Archives de catégorie : Manifestations

Congreso internacional – Los registros notariales medievales en el suroeste europeo

Universidad de Oviedo / en línea

Lugar: Facultad de Filosofía y Letras, Salón de Grados del Departamento de Filología Española (edificio departamental, 2ª planta)

PROGRAMA

5 de octubre, lunes


9:30 Recepción de asistentes y entrega de documentación
Mañana
Modera: Miguel Calleja Puerta (Universidad de Oviedo)

10:00
I caratteri intrinseci nei registri notarili di Genova (secc. XII-XIII) nella minuta e nell’imbreviatura
Marta Calleri, Università degli Studi di Milano

10:30
Forma dat esse rei: materialità e struttura dei registri notarili (Italia, secoli XII-XIV)
Marta Luigina Mangini, Università degli Studi di Milano

11:30 Pausa café

12:00
Origines et transformations des registres notariaux de Sienne, XIIe-XIVe siècle: entre dynamiques sociales, encadrement normatif et intérêts professionnels
Matthieu Allingri, Aix Marseille Université

12:30
Regards sur le notariat du Sud-Ouest français: base de données et éclairages particuliers
Hélène Débax, Université de Toulouse Jean Jaurés
Véronique Lamazou-Duplan, Université de Pau et des Pays de l’Adour

Tarde
Modera: Pilar Ostos Salcedo (Universidad de Sevilla)

16:30
‘Per manum notarii’: génesis y formalización de los registros notariales en la Catalunya medieval
Daniel Piñol Alabart, Universitat de Barcelona

17:00
Clientelas y tipologías documentales a través de los registros notariales de Martí Cabanes (1434-1491)
Vicente Pons Alós, Universitat de València

17:30
Os livros notariais em Portugal da Idade Média à Modernidade: legislação e terminologia
Maria Cristina Cunha, Universidade do Porto
Maria Jõao Silva, Universidad do Porto
Ricardo Seabra, Universidade Autònoma de Lisboa
Presentación del libro Registros notariales del monasterio de San Andrés de Espinareda. Juan Marqués, el viejo (4.X.1434-19.XII.1459), de María Josefa Sanz Fuentes


6 de octubre, martes


Mañana
Modera: María Josefa Sanz Fuentes (Universidad de Oviedo)

9:30
La regulación de los registros notariales en la Castilla bajomedieval: de las fuentes normativas a los cuadernos de cortes
Antonio J. López Gutiérrez, Universidad “Pablo de Olavide”

10:00
Noticias sobre registros notariales en la Corona de Castilla (siglos XIII-XIV)
Miguel Calleja Puerta, Universidad de Oviedo

11:00 Pausa café

11:30
Los registros notariales medievales de la Corona de Castilla en el sigloXV
Pilar Ostos Salcedo, Universidad de Sevilla

12:00
Registros notariales medievales del reino de Navarra
Agurtzane Paz Moro, Universidad Pública de Navarra

13:00
Conclusiones del congreso
María Luisa Domínguez Guerrero, Universidad de Sevilla
Guillermo Fernández Ortiz, Universidad de Oviedo

 

Inscripción gratuita. Las sesiones podrán seguirse presencialmente o a través de la plataforma MS Teams.
Para recibir el enlace a la sesión y el certificado de asistencia será necesario inscribirse antes del día 3 de
octubre en el formulario
Organiza: Proyecto PID2023-146105NB-I00, financiado por MICIU/AEI /10.13039/501100011033 y por
FEDER, UE

Colloque “Découvrez la pierre, patrimoine vivant”

Patrimoines et savoir-faire des Pyrénées

L’évènement final du projet Poctefa PETRA intitulé « Découvrez la pierre, patrimoine vivant. Patrimoines et savoir-faires des Pyrénées » se déroulera du 15 au 17 octobre 2026.

Organisées par le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, ces journées mettront en lumière la valeur patrimoniale des pierres sèches, les acteurs, leurs savoir-faire, l’avenir de la construction en pierre etc… à travers des conférences, des rencontres professionnelles et des animations grand public.

PROGRAMME

Jeudi 15 octobre 2026

Conférence de 18h00 à 19h00 aux Forges de Pyrène à Montgailhard

« Pierre sèche, un patrimoine inspirant pour l’avenir » par Claire Cornu, diplômée en architecture et urbanisme, experte auprès du Conseil de l’Europe et cofondatrice de la Fédération française des professionnels de la pierre sèche.

Vendredi 16 octobre 2026

Journée institutionnelle et professionnelle aux Forges de Pyrène à Montgailhard

08h45 – 09h15 : Café de bienvenue.

09h15 – 09h30 : Mot d’accueil.

Acte final de présentation de résultats du projet Interreg POCTEFA Petra

09h30 – 10h00 : Présentation des résultats de l’action identité pyrénéenne. Intervenant: Benoît Pace, Université de Pau et des Pays de l’Adour.

10h00 – 10h20 : Projets culturels européens pérennes : l’exemple du projet POCTEFA Patrim. Intervenant : José Luis Gallego, adjoint au maire d’Ayerbe (Aragon) et chef de file du projet Patrim.

