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De la neige à la terre battue

Des sports au prisme du patrimoine culturel immatériel

par Mathilde Lamothe

paru aux Éditions Hermann

 

Résumé

Reposant sur une apparente antinomie, les champs du patrimoine et du sport suscitent une réflexion sur les liens qu’ils entretiennent en dépassant le schéma binaire tradition/modernité. Le repérage d’expressions sportives pouvant relever du patrimoine culturel immatériel (tel qu’il est défini par la Convention de l’UNESCO en 2003) permet d’examiner les mécanismes de production de cette nouvelle forme patrimoniale ainsi que les enjeux politiques, scientifiques et méthodologiques qui leur sont liés. Leur vérification empirique, par l’entrée ethnographique des jeux et des sports traditionnels, met en perspective ce champ patrimonial à travers deux terrains d’enquête différents : les raquettes à neige au Québec (Canada) et les quilles de 9 en Gascogne (France).

L’étude comparée de ces activités sportives interroge la manière dont les acteurs locaux se positionnent par rapport a leur héritage entre production de sens, attribution de qualités ou de propriétés et mise en valeur. Ces pratiques réinventent de nouveaux processus de transmission dans un syncrétisme singulier qui bouscule les définitions classiques accordées au sport et au patrimoine. L’analyse des fondements et des évolutions des cultures québécoise et gasconne apporte des éléments constructifs nouveaux sur les processus de patrimonialisation et de sportivisation et, d’une manière plus générale, contribue à renouveler la réflexion sur les mécanismes d’adaptation des jeux et des sports traditionnels dans une société mondialisée.

Fiche technique

Paru le 26/08/2026

ISBN : 9791037030825

Collection : PUL – Patrimoine en mouvement

Thématique :  Sciences humaines, philosophie, religion

Pages : 330

Prix :  29,00 €

Bon de commande

AAC – Pratiques sportives majoritaires, modèles de performance et expériences minoritaires (1960-2020)

Université de Pau et des Pays de l’Adour, 10-11 décembre 2026

Dans un contexte d’uniformisation croissante des modèles performatifs, les pratiques sportives majoritaires constituent aujourd’hui bien davantage que de simples espaces de compétition. Elles sont des arènes de négociation des mémoires et d’expressions d’identités diverses (régionales, sociales, de genre, ethnoculturelles, etc.). À l’intersection des dynamiques économiques transnationales et des ancrages locaux, les terrains sportifs apparaissent comme des laboratoires privilégiés d’observation des tensions contemporaines entre mondialisation et différenciations culturelles.

Les sports dits « globaux » (comme le football, le basketball, le rugby ou l’athlétisme) mais aussi les pratiques physiques traditionnelles circulent désormais dans des espaces structurés par des logiques de spectacularisation et de standardisation des performances. Cette circulation produit des formes d’uniformisation des pratiques, des normes corporelles et des imaginaires de la réussite sportive. Les modèles dominants de performance tendent ainsi à s’imposer comme référentiels universels, redéfinissant les hiérarchies symboliques et les modalités de reconnaissance.

Pourtant, loin de dissoudre les appartenances locales, ces dynamiques contemporaines génèrent simultanément des processus de recomposition. Les communautés nationales, migrantes, régionales ou minoritaires investissent les sports dominants et/ou revalorisent « leurs » pratiques physiques pour affirmer leur visibilité, négocier leur place dans l’espace public et reformuler leurs récits collectifs. Les pratiques sportives et corporelles deviennent ainsi des vecteurs de transmission mémorielle, des supports d’identification et des ressources politiques.

Cette journée d’étude propose d’interroger les processus par lesquels les minorités – nationales, migrantes, ethnoculturelles ou régionales, mais aussi de genre – s’approprient, contestent ou subvertissent les sports majoritaires depuis les années 1960, considérées comme temps d’accélération de la globalisation du sport mais aussi d’affirmation des contestations minoritaires à une échelle nouvelle. Entre stratégies de mise en visibilité médiatique et dynamiques de glocalisation, il s’agira d’analyser comment les acteurs transforment les cadres sportifs globaux pour les inscrire dans des contextes culturels, nationaux et internationaux spécifiques. Les sports globaux ne sont jamais simplement importés : ils sont resignifiés, hybridés, reterritorialisés dans et face aux états-nations.

Plusieurs questions structurent cette réflexion :

–        Comment les normes performatives dominantes participent-elles à la production ou à la reproduction de hiérarchies sociales et ethnoculturelles ?

–        Quelles formes de violence sont associées à ces formes de domination ?

–        De quelle manière les dispositifs de médiatisation (médias traditionnels, réseaux sociaux, plateformes numériques) contribuent-ils à la mise en visibilité ou à l’invisibilisation de certaines communautés ?

–        Comment les minorités mobilisent-elles le sport et les pratiques physiques comme espaces de reconnaissances symboliques et politiques ?

–        En quoi les ancrages régionaux reconfigurent-ils la circulation globale des pratiques sportives ?

–        De quelles façons les compétitions majeures apparaissent-elles comme des espaces propices à la visibilisation minoritaire ?

En interrogeant différentes notions – mémoire, communauté, ethnicité, région, médiatisation et performance –, ce colloque entend analyser les terrains sportifs comme des espaces où se négocient reconnaissance, légitimité et pouvoir symbolique. Il s’inscrit dans une perspective pluridisciplinaire croisant histoire contemporaine et anthropologie attentive aux dynamiques contemporaines de mondialisation et aux recompositions des appartenances collectives.

Le sport apparaît ainsi non comme un simple produit de la globalisation, mais comme un espace stratégique où s’articulent uniformisation et différenciation, hégémonie et subversion, invisibilisation et revendication identitaire. Les terrains mondialisés deviennent des lieux de tensions, mais aussi d’invention sociale, révélant les recompositions contemporaines des communautés et des frontières ethnoculturelles.

