui arrive aussi d’endosser des rôles divers, se faisant, par exemple, commissaire d’exposition, metteur en scène, scénographe, organisateur d’événements culturels. Il s’aventure même en dehors du champ strictement artistique pour opérer des greffes avec d’autres disciplines proches (architecture, design, urbanisme, notamment) et favoriser des ensemencements féconds avec les sciences, qu’elles soient exactes, sociales ou humaines, trouvant dans « l’extra-disciplinarité » (Holmes, 2007) – qui n’est peut être qu’une in-discipline – de quoi revitaliser l’art, activer sa puissance signifiante et accroître ses effets sociaux.

Sabine Forero Mendoza

Programme

2 MAI
LE PARVIS CENTRE D’ART CONTEMPORAIN-CACIN – AU STUDIO

14h : Introduction Sabine Forero Mendoza et Magali Gentet

Paroles d’artistes

14h30 : Laurent Delom de Mézerac (artiste) : «diving in metaphors : stratégies et enjeux de la fabrique de l’hybride dans un projet de création de spectacle »
15h15 : Visite de l’exposition « Sweet Feast » d’Ulla von Brandenburg sous la conduite de Catherine Fontaine

[ Pause-café ]
16h45 : Conversation avec Olga Kisseleva (artiste, enseignante-chercheuse). Discutante Sabine Forero Mendoza
17h30 : Conversation avec Jean Bonichon (artiste). Discutante Corinne Melin (ESAD Pyrénées)
18h15 : Conversation avec Magali Daniaux et Cédric Pigot (artistes). Discutante Magali Gentet

[ 19h : Cocktail offert par Le Parvis ]

3 MAI
UPPA – SALLE DU CONSEIL LETTRES

Perspectives historiques
Médiatrice Delphine Trébosc (UPPA)

9h : Federica Carta (U. Paris Sorbonne) : « Un matériel polymorphe : Luca della Robbia et la terre cuite émaillée, entre sculpture, peinture et architecture »
9h40 : Hélène Bouquerel (UPPA) : « De la peinture au théâtre. Alexandra Exter (1882-1949) : une artiste polyvalente »
10h20 : Hélène Laplace-Claverie (UPPA) : « Le ballet comme creuset des arts dans l’entre-deux-guerres. L’exemple de La Création du monde (1923) de Blaise Cendrars, Fernand Léger, Darius Milhaud et Jean Börlin »

[ 11h : Pause-café ]
11h20 : Thierry Davila (HEAD, Genève) : « La ligne dans tous ses états »
12h : Beatriz Martinez Sosa (UPPA) : « L’hybridation artistique en place : quand l’exposition devient l’œuvre »

[ 12h30 : Pause déjeuner ]

Expérimentations contemporaines
Médiatrice Laurence Roussillon-Constanty (UPPA)

14h : Aline Wiame (U. Toulouse 2) : « Le dispositif d’enquêtes citoyennes
“Où atterrir ?” Réflexions sur une expérimentation de médiation arts- sciences »
14h40 : Marie Escorne (U. Bordeaux Montaigne) : « L’art mutant de Fabrice
Hyber : au risque de l’indistinction ? »
15h20 : Virginia de la Cruz (U. de Lorraine) : « Quand l’art éveille tous nos sens. Les œuvres interactives et immersives de Clemencia Echeverri et
Oscar Muñoz »

[ 16h : Pause-café ]
16h20 : Anna Sieradzka-Kubacka (artiste, théoricienne de l’art) : « L’hybridité comme caractéristique de l’image contemporaine en tant qu’“image élargie” »
17h : Maëlle Bardet (U. Toulouse 2) : « Recomposition et hybridation
dans une pratique plastique contemporaine. La figure mariale à l’épreuve de l’éclectisme »

[ 17h30 : Cocktail offert par l’Institut Heinrich Mann ]

DROITS D’INSCRIPTION POUR LA JOURNÉE DU 3 MAI (pour les personnes extérieures à l’UPPA) : 10 €

Renseignements et réservations

Université de Pau et des Pays de l’Adour
Laboratoire ALTER
UR 7504 – Arts/Langages : Transitions & Relations
muriel.guyonneau @ univ-pau.fr
marie-manuelle.marcos @ univ-pau.fr

Le Parvis centre d’art contemporain-CACIN
Catherine Fontaine : centredart @ parvis.net