10h20 – 10h45 : Les enjeux de la formation sur le transfrontalier : projets POCTEFA Petra et Baserriberri. Intervenants : Laura Arilla (Institut per al Desenvolupament i la Promoció de l’Alt Pirineu i Aran) et Amaia Recarte, (Fundación Peio Martikorena, Chef de file du projet Baserriberri).

10h45 – 11h00 : Pause café.

11h00 – 11h30 : Présentation des résultats de l’action formation. Intervenants : Laura Arilla (Institut per al Desenvolupament i la Promoció de l’Alt Pirineu i Aran) et le reste des partenaires du projet Petra.

11h30 – 12h30 : Retour d’expérience sur les projets pilotes en pierre sèche. Intervenants : Christelle Frau (Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes) et Amal Beraich (Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises).

12h30 – 14h00 : Déjeuner.

Après-midi

Rencontres « La pierre, patrimoine vivant »

14h00 – 14h45 : Retour d’expérience : murs de soutènement routier. Intervenants : Artisans Bâtisseurs en Pierre Sèche et Département de la Haute-Garonne.

14h45 – 15h45 : Témoignage sur les projets d’ouverture de micro-carrière. Intervenants : Parcs Naturels Régionaux Grands Causses, Causses du Quercy, Pyrénées Catalanes et Artisans Lauziers et Couvreurs.

15h45 – 16h00 : Pause.

16h00 – 16h15 : Présentation du guide de construction en pierre. Intervenants : Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement d’Occitanie et les Parcs Naturels Régionaux d’Occitanie.

16h15 – 17h00 : Table ronde : « La pierre, usages, métiers et dynamiques territoriales ». Participants : Fédération Française des professionnels de la pierre sèche, Artisans Bâtisseurs en Pierre Sèche, Artisans Lauziers et Couvreurs, Muraillers Languedociens.

Samedi 17 octobre

Journée grand public dédiée à la découverte de la pierre sous toutes ses formes.

·         Animations et démonstrations : Visites guidées de sites locaux et de carrières pour comprendre l’extraction du matériau.

·         Ateliers pratiques d’initiation : Sessions ouvertes au public pour s’essayer aux techniques traditionnelles (taille de pierre, construction en pierre sèche,  réalisation de calades…)

Téléchargez le programme complet


Merci de vous inscrire pour avoir le lieu du rendez-vous et réserver vos places ! Toutes les animations sont gratuites.

Contactez 05 61 02 71 69
contact @ parc-pyrenees-ariegeoises.fr

Pour en savoir plus sur le projet : ctp.org/fr/le-projet-petra

Le projet Petra est cofinancé par l’Union européenne à la hauteur de 65 % à travers le programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne-France-Andorre. 

Soutenance de thèse – Donatien NDIKURIYO

Monsieur Donatien NDIKURIYO
Candidat au Doctorat de Histoire,
de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour


Soutiendra publiquement sa thèse intitulée :
La question de l’Unification du Ruanda-Urundi en débat (1945-1964)

Dirigée par Monsieur LAURENT JALABERT


le 7 octobre 2026 à 14h00
En salle Chadefaud de l’institut Claude Laugénie,

à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Avenue du Doyen Poplawski 64000 PAU

Lien de connexion TEAMS pour assister à distance à la soutenance : Rejoindre la réunion


Composition du jury

M. Laurent JALABERT, Professeur des universités Université de Pau et des Pays de l’Adour,  Directeur de thèse

M. Aidan RUSSEL, Professeur Geneva Graduate Institute, Rapporteur

Mme Gillian MATHYS, Professeur Université de Gand, Rapporteure

M. Christian THIBON, Professeur émérite Université de Pau et des Pays de l’Adour, Examinateur

M. Henri MEDARD, Professeur des universités Aix-Marseille Université, Examinateur

M. Hervé MAUPEU, Maître de conférences Université de Pau et des Pays de l’Adour, Examinateur

Mots-clés

Unification, Ruanda-Urundi, enjeux et débats, ONU, décolonisation, initiatives panafricanistes

Résumé

Cette thèse analyse les débats et enjeux du projet d’union du Ruanda-Urundi à partir de la fin de la décennie 1940 jusqu’à la rupture de l’accord sur l’union économique entre le Burundi et le Rwanda en 1964. En s’appuyant principalement sur des sources primaires constituées notamment des archives onusiennes et belges, elle met en évidence les bases sur lesquelles le projet d’union politique fut lancé, débattu et clôturé. Elle tient compte du contexte international de la décolonisation pour saisir les enjeux géopolitiques opposant les acteurs afro-asiatiques aux puissances coloniales en temps de guerre froide. Au regard des dynamiques d’intégration et de désintégration liées à la décolonisation des ensembles interterritoriaux issus de la colonisation, ce travail met en lumière les défis auxquels furent confrontées les initiatives panafricanistes entreprises pour convaincre les acteurs nationaux. Sans méconnaitre les effets de la conjoncture politico-sécuritaire de la fin des années 1950 au Rwanda et la divergence notable en matière de régimes politiques adoptés au début des années 1960, la thèse soutient que l’échec de l’unification politique s’explique essentiellement par des nationalismes rivaux et exclusifs qui alimentèrent les prises de position des dirigeants burundais et rwandais. De ce fait, ce travail révèle que l’absence des leaders panafricanistes dans les deux pays fut déterminante dans l’échec du projet “top-down” onusien de leur fusion politique. Il défend que ce projet n’ait jamais rencontré l’adhésion des acteurs intéressés et que les positions favorables à I’unification ont toujours été opportunistes. Ces logiques opportunistes conduisirent aussi à la mise en place de l’union économique. Ainsi, la présente étude montre que, loin d’être un accord effectivement signé avec le consentement des parties, l’accord sur l’union économique apparait comme un pis-aller à défaut de l’union politique pour tenter de satisfaire les exigences de l’ONU. Elle prend en considération les tensions sécuritaires à la fin de 1963 et au début de 1964 ainsi que l’orientation distincte en matière de politique extérieure entre autres pour justifier l’effondrement de cet accord marquant la fin de l’héritage colonial des deux pays.