Ces journées privilégieront la séquence qui s’ouvre avec les années 1960 et se continue jusqu’aux années 2020, pour interroger à la fois l’accélération des processus de mondialisation du sport et la montée de revendications nouvelles de différents ordres (minoritaires, identitaires, régionales, etc.) qui en bousculent l’agencement. Elles sont portées par l’initiative SCUM (Sports et Cultures minoritaires) de l’Université de Pau et des pays de l’Adour ( Laboratoires ITEM et MEPS).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1. Minorités, communautés et usages identitaires du sport

Axe 2. Corps sportif minoritaire : expériences, techniques et cultures corporelles

Axe 3. Performance, modernité et critique du modèle sportif dominant

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

Adresses et délai :

Les propositions sont à envoyer avant le 1er septembre à : loic.artiaga @ univ-pau et loic.de-la-croix @ univ-pau.fr.

Le programme sera communiqué le 15 septembre. 

Bibliographie indicative

Fabien Archambault, « La politique des bloc(k)s : basket-ball et guerre froide », Materiaux pour l’histoire de notre temps, N° 106-2, 2012, p. 33‑39.

Anaïs Bohuon, « Sport et bicatégorisation par sexe: test de féminité et ambiguïtés du discours médical », Nouvelles questions féministes, 27-1, 2008, p. 80‑91.

Jean-Paul Callède, « La pelote basque comme trait culturel d’une «Europe du Sud»? », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Sud-Ouest Européen, 13-1, 2002, p. 41‑49.

Juan Carlos Castillo, « Play Fresh, Play Local: The Case of Athletic de Bilbao », Sport in Society, 10-4, 2007, p. 680‑697.

Hugh Dauncey et Geoff Hare, « Sport and media: representing and conceptualising identity and community », Movement & Sport Sciences, 86-4, 2014, p. 5‑14.

Elsa Dorlin, Se défendre : Une philosophie de la violence, Paris, Zones, 2017.

Youcef Fates, Sport et Tiers Monde, Paris, Presses Universitaires de France – PUF, 1994.

Sylvain Dufraisse, Une histoire sportive de la guerre froide, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2023.

Fernando Gutiér Chico, « Entre Asensios y Diarras: el Athletic Bilbao y la construcción de identidades », Revista latina de sociología, 8-3, 2018, p. 160‑171.

Jeremy MacClancy, (dir.), Sport, Identity and Ethnicity, Oxford–Herndon, Berg Publishers, coll. « Ethnicity and Identity Series », 1996.

Jeremy MacClancy, Nationalism at Play: the Basques of Vizcaya and Athletic Bilbao, Oxford, Berg, 1996.

Sébastien Stumpp; Denis Jallat, (dir.), Identités sportives et revendications régionales (XIXe-XXe siècles). Contribution des pratiques sportives à l’Europe des « petites patries », Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, coll. « Sports, cultures, sociétés », 2013

Nicolas Martin-Breteau, Corps politiques: Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2020.

Christine Mennesson, « La gestion de la pratique des femmes dans deux sports «masculins»: des formes contrastées de la domination masculine », Staps, 63-1, 2004, p. 89‑106.

Pierre Singaravelou et Julien Sorez, L’empire des sports: Une histoire de la mondialisation culturelle, Paris, Belin, 2010.

Jonathan Shulman, « The last genuine local team: Athletic Bilbao surviving in the Spanish League », Dialogues@ ru, 3, 2004, p. 57‑71.

Damion L. Thomas, Globetrotting: African American Athletes and Cold War Politics, Urbana, Chicago, University of Illinois Press, 2012.

John M  Hoberman, Darwin’s athletes: how sport has damaged Black America and preserved the myth of race / John Hoberman., Boston, Houghton Mifflin Co, 1997.

Theresa Runstedtler, « Racial Bias: The Black Athlete, Reagan’s War on Drugs, and Big-Time Sports Reform », American Studies, 55-3, 2016, p. 85‑115.

Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800)

L’ouvrage collectif Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800), sous la direction de Dénes Harai (UPPA, ITEM) et de Gaëlle Lafage (CNRS, Centre André-Chastel) vient de paraître à Paris aux Éditions du Centre André-Chastel.

Résumé

Dans l’Europe moderne, l’eau et le feu étaient au cœur des représentations générées par les détenteurs du pouvoir pour parler de leur puissance. Alors que les usages politiques de ces éléments diamétralement opposés ont déjà été abordés sous certains angles d’une manière disjointe, aucune recherche d’envergure n’a encore été menée pour en comprendre l’articulation. Les réflexions d’histoire, d’histoire de l’art et d’histoire de la littérature réunies dans ce livre contribuent à combler cette lacune en explorant les contextes, les modalités et les perceptions de la présence simultanée des deux éléments dans les mises en scènes du pouvoir politique entre la Renaissance et les Lumières. Grâce à cette approche pluridisciplinaire, l’étude des représentations politiques est décloisonnée et replacée au carrefour des histoires, celles de la paix et de la guerre, des fêtes et des cérémonies, de la culture et de la communication, avec une ouverture en direction des humanités environnementales.