Patrimoine thermal : De la gloire au péril

Sous la direction de Viviane Delpech

À propos

Issu de pratiques ancestrales ayant conduit à son âge d’or au XIXe siècle, le thermalisme a produit un patrimoine bâti et paysager remarquable, qui témoigne des particularités de chaque période traversée mais qui, de nos jours, se trouve paradoxalement menacé.
Dans la continuité des travaux entrepris ces dernières années, ce volume, réalisé dans le cadre du programme de recherche PatrimPublic (Fonds commun de l’Euro-Région Nouvelle-Aquitaine/Aragon), vise de façon inédite à mettre en perspective les analyses architecturales et les appropriations culturelles de l’espace thermal avec la problématique de sa décadence.
À travers seize contributions portant principalement sur les Pyrénées françaises et ibériques mais aussi sur des exemples nationaux et internationaux, il s’agit d’explorer selon une approche diachronique les spécificités des diverses typologies architecturales générées par cette pratique devenue enjeu socioéconomique et politique majeur, ainsi que d’analyser les causes, souvent plurielles et complexes, de son alarmante situation actuelle.
L’ouvrage a pour objectif de susciter une prise de conscience de la valeur historique et matérielle de ce riche patrimoine en vue de sa sauvegarde pour les générations futures tout en faisant émerger son potentiel redynamisant pour des territoires ruraux et montagneux en contexte de dévitalisation économique et sociale.

 

Presses Universitaires de Pau et des Pays de l’Adour

https://www.vrin.fr/livre/9782353111510/patrimoine-thermal

ISBN 978-2-35311-151-0

274 pages

Octobre 2023

 

Collectionner, classer, exposer. Le musée : dispositifs et procédures

Château de Pau

Journée d’étude, le 10 novembre 2023

Le séminaire pluridisciplinaire « Modernité et temps contemporains » du Master Histoire, Civilisations, Patrimoine de l’UPPA abordera cette année deux thématiques : l’une consacrée aux révoltes, l’autre tournée vers les études muséales. Cette dernière thématique, dont la responsabilité scientifique est assurée par Sabine Forero Mendoza (Professeur d’Histoire de l’art contemporain et d’Esthétique) et Delphine Trébosc (Maître de conférences en Histoire de l’art moderne) sera inaugurée par une journée d’étude intitulée « Collectionner, classer, exposer. Le musée : dispositifs et procédures », co-organisée avec Paul Mironneau (Directeur du musée national et domaine du château de Pau).

PROGRAMME

9h : ouverture Paul Mironneau (directeur du musée national et domaine du château de Pau), Sabine Forero Mendoza (professeur d’Histoire de l’art contemporain et d’Esthétique, UPPA, ALTER), Delphine Trébosc (maître de conférences en Histoire de l’art moderne, UPPA, ITEM).

9h30 : Isabelle Alzieu (professeur d’Histoire de l’art contemporain, université de Toulouse II, LLA-CREATIS), « Architecture muséale en question : archéologie d’un modèle entre âge classique et déconstruction ».

10h10 : Concepción Lomba Serrano (professeur d’Histoire de l’art, directrice de l’Institut du Patrimoine, université de Saragosse), « Les femmes dans les récits muséologiques ».

10h50 : pause.

11h10 : « Conserver et exposer des collections singulières », dialogue entre Vincent Briand (directeur du musée de la Résistance et de la Déportation à Besançon), Nicole Zapata (ancienne directrice des musées de Tarbes) et Sabine Forero Mendoza.

14h : Marie Domengès (doctorante UNITA, UPPA – ALTER / université de Turin), « L’inventaire et la gestion des collections : retour d’expérience au Musée Basque et de l’histoire de Bayonne ».

14h40 : Jonathan Jair López Muñoz (Post-doctorant, Institut du Patrimoine, université de Saragosse), « Exhibir el ayer para construir la nación. Identidades y museos del siglo XIX en España e Italia ».

15h20 : pause.

15h40 : Sabine Forero Mendoza, « Quand les artistes contemporains jouent avec les logiques et les dispositifs muséaux ».

16h20 : clôture Delphine Trébosc.

Réserver ici

Horaires : De 9h à 12h et de 14h à 17h

Gratuit

Soutenance de thèse – Thierry CASSOU

Le 8 décembre 2022 – 14h00

M. Thierry Cassou soutiendra sa thèse de doctorat en Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie, sous la direction de Laurent Jalabert

La métamorphose et les pratiques urbaines à Pau : la fabrique de la ville du Second Empire au début de la Troisième République“,

à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie.