Histoire de la culture de masse. La part amateure

Rencontres internationales

Université de Pau et des pays de l’Adour, Amphi A120

« Histoire de la culture de masse : la part amateure » explore le rôle déterminant joué par les pratiques et expertises non académiques dans notre connaissance de la culture de masse. Il s’agit de mettre à l’épreuves les frontières héritées entre historien·nes « de métier » et érudits, collectionneurs et « fanzineux » et de comprendre comment la singularité de cet objet a fait naître une fabrique des savoirs originale.

Programme

12 novembre

08h45-09h15. Accueil

09h15-09h30 : Ouverture du colloque

9h30-10h15. Conférence d’ouverture (1)

Matthieu Letourneux (Univ. Paris-Nanterre), « Sous-cultures et savoirs amateurs »

Discussion Sylvain Lesage

10h45-12h15. Session 1. « Papes » et passeurs des littératures populaires

Animée par Emilie Guyard (Univ. Pau)

  • Catherine Frichet & Hélène Veilhan (Univ. Clermont-Auvergne), « Jean Bastaire et sa collection de littérature populaire : une trajectoire à la charnière entre pratiques amateures et approches académiques »
  • Natacha Levet (Univ. Limoges), « Claude Mesplède, l’autre ‘pape du polar’ : trajectoire et ethos d’un amateur érudit »
  • Marceau Forêt (Univ. Lyon 2), « Érudits ou chercheurs, bataille pour une juridiction. Le cas de la science-fiction dans les années 1970 »
  • Àlex Martín Escribà & Javier Sánchez Zapatero (Univ. de Salamanque), « Biblioteca ‘La Bóbila’ : una experiencia de difusión e investigación del género negro y policíaco »

14h-15h30. Session 2. Bande dessinée, fanzines et édition(s)

Animée par Lucie Amir (Univ. Grenoble-Alpes)

  • Sylvain Lesage (Univ. Lille), « Les formes matérielles de l’impression amateure »
  • Aurélie Huz (Univ. Paris-Nanterre), « Fanzines et SF »
  • Julie Demange (Sciences Po Paris), « Frontières de l’amateurisme : entre marge et institution, trajectoires bédéphiles, professionnalisation et postérités des discours amateurs (1960-1980) »
  • Jean-Matthieu Méon (Univ. de Lorraine), « Indexer et valoriser : l’instrumentalisation éditoriale d’un savoir amateur spécialisé. Les index Marvel, 1976-2012 »

16h-17h30. Atelier collectif « Travailler sur et avec les savoirs amateurs de la culture de masse »

13 novembre

9h30-10h15. Conférence d’ouverture (2) Yoan Verilhac (Univ. Nîmes), « Classements, listes, tops et compilations : mise en forme des préférences dans les pratiques d’amateurs »

Discussion Pascale Goetschel (Univ. Paris I)

10h45-12h15. Session 3. Connaître la musique et les arts du spectacle vivant

Animée par Viviane Delpech (Univ. Pau)

  • Sacha Najman (EHESS), Un amour des spectacles de variétés : la constitution d’une critique spécialisée autour de l’association parisienne de la presse du music-hall dans l’entre-deux-guerres
  • Marc Lozano (CEAC), La clownologie et L’Union des Historiens du Cirque : Genèse d’un savoir amateur sur le cirque
  • Marie Goupil-Lucas-Fontaine (Univ. Paris I), Femmes n’ayant pas réussi l’amalgame de l’autorité et du charme » : le genre de l’expertise historienne en chanson

14h-15h30. Session 4. Les institutions au défi des amateur·es

Animée par Fabien Archambault (Univ. Paris I)

  • Jedediah Sklower (Univ. Sorbonne-Nouvelle), « La gouvernementalité militante communiste face aux pratiques amateures des jeunes : le répertoire des candidats aux ‘Relais de la chanson française’ en 1958 »
  • Julien Lalu (PEPR ICCARE / Univ. Poitiers), « Historiciser et sauvegarder le jeu vidéo : rhétoriques, rôles et initiatives des cercles amateurs. L’exemple du musée permanent du jeu vidéo en France
  • Valérie Joyaux (Musée de l’Air et de l’Espace), « Les sources amateures de l’écriture de l’histoire de l’aéronautique dans les fonds du musée de l’Air et de l’Espace »
  • Christelle Le Brusq (Université de Bretagne Occidentale), « Quand une amateure fait avancer les mathématiques : Production et validation des savoirs mathématiques dans les pratiques « amateures » liées aux pavages du plan : le cas de Marjorie Rice (1923-2017) ».