L’ouvrage est consultable et téléchargeable gratuitement: https://www.centrechastel.sorbonne-universite.fr/ressources/les-editions-du-centre-andre-chastel/potestas-elementorum-leau-le-feu-et-le-pouvoir-en

Informations techniques

  • Publié le 17/03/2026
  • Directeur(s) d’ouvrage : Gaëlle LAFAGE, Dénes Harai
  • Auteur(s) : Gaëlle LAFAGE  , Dénes Harai , Laurent Hablot , Yann Lignereux , Gérard Desnoyers , R.L.M. Morris , Maria Neklyudova , Gérard Sabatier , Adeline Lionetto , Carmela Mattza , Vincent Dorothée , Marie-Claude Canova-Green , Philippa Woodcock , Pauline Valade , Felicia M. Else , Jesús F. Pascual Molina , Enikő Szabolcs
  • ISBN 978-2-9587788-3-5
  • 278 pages

Épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde

Regards interdisciplinaires

Les journées d’études “Les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde : regards interdisciplinaires” organisées sous la direction d’Abel Kouvouama (Laboratoire ITEM UR3002), se tiendront les 19 et 20 mai 2026 de 9h à 18h en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH) à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Pour assister à l’événement en visioconférence : Rejoindre la réunion

Objectifs

Les objectifs de ces Journée d’étude visent notamment à favoriser et à encourager la coopération interuniversitaire dans les domaines de la formation et de la recherche. (Cf Accord-cadre UPPA-Université Marien Ngouabi de Brazzaville) ; ceci afin de questionner les frontières géographiques, relever les défis de la différence pour construire dans les représentations des territoires du local et du global. D’où l’intérêt qui consiste à  réfléchir sur les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ;  d’interroger et d’analyser le contenu du monde contemporain dans les méandres des mutations, des innovations, et des modernités plurielles ; d’articuler les rapports du local et du global, de penser  l’autre et le même sous leurs aspects les plus divers  (M. Kilani, 1992) ; d’appréhender les modalités de productions interdisciplinaires des savoirs sur les mondes africains, européens et américains.

Présentation

Le travail réflexif des sciences sociales et humaines consiste à interroger analyser le contenu de notre monde contemporain dans les méandres des mutations et des débats qui animent et structurent nos sociétés actuelles. Dans les contextes précis au niveau local comme au niveau international, et selon les différents « régimes d’historicité» (J. Revel ; 2001), les sciences sociales et humaines ont à chaque fois été confrontées à la nécessité d’un réexamen des postures épistémologiques et scientifiques prises collectivement et/ou individuellement par les chercheur-e-s. Les intervenant-e-s sont ainsi invité-e-s à définir le cadre épistémologique de leurs réflexions sur les sciences sociales africaines et africanistes ; à interroger l’objet « Afrique » dans ses diversités géographiques, politiques, économiques, sociales et culturelles ; à réfléchir dans la longue durée sur le rôle des sciences sociales dans la formation, la professionnalisation des étudiants et dans le traitement scientifique des questions concernant les sociétés contemporaines  en mouvement. Enfin, à analyser de quelle manière, les sciences sociales africaines et africanistes décryptent-elles les sociétés africaines dans la longue durée selon les différents « régimes d’historicité » caractéristiques des périodes anté-coloniale, coloniale et postcoloniale ?

Programme

Mardi 19 mai 2026


8h30
Accueil des participant-e-s dans la salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH)
9h00 – 9h20
Mot d’ouverture par le Directeur ou la Directrice adjointe d’ITEM
Mot des représentants des Universités partenaires et du Collège international de philosophie
Présentation des Journées d’étude par Abel KOUVOUAMA

Première session
9h20 – 10h00
Christian THIBON, Historien et démographe, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Champs d’expérience et horizons d’attente des générations Z en Afrique
10h00 – 10h40
Ghislain Thierry MAGUESSA EBOME, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Yê Mâm : formule ontologique et éthique dans la tradition Kwel
10h40 – 11h10
Auguste NSONSISSA, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Sur une interprétation des valeurs socio-éthiques des valeurs humaines : à propos de l’amitié en contexte africain
11h10 – 12h00 Débat général de la première session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Deuxième session
14h00 – 14h40
Yannick ESSENGUE, philosophe, Université Toulouse Jean-Jaurès (France)
Le tournant épistémico-social chez Fabien Eboussi Boulaga : des sciences sociales comme paradigme critique de l’objet « Afrique »
14h40 – 15h20
Emmanuel BANYWESIZE MUKAMBILWA, philosophe et sociologue, Université de Lubumbashi (RDC)
Pour une épistémologie de l’appropriation créatrice : spécificité et enjeux des sciences sociales
sur l’Afrique
15h20 – 15h40 Pause-café
15h40 – 16h20
Alfred Romuald GAMBOU, philosophe de l’éducation, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)/Université de Nantes (France)
L’Afrique et les affres de la société du spectacle : les défis de repenser nos rapports à notre situation historique présente
16h20 – 17h00 Débat général de la deuxième session
Suspension de la séance

Mercredi 20 mai 2026


Troisième session
8h45
Accueil des participant-e-s
9h15 – 9h50
Hervé MAUPEU, politologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
La course à pied et les Etats Est-Africains
9h50 – 10h30
Charles Zacharie BOWAO, philosophe et logicien, Université Marien Ngouabi de Brazzaville-(Congo)
La mondialité et ses apories
10h30 – 11h10
Charlemagne Simplice MOUKOUTA, psychologue clinicien, Université de Picardie Jules Verne d’Amiens (France)
L’universalité dans sa transversalité au regard des temporalités
11h10 – 12h00 : Débat général de la troisième session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Quatrième session
14h00 – 14h40
Jean-François DUPEYRON, philosophe de l’éducation, Université de Bordeaux (France)
La sagesse des lianes : pour une philosophie et une épistémologie de la rencontre
14h40 – 15h20
Abel KOUVOUAMA, philosophe et anthropologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Existe-t-il des disciplines auxiliaires dans les sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ? Contre-feux
15h20 – 16h00 Débat général de la quatrième session
16h00 – 16h15 Pause-café
16h20 – 17h30 Bilan des Journées et réunions de travail avec les représentants des universités partenaires

 

La culture de masse en France. Tome 2. 1930-1990

La culture de masse en France. Tome 2. 1930-1990
Par Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux


La Découverte, 2026


Coll. Repères, 128 pages

Présentation de l’éditeur 


Entre 1930 et 1990, la culture de masse s’impose en France avec l’essor des industries culturelles et l’intensification des liens entre culture et consommation. Que nous apprennent ces transformations, liées à l’augmentation du niveau de vie, à la diffusion des équipements (radio, télévision, électrophone, magnétoscope, etc.), à l’avènement de la société de loisir… ? L’analyse des logiques de production et de diffusion à grande échelle dessine un nouveau portrait de la société française. Celle-ci est traversée par des aspirations à participer à un monde en mutation où règnent sons, textes et images, mais aussi à en contester les fondements et les centres de pouvoir. L’histoire de la culture de masse éclaire également les relations entre l’État et les médias. Elle met en évidence la proximité entre les productions culturelles et les logiques consuméristes. Elle révèle plus largement ce que les nouvelles pratiques collectives disent des imaginaires, des désirs, des résistances et de la quête paradoxale de singularité dans une culture massifiée.

En ligne sur Cairn 

JE Les institutions sportives et les pratiques minoritaires

Les journées d’études “Les institutions sportives et les pratiques minoritaires” organisées par Loïc Artiaga (ITEM UPPA) et Loïc de la Croix (MEPS UPPA) auront lieu à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour les 20 et 21 novembre 2025.

Lien pour assister aux journées en visioconférence (TEAMS) 

 

 

PROGRAMME

20 novembre 2025


8h30. Ouverture du colloque Julien Bois (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
8h45. Introduction Loïc Artiaga, Loïc de la Croix (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

9h00-10h00. Conférence d’ouverture
Paul Dietschy (Université de Besançon), Sports dominants, sports des marges. Une histoire de l’hégémonie culturelle des pratiques sportives

10h15-12h00. Session 1. Conflits
Marius Guyon, Etienne Pénard (Université catholique de l’Ouest), La Fédération Française de Culture Physique (1934) : genèse, portées et limites d’une fédération marginale
Etienne Pénard (Université catholique de l’Ouest), Le Maccabi France (1935) : une fédération «sans histoire»
Yvan Gastaut (Université Côte d’Azur), Le conflit futsal-FIFA (1930-1980)
Julie Grall (Université de Bretagne Occidentale), Doriane Gomet (Université catholique de l’Ouest), Etienne Pénard (Université catholique de l’Ouest), Une inféodation problématique : cas du badminton
en France (1944-1978)

12h00. Entretien avec Patrice Estanguet

14h00-15h30. Outils
Alexandre Reubrecht (EHESS), Cartographier des communautés sportives transfrontalières : l’exemple des collaborations entre capoeiristes en France, en Suisse et en Belgique
Sacha Thiébaud (Université de Besançon), Quand les SMAC normalisent le jeu musical punk. Vers un monde institutionnel musico-sportif ?
Pierre Chazaud (Université de Lyon I), Pratiques minoritaires et cultural studies

16h-17h30. Identités
Audrey Tuaillon Demésy, Orlane Messey (Université de Besançon), Quand le folklore prend possession des terrains de sport
Parwine Patel, Tina Lauzis (Université de la Réunion), Diffusion et enracinement d’une lutte exotique à l’île de La Réunion
Chloé Rosati-Marzetti (Université Côte d’Azur), Loïc de la Croix (Université de Pau et des Pays de l’Adour) La pelote du Plan de Grasse (Alpes-Maritimes)


21 novembre 2025


9h00. Rencontre avec des acteurs fédéraux

10h15-11h45. Lieux
Laetitia Nadaud (Université de Côte d’Opale), Loin des manèges. Équitation de pleine nature et résistance aux modèles fédéraux : analyse anthropologique croisée entre la France et la Chine
Clément Mommessin, Thomas Bauer (Université de Limoges), Beaublanc, vitrine des sports sans lumière
André Suchet (Université de Bordeaux), La descente des canyons secs en Europe méridionale. Une pratique sportive et touristique minoritaire et son évolution dans le contexte de développement des activités d’eau vive et de montagne

14h00-15h15. Institutionnalisations
Stéphane Mourlane (Université d’Aix-Marseille), Histoire des sports de démonstration aux Jeux olympiques
Julie Pincot (Université de Pau et des pays de l’Adour), Les arts martiaux chinois en France, une impossible institutionnalisation ? (1970-2014)
Vincent Mourgues (Université Bordeaux Montaigne), Du tennis-ballon au Futnet : diffusion, codification et institutionnalisation d’une pratique minoritaire (1940-2020)

15h45. Conclusions
Fabien Sabatier (Université de Bordeaux)

Téléchargez le programme

JOURNÉES DE LA PIERRE SÈCHE

XIIIe RENCONTRE APSAT 2025

Association pour la Pierre Sèche et l’Architecture Traditionnelle

Les Journées de la pierre sèche – La XIIIeRencontre APSAT 2025 sont des journées qui se tiendront en Andorre du 14 au 16 novembre 2025, consacrés à la préservation et à la diffusion de la pierre sèche et l’architecture traditionnelle. Cette année, les journées se tiendront en collaboration avec le projet Interreg POCTEFA Petra, un projet culturel pour la valorisation, la préservation et la promotion du patrimoine architectural en pierre sèche dans les Pyrénées. Petra est un projet cofinancé à 65 % par l’Union européenne dans le cadre du programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne-France-Andorre.

Les éléments architecturaux et, en particulier, ceux qui ont des racines traditionnelles, ne sont pas des ressources du passé, mais une opportunité pour le présent et l’avenir, car ils constituent une alternative à la construction moderne. Sans aucun doute, ils deviennent aujourd’hui une option économiquement et écologiquement durable.