Résumé

Du Second Empire aux débuts de la Troisième République, la ville de Pau connaît une série de transformations qui l’inscrivent dans le cadre du mouvement du siècle : les influences de la rénovation urbaine qu’enclenche le baron Haussmann et du mouvement de l’hygiénisme conduisent à opérer à l’échelle de la ville des actions qui visent la salubrité et le bien-être, le tout dans un contexte local singulier, celui de sa mise en tourisme.
En s’appuyant sur des législations nationales, les municipalités successives mènent une lutte contre les foyers de l’insalubre au niveau de l’Habiter : sont alors visées la qualité des logements, la gestion des fluides délétères ou encore les industries polluantes. C’est durant ce quart de siècle, que la construction d’un système général d’égouts met fin à des formes de gestion individuelles plus qu’imparfaites. De manière liée, le ruisseau Le Hédas, qui était devenu au fil du temps un dépotoir à ciel ouvert, est recouvert. Enfin le Conseil départemental d’hygiène et de salubrité, nouvellement nommé, mène aux côtés des élus la lutte contre toutes les formes de l’insalubrité, tout particulièrement celles des logements et des industries polluantes. Au nom des théories aériste et miasmatique, les conditions de vie des habitants sont observées et de nombreuses préconisations données. Ce n’est finalement qu’à la fin du siècle que les avancées de Pasteur se font sentir.
L’autorité municipale poursuit l’amélioration de l’état sanitaire de la ville. Avec l’aménagement d’une conduite depuis les sources du Néez, un premier réseau d’adduction d’eau est mis en place. Etape majeure dans l’histoire de la ville, il signe son entrée dans la modernité et offre le loisir aux municipalités de mettre en œuvre une première politique municipale de l’eau. L’hygiène des rues qui lui est directement liée constitue un second levier. Si la ferme des boues est une activité ancienne à Pau, le remaniement de cette entreprise durant le Second Empire traduit, avec des succès mitigés, des préoccupations autour du propre et du sale. Enfin les efforts portent sur les activités dégradantes. Un nouvel abattoir est construit dans le quartier de Jurançon annexé, en lieu et place de celui de la Basse-Ville, confirmant ainsi que son éloignement est indispensable au bien-être des habitants. La question du marché couvert est plus épineuse. Disséminés dans la ville, ce n’est qu’aux débuts de la Troisième République, et après moult difficultés, que les élus parviennent à rassembler ces activités dans deux lieux spécialement dédiés, créant ainsi de nouvelles centralités dans la ville.

Enfin la voirie urbaine devient un levier pour garantir la sécurité et le bien-être des usagers. A la faveur d’un nouveau plan d’alignement, des rues sont redressées, lissées et même percées. Deux nouveaux quartiers voient également le jour. Mais si bâtir sur de l’inexistant reste largement possible, les élus reculent devant des projets qui mèneraient à de trop grandes expropriations. Le pavage des rues, la construction des trottoirs et la mise en place de l’éclairage de la ville au gaz conduisent également à améliorer et garantir la circulation dans la ville. Enfin, c’est dans ce contexte de mise en tourisme, que la cité paloise, capitale administrative et judiciaire, voit se développer une nouvelle activité, l’urbanité de promenade. Les élus cherchent alors à la garantir en embellissant et en aménageant les places. La construction du boulevard du Midi signe l’exemple le plus abouti de réalisation au service de cette activité. De même la place Royale devient la vitrine de la ville.

Au total, durant ce quart de siècle, toutes ces transformations conduisent lentement la cité d’Henri IV vers une nouvelle modernité : elles visent le bien-être des populations et participent de la définition de nouvelles urbanités et de nouvelles citadinités en lien avec le Care. Elles offrent enfin aux habitants la possibilité d’exprimer de nouvelles sensibilités.

JE Figures pyrénéennes et Musées

Journée d’étude internationale

Figures pyrénéennes et musées. Entre collections artistiques et naturalistes

Sous la direction de Viviane Delpech.

Programme PatrimPublic (Fonds commun Nouvelle-Aquitaine/Aragon).

25 mars 2022, Salle Chadefaud, Institut Claude Laugénie, UPPA Pau.

Journée d’étude accessible en ligne via TEAMS: Cliquez ici pour participer à la réunion  

Programme

9h30    Introduction

9h40    Guillermo Juberías Gracia (Universidad de Zaragoza) De la collection privée à la muséalisation d’un héritage : le cas du Musée Goya de Saragosse

10h20  Laetitia Deloustal (Université de Perpignan-Via Domitia) Le Musée Petiet à Limoux : l’histoire singulière d’une artiste peintre au XIXe siècle dans les Pyrénées

11h      Pause

11h10  Mathilde Lamothe (Université de Pau et des Pays de l’Adour) Les collections volantes de Pierrine Gaston-Sacaze, berger-naturaliste ossalois (1797-1893)

11h 50 Alejandro Sanz Guillén (Universidad de Zaragoza) Gabinetes y colecciones de ‘maravillas’ en Aragón : desde Lastanosa a la actualidad

12h30 clôture