16h. Conclusions

Téléchargez le programme

Organisation : Fabien Archambault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS), Loïc Artiaga (Université de Pau et des pays de l’Adour, ITEM), Pascale Goetschel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS), Emilie Guyard (Université de Pau et des pays de l’Adour, ITEM),  Julie Verlaine (Université de Tours, CeTHIS)

II Congrés Internacional de Balls Parlats

Els balls parlats des de la perspectiva de gènere i decolonial.

Els balls parlats han constituït a l’àmbit geogràfic del Camp de Tarragona i del Penedès –i també en els territoris adjacents com la Conca de Barberà i el Priorat– un element d’importància cabdal en la representació del teatre popular de carrer. Aquest tipus de pràctiques populars també són presents en altres àrees geogràfiques peninsulars –com a l’Aragó, al País València i a Euskal Herria–, en zones europees –com el nord de Portugal, bona part del sud de l’estat francès, així com a la Itàlia mediterrània–, i fins i tot en països d’ultramar de colonització ibèrica.

Les desigualtats en què vivia mitja part de la població fins ben entrat el segle XX també s’hi evidencien en aquestes manifestacions populars. Alguns exemples són ser la responsable de les malifetes, la instigadora del pecat, la víctima i la responsable dels fets més tràgics, de les desgràcies ocasionades, etc.

Amb el rerefons del congrés “Els Balls Parlats a la Catalunya Nova (Teatre Popular Català)” –Tarragona, 3-5 d’abril de 1990– i el posterior “II Congrés Internacional de Balls Parlats. Teatralitat Popular i Tradició” –Tarragona, 24-26 de setembre de 2014–, la comissió organitzadora del III Congrés es proposa convertir-lo en un esdeveniment que possibiliti un espai d’encontre, de diàleg, de debat i de reflexió entorn aquest nou enfocament, enfront aquesta nova visió femenina del segle XXI. I no només pròpiament dins l’àmbit del Principat, sinó que, amb visió internacional, amb altres territoris que comparteixen aquest passat –i present– cultural.

El congrés es dividirà en quatre grans àmbits temàtics:

  1. Marc històric
  2. Marc lingüístic i literari
  3. Els balls parlats amb protagonistes femenines (hagiogràfics, heroics i llegendaris)
  4. Els balls parlats avui: noves interpretacions
Patricia Heiniger-Castéret interviendra sur "Entre basque et occitan, la pastorale un théâtre de l'ouest des Pyrénées, approche historique et linguistique"
Emilie Sentucq communiquera sur "El papel de la mujer en la pastoral de Soule en el siglo XXI"
Tarragona, Campus Catalunya (URV), facultat de letres
https://www.facebook.com/p/III-Congr%C3%A9s-de-Balls-Parlats-100080277663377/

 

Journée d’étude Autour du concept de « mémoire démocratique »

Journée d’étude du programme Poctefa MITHIC 

02 octobre 2026

Université de Pau et des Pays de l’Adour

ICL – Salle Chadefaud

Pour y assister à distance (lien TEAMS) : Journée d’étude MITHIC|Rejoindre la réunion|

Programme

9h30. Accueil des intervenants.

10h00-10h30. Stéphane Michonneau (UPEC)
De la mémoire historique à la mémoire démocratique. Lectures contrastées de passés dissonants en Espagne.

10h30-11h00. Sébastien Ledoux (Université Picardie Jules Verne)
Devoir de mémoire : un tournant des politiques mémorielles en France ?

11h00 – 11h30. Lampros Flitouris (Université de Ioannina, à distance)
Mémoires démocratiques en Grèce et dans l’ex-Yougoslavie : convergences, différences et enjeux historiographiques

11h30-12h15. discussion

14h00-14h30. Roldan Jimeno (UPNA)
Mémoire démocratique et droit : un regard comparé sur l’Aragon, la Navarre et la Communauté Autonome du Pays Basque

14h30-15h00. Andrea Espinosa (doctorante Toulouse)
La « réconciliation nationale », une entrave à la mémoire démocratique. Les cas de l’Espagne et du Chili dans une perspective comparative (1977-2000)

15h00-15h30. Marie Pépicq (doctorante UPPA)
Penser la mémoire démocratique en transfrontalier : le patrimoine comme outil de relecture des concepts mémoriels ?

15h30-16h30. Discussion et conclusions de la journée

Téléchargez le programme JE mémoire démocratique

 

Contact : Laurent Dornel (laurent.dornel@univ-pau.fr)
Le projet MITHIC a été cofinancé à 65% par l'Union européenne à travers le Programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). L'objectif de POCTEFA est de renforcer l'intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne France-Andorre

Jeudis d’ITEM Saison 2026-2027

Le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) donne le coup d’envoi de la deuxième saison de son cycle thématique de conférences : « Écritures de l’Histoire : Histoire de l’Europe/Histoire en Europe ».

Organisé par Loïc Artiaga et Dénes Harai, ce rendez-vous scientifique et culturel s’étalera de septembre 2026 à avril 2027. Il réunira des historiens, chercheurs et doctorants pour interroger la manière dont s’écrit le récit historique européen à travers les âges.

Le coup d’envoi sera donné le jeudi 24 septembre 2026 à 14h30 avec une conférence inaugurale consacrée à l’écriture de l’histoire des fascismes, menée par Marie-Anne Matard-Bonucci (Université Paris-8) et Stéphane Mourlane (Aix-Marseille Université).