La pierre sèche et l’architecture traditionnelle représentent des éléments essentiels du patrimoine culturel et paysager. Elles ont façonné les paysages des montagnes, des plaines et du littoral et constituent un témoignage vivant du mode de vie des populations qui y ont vécu au fil du temps. C’est pourquoi, en 2018, la candidature internationale “L’art de la pierre sèche : savoirs et techniques” a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, une reconnaissance que l’Andorre a également reçue en 2024. Ces constructions ont permis de valoriser les ressources naturelles, à garantir la biodiversité et à améliorer les conditions de l’agriculture et de l’élevage.

Les Journées se divisent en trois domaines principaux :

  1. Recherche sur le patrimoine. Étude, inventaire, catalogage, paysage, conservation et vocabulaire lié a la construction en pierre sèche.
  2. Formation et transmission du savoir-faire. La formation, tant formelle qu’informelle, est considérée comme un instrument clé pour garantir les bonnes pratiques dans l’application des techniques de construction traditionnelles.
  3. Architecture et construction traditionnelle. Utilisation de techniques et de matériaux traditionnels, tant pour les nouvelles constructions que pour la restauration des structures historiques.

Le dimanche 16 novembre au matin, comme lors des éditions précédentes, il y aura une table ronde organisée par l’Association du Gremi dels Margers de Catalogne (AGMC), ouverte à tous. Le lieu de la XIVe Rencontre (2027) sera également présenté, ainsi que le Ve Prix de la Pierre Sèche, décerné par l’APSAT à l’entité ou à la personne qui a eu une importance notoire dans le travail sur la pierre sèche.

Voir le programme

Plus d’informations

 

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Josep Miquel Martí Rom

Associació de la Pedra Seca i l’Arquitectura Tradicional (APSAT)

Isabel de la Parte Cano

Departament de Patrimoni Cultural d’Andorra (PCA)

Amalia Sanz Bonet

Institut per al Desenvolupament i la Promoció de l’Alt Pirineu i Aran (IDAPA)

Idoia Arauzo González

Comunitat de Treball dels Pirineus (CTP)

Adrià Sánchez Calvillo

Universitat de Lleida (UdL)

Amal Beraich

Parc naturel régional Pyrénées ariégeoises (PRPA)

Patricia Heiniger-Casteret

Université de Pau et de Pays de l’Adour (UPPA)

Alejandro Asín Langa

Comarca de Sobrarbe

Christelle Frau

Parc naturel régional des Pyrénées catalanes (PNRPC)

Josep Maria Fortià Rius

Associació de la Pedra Seca i l’Arquitectura Tradicional (APSAT)

 

Jeudi d’ITEM – Fabien Archambault, 17 avril 2025

Fabien Archambault, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, interviendra dans le cadre des Jeudis d’ITEM, le 17 avril 2025 à partir de 14h en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie, à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Sa conférence portera sur L’ olympisme et l’américanisation du monde.

Conférence également accessible en ligne :

 

JE Frontière naturelle, frontière culturelle

Coordonnée par Mathilde Lamothe, titulaire de la chaire PCITER, la journée d’étude interdisciplinaire “Frontière naturelle, frontière culturelle : la lisière forestière pyrénéenne. Une lecture transversale avec l’ANR SpatialTreeP” aura lieu le 11 avril 2025 en salle Chadefaud de l’ Institut Claude Laugénie de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Présentation

La lisière supérieure de la forêt subalpine dans les Pyrénées est un marqueur bien visible délimitant les mondes forestiers et agro-pastoraux. Cette ligne végétale gagne ou perd du terrain en montagne selon différents facteurs anthropiques et de biodiversité : changement climatique, évolution des pratiques pastorales, aléas naturels, etc. Elle représente une discontinuité paysagère majeure, une zone de combat fluctuante qui traverse les usages et les représentations des populations locales. La lisière s’envisage à la fois comme un espace de transition, une frontière et une marge sur un territoire croisant aujourd’hui de nombreux enjeux écologiques et sociétaux.

Une lecture transversale de cet objet d’étude riche et complexe sera présentée à travers l’ANR SpatialTreeP (2022-2025) qui porte sur la mobilité de la limite supérieure de la forêt subalpine dans les Pyrénées et s’attache à comprendre les interactions entre changement climatique, mutations anthropiques et effets de site.


Programme

10h : introduction par Mathilde Lamothe, chaire de professeur junior PCITER (ITEM 3002, Université de Pau et des Pays de l’Adour)

10h15 : Johan Milian, maître de conférences en géographie (UMR 7533 LADYSS, Université Paris 8) : « Construire un objet de recherche interdisciplinaire : l’évolution de la forêt pyrénéenne en altitude, au carrefour des pressions anthropiques et des dynamiques environnementales »

10h45 : Steve Hagimont, maître de conférences en histoire contemporaine (LASSP, Sciences Po Toulouse) : « À la lisière : l’écheveau des temporalités »

11h15 : Mathilde Lamothe, chaire de professeur junior PCITER et anthropologue (ITEM 3002, Université de Pau et des Pays de l’Adour) : « Un sanglier sous un rhododendron : comment lire les facteurs anthropiques sur la lisière d’après les enquêtes ethnographiques »

14h : atelier collectif autour de l’outil filmique avec Juliette Rey, master de cinéma et audiovisuel (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), monteuse vidéo sur le projet SpatialTreeP

Discussion : Steve Hagimont (LASSP, Sciences Po Toulouse) et Mathilde Lamothe (ITEM UR 3002, Université de Pau et des Pays de l’Adour)

16h : Conclusion

Téléchargez le programme “Frontière naturelle, frontière culturelle”

 

Pour assister à la journée en visioconférence via Teams :

Rejoignez la réunion maintenant

 

Appel à communications – « Passions martiales »

Appel à communications

« Passions martiales », journée d’études organisée dans le cadre de « Philies : Pour une histoire contemporaine des passions culturelles collectives »

Université de Tours (Cethis) / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Centre d’histoire sociale des mondes contemporains) / Université de Pau et des pays de l’Adour (ITEM).

17/18 octobre 2025, Pau

Date limite : 2 juin 2025

Il est des termes trompeurs. Les « passions culturelles collectives » pourraient être considérées comme consubstantielles de l’excès, du débordement, de renversement. Or l’histoire contemporaine appelle à la nuance : elles constituent des phénomènes sociaux, inscrits dans des codes et des rites, obéissant à des normes, régies par des lois (sur la liberté d’association, sur l’organisation d’événements publics, etc.). La hiérarchie et l’ordre peuvent même en être des principes organisateurs, jusqu’à devenir passion nichée à l’intérieur de la passion : organiser la vie d’une association, tenir le calendrier de ses manifestations, publier avec ponctualité un fanzine dans un format maîtrisé. L’horizon émancipateur que l’on associerait volontiers aux passions culturelles n’empêche pas leur organisation rigoureuse.

L’ordre qui fait tenir les passions culturelles collectives peut aussi constituer leur objet d’élection. Cette disposition est particulièrement visible dans le goût pour les cultures martiales. Celles-ci trouvent historiquement leurs racines dans l’intérêt pour le domaine militaire, notamment pour son histoire, intérêt qui se vérifie encore aujourd’hui par les ventes d’ouvrages et de magazines spécialisés. Cependant, dès les années 1860, elles se doublent d’initiatives traduisant un goût pour l’action militaire : c’est le cas, par exemple, des sociétés conscriptives en France ou des sokols dans l’Empire austro-hongrois. L’essor de la culture sportive offre un nouveau cadre. Dès lors, le terme « arts martiaux » sert à désigner de nombreuses pratiques qui, nées dans un environnement militaire, se développent dans le monde associatif et visent une forme de vivre-ensemble ainsi que des objectifs de performance physique. Toutefois, ce que l’on entend par « passions martiales » à l’époque contemporaine dépasse ces pratiques : collections de militaria, intérêt populaire pour les fictions de guerre et, plus tard, pour les simulations de guerre (jeux de plateau, jeux vidéo), reconstitutions armées et costumées de batailles, musées consacrés aux guerres et aux objets qu’elles produisent. Loin d’être cantonnée aux temps et aux zones de conflit, la passion martiale s’inscrit dans un continuum de temps remarquable.

La journée d’études vise à baliser les différentes pratiques qui relèvent des passions martiales, du début du XIXe siècle à nos jours, à comprendre leurs évolutions, leurs ancrages politiques et sociaux. Elle s’inscrit dans le travail du collectif « Philies », qui se consacre aux passions ordinaires, à « l’histoire des organisations dédiées à l’exercice et à la promotion de ces passions, celle de leur institutionnalisation et de leur professionnalisation, mais aussi celle des partages et des transmissions »[1].

Les communications pourront répondre aux pistes suivantes, par des saisies panoramiques ou des études de cas :

1/ Institutions, réseaux, encadrements : les passions martiales s’inscrivent dans une histoire de groupes sociaux, potentiellement d’institutions qui les soutiennent (armées, collectivités, fédérations par exemple) et s’accordent avec un cadre légal qui peut favoriser ou limiter les passions martiales (en France loi sur 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées). Il s’agit également de comprendre les spécificités de l’encadrement des passions martiales, par rapport à d’autres types de passions collectives.

2/ L’ordre du corps : de nombreuses passions martiales se vivent et s’incarnent physiquement. Leur lien avec l’exercice militaire peut être direct, l’exercice servant de propédeutique au combat. Il peut être distant, voire pensé comme contention et contrôle de la violence. Arts martiaux dans leur grande diversité, pratiques de tatouage nourries de l’imaginaire militaire et, plus généralement, discours sur le corps pourront être étudiés ; la question du genre et celle du tropisme viril également.

3/ Acteurs : l’identification de ces passionnées et passionnés, à titre individuel ou collectif, peut mobiliser des critères sociaux et politiques divers (générations, sexes, appartenances, origines ethniques et sociales, groupes sociaux, etc.) qu’il s’agit d’interroger. Réciproquement, ces pratiques partagées nourrissent des sociabilités, contribuent à façonner des identités et participent de logiques de distinction et de différenciation.

4/ Objets, lieux et espaces : les passions martiales se fixent sur de nombreux objets qui peuvent engager des pratiques de collection. C’est le cas des militaria, artefacts ou répliques d’objets militaires : armes, décorations, uniformes mais aussi modèles réduits et soldats de plomb. Leur échange donne lieu à des conventions, des forums, des revues. L’histoire de ces objets recoupe en certains points celle des jouets.

En outre, les passions martiales investissent des lieux divers, parfois détournés de leur usage courant et chargés de sens nouveaux. On s’intéressera aussi bien aux musées, aux salles sportives, aux équipements spécifiques qu’aux donjons, forteresses et châteaux médiévaux et, plus généralement, aux sites historiques et lieux de mémoire mobilisés.

5/ Représentations et rapport à l’histoire : dans l’ordre des passions culturelles, celles qui se fixent sur les questions martiales entretiennent un rapport particulier à l’histoire. Il peut s’agir d’un passé mythifié ou d’événements authentiques que la passion charge d’affects et de significations nouvelles, parfois fortement politisées dans un contexte contemporain. Il faut enfin envisager le poids des représentations culturelles et notamment médiatiques. La littérature, le cinéma d’action, les jeux vidéos représentent de puissants réservoirs de modèles pour les passions martiales.

Calendrier

-Soumission d’un résumé en français ou anglais (2 500 signes maximum) et d’une brève notice bio-bibliographique à l’adresse suivante : rencontres.philies@gmail.com avant le 2 juin 2025

-Notification : 16 juin 2025

-Journée d’études : 17 et 18 octobre 2025. Une prise en charge des frais de déplacement et d’hébergement (une nuitée) est envisageable.