Une programmation riche et éclectique

24 septembre 2026. Écrire l’histoire des fascismes, Marie-Anne Matard-Bonucci (Université Paris-8) et Stéphane Mourlane (Aix-Marseille Université), ICL, salle Chadefaud, 14h30.  

 5 novembre 2026: Écrire l’histoire culturelle de l’Europe (XIVe-XVe siècle), Etienne Anheim (EHESS), ICL, salle Chadefaud, 14h.

19 novembre 2026. Chimie et autoritarisme à l’époque de la guerre totale : le cas de Charles Moureu (1863-1929), Julien Mattern (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h. [hors cycle]

10 décembre 2026.  Écrire l’histoire d’un site archéologique: le château de Montségur et les Cathares, Laure Barthet (Conservatrice du Musée Saint-Raymond et doctorante UT2J)

17 décembre 2026. Écrire l’histoire des Basques et des Espagnols aux USA, Juan Castillo (The University of the South), ICL, salle Chadefaud, 14h.

14 janvier 2027. Séance doctorant·es I : Écrire l’histoire de la mémoire des guerres contemporaines (1), Mélina Burlaud / Marie Pépicq (UPPA)

11 février 2027. Séance doctorant·es II: Écrire l’histoire des corps, Maria-Magdalena Garbagnoli / Yannick Pouey-Mounou (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h.

12 février 2027. Comment écrire une histoire de l’Europe pour le Moyen Âge ?, Xavier Hélary (Sorbonne-Université / EPHE), ICL, salle Chadefaud, 14h.

18 février 2027. Écrire l’histoire des historiennes de l’art françaises en Espagne (début du XXe siècle), Guillermo Juberías Gracia (Universidad de Oviedo), ICL, salle Chadefaud, 14h.

11 mars 2027. Séance doctorant·es III: Écrire l’histoire politique (France / Espagne, XIXe-XXe siècle): Antoine Lamarque, Thierry Pons (UPPA)

18 mars 2027. Écrire l’histoire du théâtre français en Europe au XIXe siècle, Jean-Claude Yon (EPHE, PSL), ICL, salle Chadefaud, 14h.

25 mars 2027. Écrire l’histoire des guerres de Religion en Europe, Gautier Mingous (Université Bordeaux Montaigne), ICL, salle Chadefaud, 14h.

1er avril 2027. Écrire l’histoire de la mémoire des guerres contemporaines (2), Hervé Siou (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h.

2 avril 2027. Écrire l’histoire du gouvernement dans l’Europe de la Renaissance, Cédric Michon (Université Rennes 2), ICL, salle Chadefaud, 14h.  

 8 avril 2027 : Écrire l’histoire du sport en Europe de l’Est, Sylvain Dufraisse (Nantes Université / IUF), ICL, salle Chadefaud, 14h.

Lieu : Université de Pau et des Pays de l'Adour, Institut Claude Laugénie, Salle Chadefaud.

Format hybride : Les conférences se tiennent en présentiel et sont également accessibles en visioconférence.

Horaire général : De 14h à 15h30 (sauf mention contraire).

Plus d'informations et accès : jeudisitem.hypotheses.org

Colloque de Flaran 2026

47eme journées internationales d’histoire

Du 15 au 16 octobre.

Du 15 au 16 octobre 2026

Les prochaines Journées internationales de Flaran, prévues le 15 et le 16 octobre 2026, auront pour thème L’émotion au village dans l’Europe médiévale et moderne.

Valérie Sottocasa (université Toulouse-Jean Jaurès/Framespa) et Vincent Challet (université Montpellier 3/CEMM) en sont les directeurs scientifiques.

Rendez-vous, comme chaque année, à l’écomusée de Marquèze à Sabres dans les Landes!

 

Contact : contact@journeesflaran.org

 

Contrat doctoral Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour

École doctorale Sciences Sociales et Humanités

Spécialité Histoire

Domaine Scientifique Sciences humaines et humanités

Unité de recherche Identités, Territoires, Expressions, Mobilités

Encadrement de la thèse : Loïc Artiaga

Financement du 01-10-2026 au 30-09-2029 origine Communauté d’agglomération Pau Béan Pyrénées

Employeur UPPA

Début de la thèse le 1er octobre 2026

Date limite de candidature (à 23h59) 31 juillet 2026

Résumé

Cette thèse intitulée « Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale : le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes » étudie l’évolution des musées de la Résistance dans une nouvelle phase mémorielle, caractérisée par la disparition progressive des témoins. En effet, le début du XXIe siècle est marqué par la disparition de grandes figures comme les époux Aubrac (†2007, †2012), ouvrant l’ère du « post-témoin » (Wievorkia, 2025 [1998]).

À partir du Musée de Pau, cette thèse propose d’analyser les transformations des dispositifs mémoriels et pédagogiques et interroge la capacité de ces musées à devenir des « laboratoires de citoyenneté ». Profitant du réseau académique de l’UPPA (via le consortium UNITA pour l’essentiel), ce travail reposera sur des comparaisons continentales. Mettant en jeu des transformations mémorielles qui touchent les sociétés européennes (Winter, 2006), la thèse permettra de penser de nouvelles configurations muséographiques dont le musée de Pau sera le cadre d’expérimentation.

Mots clés

Seconde Guerre mondiale ; Musées ; mémoires locales ; histoire comparée ; Résistance ; Déportation.

Problématique de recherche

Les Pyrénées-Atlantiques et la région de Pau disposent d’un patrimoine exceptionnel lié à la Seconde Guerre mondiale (réseaux de passeurs vers l’Espagne, histoire des résistances locales, camp de Gurs, etc.) et d’un tissu associatif dense centré sur la transmission de la mémoire.

Les progrès de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les nouveaux outils conceptuels mobilisés pour penser les questions mémorielles ont nourri des transformations d’ampleur dans des musées consacrés à la période, en France (musées de la Résistance et de la Déportation de Besançon et du Gers, tous les deux réouverts en 2023, chantier du musée de Tergnier qui doit rouvrir en 2026, etc.) et ailleurs en Europe, sur des conflits divers – et avec des enjeux différents. Si le projet de musée de la Résistance de Komeno (Grèce) a été plusieurs fois reportés, sur fond de tensions avec l’Allemagne, l’Espagne voit se créer de nouveaux espaces consacrés à la Guerre civile (1936-1939). La proximité géographique du avec l’Espagne permettra de mener des comparaisons avec le Musée de la Paix de Gernika ou le Musée Mémorial de l’exil à La Jonquera.

Inauguré dans les années 1990, le musée palois et son association sont restés en retrait des transformations muséographiques les plus récentes. C’est, paradoxalement, un point fort pour la thèse, qui pourra étudier un projet pensé il y a maintenant plus d’une trentaine d’années. En étudiant les processus et acteurs locaux et en proposant des comparaisons avec d’autres créations et rénovations récentes, la thèse doit proposer des pistes concrètes et étayées d’évolution du musée palois. 

Reposant sur une historiographie de la Seconde Guerre mondiale particulièrement dense – et marquée ces dernières années par des travaux novateurs de jeunes chercheurs (Lostec 2024, Pollack 2022) – le cadrage proposé situe le terrain de la thèse (le Musée de Pau) dans une dynamique plus large. Il s’agit de penser les questions mémorielles locales dans des perspectives comparées(« Vergangenheitsbewältigung », « travail de la mémoire » en Allemagne vs mémoires fracturées en politique de l’oubli en Espagne, voir Baby 2024) et de nourrir des transferts d’expérience et de compétence. Sans être une thèse « appliquée », le projet conçoit le musée de Pau, partenaire du projet de recherche, comme terrain d’expérimentations muséographiques (prototypes de médiation, ateliers, outils pédagogiques pour les jeunes (12–25 ans), formes de médiation inclusive)

Méthodologie

La thèse reposera en premier lieu sur un travail classique de dépouillement d’archives locales (municipalité, association à la base du musée) et d’entretiens (acteurs de transmission mémoriels, responsables des politiques culturelles). Il sera complété par une histoire du musée, de son déploiement et de son fonctionnement.

Dans un second temps, le travail de thèse déploiera une mise en contexte historiographique (que savons-nous de nouveau sur la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-elle désormais étudiée par les historien·nes ? Comment les connaissances sur la période 1939-1945 à Pau et dans sa région ont-elles évolué ?) et proposera une étude comparée des repositionnements les plus récents de musées consacrés à la Résistance et à la Déportation en France. Cet état de l’art muséographique sera confronté à des cas européens, relevant de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mais pas exclusivement. Ici, la dimension transfrontalière de l’UPPA apparaît comme un atout : en premier lieu parce que l’histoire locale des années 1930-1940 dialogue avec des mémoires plurielles (celle des émigrés espagnols, de l’engagement basque) ; ensuite parce que l’Espagne est comme un territoire où les recompositions mémorielles se jouent sur des problématiques différentes (le pays ne participe pas à la Seconde Guerre mondiale et ses lieux de mémoire portent d’autres enjeux, comme à Guernica où les questions liées au bombardement se combinent à un engagement plus large « pour la paix »). Il s’agira, avec la thèse, de porter des propositions d’insertion du musée de Pau dans des réseaux plus larges dans lesquels se situent des structures d’ambition internationale (International Network of Museums for Peace, European Observatory of Memories, etc.). 

En somme, il s’agit de dégager la singularité du cas au centre de l’étude mais aussi de nourrir une réflexion plus large sur les enjeux qu’engendrent sur le temps long le traitement des questions mémorielles nées des grands conflits ou des principales crises qui ont frappé les sociétés européennes.

Dans un troisième temps de restitution, la thèse vise à proposer des pistes de redéploiement pour le musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit notamment d’interroger la mue de ces institutions mémorielles en « laboratoires de citoyenneté » et d’évaluer dans quelle mesure ils peuvent assumer une mission de transmission de repères historiques, d’esprit critique et de compréhension des valeurs démocratiques. L’étude portera ainsi sur les conditions pratiques – outils, compétences, partenariats – qui permettent de soutenir cette mission.

L’ensemble mêle donc micro-histoire d’un musée, travail sur la transmission de la mémoire, étude comparée des politiques culturelles et mémorielles, enfin muséographie exploratoire, au service du musée et de son territoire.