Membres du comité en charge de la sélection des propositions de contribution :
– Fabien Archambault, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, CHS
– Loïc Artiaga, Université de Pau et des pays de l’Adour, ITEM
– Pascale Goetschel, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, CHS
– Julie Verlaine, Université de Tours, CETHIS

Informations

Adresse du carnet de recherche du projet : https://philies.hypotheses.org

Contact des organisateurs : loic.artiaga@univ-pau.fr ; fabien.archambault@univ-paris1.fr; pascale.goetschel@univ-paris1.fr ; julie.verlaine@univ-tours.fr

[1] Voir https://philies.hypotheses.org/

Le plancher de Jeannot

“Le plancher de Jeannot” sous la direction d’Anne-Marie Dubois et Dominique Viéville, avec la collaboration d’Ariane Bruneton  (ethnologue et membre associée au laboratoire ITEM) et Sylvain Lucchetta, vient de paraître aux Editions In Fine/Musée d’art et d’histoire de l’hôpital Sainte-Anne.

Présentation de l’ouvrage

Jean Crampilh-Broucaret (1939-1972) est mort en laissant derrière lui une œuvre unique, un plancher gravé, connu sous le nom de Plancher de Jeannot depuis sa découverte en 1994. Mais que sait-on des intentions de son auteur ? Quand en a-t-il entrepris le projet ? Comment en a-t-il pensé et anticipé la réalisation dans la maison d’un village béarnais du Vic-Bilh, ce « vieux pays » des Pyrénées-Atlantiques ? S’agit-il d’un réquisitoire ou d’un testament témoin de ses souffrances ? Ce sont là les questions auxquelles de nombreux auteurs, écrivains, psychiatres, émules de l’art brut, ont tenté de répondre, en recouvrant Le Plancher de leurs interprétations alors qu’il était exposé en dehors de son site d’origine.
Ce livre tente de restituer au Plancher de Jeannot son authenticité par l’analyse de son mode d’élaboration, par celle d’une histoire familiale et sociale issue d’une tradition à laquelle son auteur fut assigné. L’étude des multiples appropriations dont il fut l’objet depuis trois décennies constitue un troisième chapitre essentiel à sa connaissance, une historiographie que le livre se propose de cerner.
De ce monument épigraphique unique, promis à la fois à la pérennité et au silence, qu’il importait de restituer dans son intégrité, cet ouvrage offre des approches différentes de celles publiées jusqu’à ce jour, avec l’idée d’interroger cette œuvre dans sa matérialité et sa beauté.

Voir la table des matières

Éditeurs

Coédition Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA), Paris / In Fine éditions d’art

Caractéristiques

Reliure : Brochée avec rabats
Pages : 144
Illustrations : 80
Format : 19 x 26,5 cm
Langue : Français
EAN/ISBN : 9782382031889

Prix TTC

25 €

Commander un exemplaire

Présentation publique de l’ouvrage

Librairie l’Escampette, Pau

Jeudi 6 février à 19h

Présentation du livre Le plancher de Jeannot en présence d’ Ariane Bruneton, ethnologue et co-auteure de l’ouvrage, membre associée au laboratoire ITEM.

https://www.lescampette.org/rencontres/

BIP UNITA Blended Intensive Program on Dracula

UNITA – Universitas Montium propose le programme intensif mixte (BIP) « Dracula – Entre culture pop et tourisme », un programme interdisciplinaire unique qui étudie l’influence du mythe de Dracula sur le tourisme, les médias et la culture pop.

Le programme comprend un mélange de conférences, d’ateliers et de visites de sites offrant une expérience pratique sur le terrain, qui sera soigneusement guidée par les partenaires de l’ Alliance de l’Université Transilvania de Brașov.

Au cours du BIP, les participants auront l’occasion d’analyser l’attrait magnétique du mythe de Dracula sur les hauts lieux touristiques, d’observer les effets d’entraînement économiques et culturels du tourisme induit par la littérature et de comprendre le pouvoir transformateur du « Dracula » de Bram Stoker sur les médias modernes et la création.

Le programme se déroule au cœur de la Transylvanie, dans le comté roumain de Brașov, du 28 octobre au 1er novembre 2024.

Voir le programme BIP Dracula

A noter

Dénes Harai (Université de Pau et des Pays de l’Adour,Laboratoire ITEM) participera au BIP et interviendra le 28 octobre 2024 sur le thème  From Vlad Tepes to Dracula : focus on Bran Castle.

Terrain croisé : le carnaval du Banat

The Scientific Conference of the Research Center for Heritage and Cultural Anthropology (RHeA)

6th edition, Timisoara, 28th June 2023, West University
(hybrid)

Joint field research on Banat’s carnival. Case studies

Terrain croisé: le carnaval du Banat. Etudes de cas

Terrain croisé: carnavalul în Banat. Studii de caz

Programme

09:30 – 11:00 Opening session
moderator Giulia Ferdeghini & Diana Mihuț

  • welcome speech: Mădălin Bunoiu, vice-rector of the West University of
    Timișoara

Otilia Hedeșan (West University of Timișoara)
Banat Carnival. Several remarks
Le carnaval du Banat. Quelques repères
Carnavalul în Banat. Câteva deschideri

Diana Pizmaș (West University of Timișoara)
Nowadays carnival in Banat. Drawing a map
Le carnaval du Banat aujourd’hui. Repères d’une cartographie
Carnavalul din Banat în prezent. O hartă


11:00 – 11:30 pause


11:30 – 13:30 Carnival and audiovisual documentation
moderator: Ioana Dorobanțu Gordon

  • The Masked Men / Les Masques / Mascații (Timișoara Regional Romanian
    Television production, 1999, presented by Lucian Ionică)
  • Carnival in Grebenaț / Le Carnaval à Grebenaț / Fășancul de la Grebenaț (TV Banat
    Vrsac, Caleidoscop TV Show, March, 5, 2014, presented by Mariana Stratulat)


13:30 – 15:30 lunch break


15:30 – 17:30 Case studies / Études de cas / Studii de caz
moderator: Patricia Heiniger Casteret & Otilia Hedeșan

  • Diana Mihuț (West University of Timișoara)
    Diary of a joint field research. Une approche descriptive
    Journal d’un terrain croisé. Une approche descriptive
    Jurnalul unui terrain croisé. O abordare descriptivă
  • Giulia Ferdeghini (University of Turin)
    Follow the dancing masks. A musical pathway in the carnival of Rudărie
    Suivez les masques dansants. Un itinéraire musical du carnaval de Rudărie
    Pe urmele măștilor care dansează. Un itinerar muzical al carnavalului din
    Rudărie
  • Patricia Heiniger-Casteret (University of Pau)
    ‘Hello! / Please take a sit!’ A celebration to affirm one’s
    identities: carnival
    ‹Bonjour, Madame! / Asseyez-vous!› Une fête calendaire pour affirmer ses
    identités: le carnaval
    „Bună ziua, Doamnă! / Stați jos!” O sărbătoare calendaristică pentru afirmarea
    identității: carnavalul
    17:30 – 18:00 pause

18:00 – 18:30

  • Des enfants, des ethnologues, des terrains (Round table / table ronde / masă rotundă)
    moderator: Cosmina Timoce Mocanu; participants: Giulia Ferdeghini,
    Amandine Leporc.

18:30 – 19:00

  • Banat carnival. Citizen participation & community development (Round table / table
    ronde / masă rotundă) moderator: Diana Pizmaș; participants: Adina Blangoci,
    Nicoleta Bugărin, Ramona Cotiugă, Dan Liuț.

CONFERENCE-DEBAT EN LIGNE CR 37 – AISLF

Vendredi 28 juin 2024, 14h – 16 h (heure de Côte-d’Ivoire)

(16h – 18h – heure de France)

JEU DE RÔLE ET CONDITION SOCIALE DE LA FEMME DANS LE RITUEL MOUMOUNÉ

par AZAN Yah Louise

Université Alassane OUATTARA -Bouaké

Département de Lettres Modernes

Résumé : « Jeu de rôle et condition sociale de la femme dans le rituel Moumouné » est le résultat d’un travail de terrain sur le Moumouné. Il porte une réflexion sur la représentation de la figure féminine dans la société traditionnelle Agni Bona à travers les jeux de rôle auxquels les femmes s’adonnent lors du rituel Moumouné. Société foncièrement fondée sur le système matrilinéaire, le peuple Agni Bona a institué le Moumouné comme un moyen de protection contre les forces maléfiques. En tant que tel, le Moumouné, rituel essentiellement féminin, intervient dans la résolution des conflits existentiels comme les épidémies, les épizooties, les guerres, les longues sécheresses inhabituelles, la famine, etc. Ce rituel, s’il est d’abord vu comme une représentation dramatique où s’affrontent la vie et la mort en vue d’une reconstruction et d’un rééquilibre du tissu social pour le peuple Agni Bona, il est un creuset de théâtralité comme bon nombre de pratiques culturelles africaines à travers des éléments visuels de la scène qu’il met en spectacle. En réalité, les femmes s’enregistrent dans un jeu de rôles, parfois inhabituels, pour jouer leur condition sociale véritable au sein de cette société dans laquelle elles sont les garantes de la survie des hommes et, de la société toute entière.

Mots clés : Jeu de rôle- rituel Moumouné– condition de la femme -conflits-société-vie

 

 

Abstract : “Jeu de rôle et condition sociale de la femme dans le rituel Moumouné” is the result of fieldwork on the Moumouné ritual. It examines the representation of women in traditional Agni Bona society through the role-playing they engage in during the Moumouné ritual. A society fundamentally based on the matrilineal system, the Agni Bona people have instituted the Moumouné as a means of protection against evil forces. As such, Moumouné, an essentially feminine ritual, plays a part in resolving existential conflicts such as epidemics, epizootics, wars, unusually long droughts, famine and so on. For the Agni Bona people, this ritual is seen first and foremost as a drama in which life and death clash, with a view to rebuilding and rebalancing the social fabric. Like many African cultural practices, it is also a crucible of theatricality, through the visual elements of the scene it stages. In reality, women register their true social status in this society, in which they are the guarantors of the survival of men and, indeed, of society as a whole.

Key words: Role-playing – Moumouné ritual – status of women – conflicts – society – life

Si Bladé m’était conté

À la découverte du patrimoine oral de Gascogne, les 7 et 8 juin 2024  à Lectoure dans le Gers.

Explorant les arts du récit depuis plus de dix ans, la compagnie Vortex rend hommage à Jean-François Zéphyrin Bladé, l’un des plus grands collecteurs du patrimoine de littérature orale, né à Lectoure en 1827. La multitude de récits très divers collectés par Bladé et ses pairs à travers l’Europe a permis l’émergence de la notion de conte-type.

Au-delà des cultures, des géographies, des économies ou des croyances, tous les humains partagent les mêmes images archétypales, les mêmes mythes profonds. La découverte de cette facette du patrimoine oral, ancré dans la culture et dans la langue occitanes, ouvre aussi bien sur l’universel que sur des aspects particuliers de notre culture. Reconnu et étudié internationalement, Zéphyrin Bladé, enfant de Lectoure, a toujours été particulièrement attaché à sa ville et à ses racines.  

A noter

A 17h, conférence de Patricia Heiniger-Casteret sur le collecteur de conte du XIXe siècle : Jean-François Bladé.