Contexte

La thèse est financée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, dans le cadre des programmes de recherche en partenariat avec l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Les projets financés dans ce cadre visent l’accompagnement de projets de recherche structurants et/ou en prise avec le tissu économique ou institutionnel local, en lien avec les priorités de l’UPPA et accompagnent les dynamiques transfrontalières (Aragon, Navarre, Pays Basque).

Le laboratoire d’accueil est ITEM, où différents travaux (recherches collectives, monographies, doctorats) ont porté ces dernières années sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ou sur la mémoire des conflits dans une perspective transnationale. Le laboratoire privilégie une approche pluridisciplinaire et internationale (avec un ancrage pyrénéen) des sujets traités.

Profil et compétences recherchées

Un CV et une lettre de motivations seront envoyés. Le·la candidat·e devra réunir les qualifications académiques et les compétences scientifiques suivantes :

– Formation et niveau académique

Master 2 d’histoire contemporaine ou axé sur les questions patrimoniales obtenu avec la mention Très Bien (condition requise). Le jury de sélection sera attentif à la qualité du mémoire de master, à la rigueur de l’argumentation et à la maîtrise des outils de la recherche historique.

– Connaissance du contexte historique

Le·la candidat·e devra démontrer une très bonne connaissance du contexte historique du projet : Guerres mondiales, histoire de la Résistance, histoire et enjeux de l’histoire de la Déportation, questions mémorielles, muséographie.

– Qualités personnelles et professionnelles

Autonomie dans la conduite du travail de recherche ; puissance et régularité de travail, indispensables pour mener de front l’enquête archivistique, les entretiens de terrain et la rédaction ; grande disponibilité pour s’intégrer pleinement à la vie scientifique du laboratoire ITEM et pour développer des activités liées à la thèse (séminaires, partenariats, actions de valorisation). Une ouverture aux démarches interdisciplinaires et une aisance relationnelle pour le travail avec les associations sont également attendues.

AAC – Pratiques sportives majoritaires, modèles de performance et expériences minoritaires (1960-2020)

Université de Pau et des Pays de l’Adour, 10-11 décembre 2026

Dans un contexte d’uniformisation croissante des modèles performatifs, les pratiques sportives majoritaires constituent aujourd’hui bien davantage que de simples espaces de compétition. Elles sont des arènes de négociation des mémoires et d’expressions d’identités diverses (régionales, sociales, de genre, ethnoculturelles, etc.). À l’intersection des dynamiques économiques transnationales et des ancrages locaux, les terrains sportifs apparaissent comme des laboratoires privilégiés d’observation des tensions contemporaines entre mondialisation et différenciations culturelles.

Les sports dits « globaux » (comme le football, le basketball, le rugby ou l’athlétisme) mais aussi les pratiques physiques traditionnelles circulent désormais dans des espaces structurés par des logiques de spectacularisation et de standardisation des performances. Cette circulation produit des formes d’uniformisation des pratiques, des normes corporelles et des imaginaires de la réussite sportive. Les modèles dominants de performance tendent ainsi à s’imposer comme référentiels universels, redéfinissant les hiérarchies symboliques et les modalités de reconnaissance.

Pourtant, loin de dissoudre les appartenances locales, ces dynamiques contemporaines génèrent simultanément des processus de recomposition. Les communautés nationales, migrantes, régionales ou minoritaires investissent les sports dominants et/ou revalorisent « leurs » pratiques physiques pour affirmer leur visibilité, négocier leur place dans l’espace public et reformuler leurs récits collectifs. Les pratiques sportives et corporelles deviennent ainsi des vecteurs de transmission mémorielle, des supports d’identification et des ressources politiques.

Cette journée d’étude propose d’interroger les processus par lesquels les minorités – nationales, migrantes, ethnoculturelles ou régionales, mais aussi de genre – s’approprient, contestent ou subvertissent les sports majoritaires depuis les années 1960, considérées comme temps d’accélération de la globalisation du sport mais aussi d’affirmation des contestations minoritaires à une échelle nouvelle. Entre stratégies de mise en visibilité médiatique et dynamiques de glocalisation, il s’agira d’analyser comment les acteurs transforment les cadres sportifs globaux pour les inscrire dans des contextes culturels, nationaux et internationaux spécifiques. Les sports globaux ne sont jamais simplement importés : ils sont resignifiés, hybridés, reterritorialisés dans et face aux états-nations.

Plusieurs questions structurent cette réflexion :

–        Comment les normes performatives dominantes participent-elles à la production ou à la reproduction de hiérarchies sociales et ethnoculturelles ?

–        Quelles formes de violence sont associées à ces formes de domination ?

–        De quelle manière les dispositifs de médiatisation (médias traditionnels, réseaux sociaux, plateformes numériques) contribuent-ils à la mise en visibilité ou à l’invisibilisation de certaines communautés ?

–        Comment les minorités mobilisent-elles le sport et les pratiques physiques comme espaces de reconnaissances symboliques et politiques ?

–        En quoi les ancrages régionaux reconfigurent-ils la circulation globale des pratiques sportives ?

–        De quelles façons les compétitions majeures apparaissent-elles comme des espaces propices à la visibilisation minoritaire ?

En interrogeant différentes notions – mémoire, communauté, ethnicité, région, médiatisation et performance –, ce colloque entend analyser les terrains sportifs comme des espaces où se négocient reconnaissance, légitimité et pouvoir symbolique. Il s’inscrit dans une perspective pluridisciplinaire croisant histoire contemporaine et anthropologie attentive aux dynamiques contemporaines de mondialisation et aux recompositions des appartenances collectives.

Le sport apparaît ainsi non comme un simple produit de la globalisation, mais comme un espace stratégique où s’articulent uniformisation et différenciation, hégémonie et subversion, invisibilisation et revendication identitaire. Les terrains mondialisés deviennent des lieux de tensions, mais aussi d’invention sociale, révélant les recompositions contemporaines des communautés et des frontières ethnoculturelles.

Ces journées privilégieront la séquence qui s’ouvre avec les années 1960 et se continue jusqu’aux années 2020, pour interroger à la fois l’accélération des processus de mondialisation du sport et la montée de revendications nouvelles de différents ordres (minoritaires, identitaires, régionales, etc.) qui en bousculent l’agencement. Elles sont portées par l’initiative SCUM (Sports et Cultures minoritaires) de l’Université de Pau et des pays de l’Adour ( Laboratoires ITEM et MEPS).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1. Minorités, communautés et usages identitaires du sport

Axe 2. Corps sportif minoritaire : expériences, techniques et cultures corporelles

Axe 3. Performance, modernité et critique du modèle sportif dominant

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

Adresses et délai :

Les propositions sont à envoyer avant le 1er septembre à : loic.artiaga @ univ-pau et loic.de-la-croix @ univ-pau.fr.

Le programme sera communiqué le 15 septembre. 

Bibliographie indicative

Fabien Archambault, « La politique des bloc(k)s : basket-ball et guerre froide », Materiaux pour l’histoire de notre temps, N° 106-2, 2012, p. 33‑39.

Anaïs Bohuon, « Sport et bicatégorisation par sexe: test de féminité et ambiguïtés du discours médical », Nouvelles questions féministes, 27-1, 2008, p. 80‑91.

Jean-Paul Callède, « La pelote basque comme trait culturel d’une «Europe du Sud»? », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Sud-Ouest Européen, 13-1, 2002, p. 41‑49.

Juan Carlos Castillo, « Play Fresh, Play Local: The Case of Athletic de Bilbao », Sport in Society, 10-4, 2007, p. 680‑697.

Hugh Dauncey et Geoff Hare, « Sport and media: representing and conceptualising identity and community », Movement & Sport Sciences, 86-4, 2014, p. 5‑14.

Elsa Dorlin, Se défendre : Une philosophie de la violence, Paris, Zones, 2017.

Youcef Fates, Sport et Tiers Monde, Paris, Presses Universitaires de France – PUF, 1994.

Sylvain Dufraisse, Une histoire sportive de la guerre froide, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2023.

Fernando Gutiér Chico, « Entre Asensios y Diarras: el Athletic Bilbao y la construcción de identidades », Revista latina de sociología, 8-3, 2018, p. 160‑171.

Jeremy MacClancy, (dir.), Sport, Identity and Ethnicity, Oxford–Herndon, Berg Publishers, coll. « Ethnicity and Identity Series », 1996.

Jeremy MacClancy, Nationalism at Play: the Basques of Vizcaya and Athletic Bilbao, Oxford, Berg, 1996.

Sébastien Stumpp; Denis Jallat, (dir.), Identités sportives et revendications régionales (XIXe-XXe siècles). Contribution des pratiques sportives à l’Europe des « petites patries », Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, coll. « Sports, cultures, sociétés », 2013

Nicolas Martin-Breteau, Corps politiques: Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2020.

Christine Mennesson, « La gestion de la pratique des femmes dans deux sports «masculins»: des formes contrastées de la domination masculine », Staps, 63-1, 2004, p. 89‑106.

Pierre Singaravelou et Julien Sorez, L’empire des sports: Une histoire de la mondialisation culturelle, Paris, Belin, 2010.

Jonathan Shulman, « The last genuine local team: Athletic Bilbao surviving in the Spanish League », Dialogues@ ru, 3, 2004, p. 57‑71.

Damion L. Thomas, Globetrotting: African American Athletes and Cold War Politics, Urbana, Chicago, University of Illinois Press, 2012.

John M  Hoberman, Darwin’s athletes: how sport has damaged Black America and preserved the myth of race / John Hoberman., Boston, Houghton Mifflin Co, 1997.

Theresa Runstedtler, « Racial Bias: The Black Athlete, Reagan’s War on Drugs, and Big-Time Sports Reform », American Studies, 55-3, 2016, p. 85‑115.

Journée d’études doctorales – La tête pense là où les pieds se posent

Les doctorant.e.s des laboratoires ITEM et TREE de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour organisent une journées d’études, intitulée “La tête pense là où les pieds se posent. Sur les chemins réflexifs de jeunes doctorant.e.s entre l’Amérique Latine et la France”, qui se tiendra les 29 et 30 juin à Pau, en format hybride.

Cette journée d’études proposera une réflexion croisée sur les trajectoires académiques des doctorant.e.s latino-américain.e.s menant leurs recherches en France et des doctorant.e.s français.e.s travaillant en Amérique latine. Il s’agira d’analyser de manière critique l’impact des mobilités et du franchissement des frontières épistémiques sur la production des connaissances en sciences sociales et environnementales. 

On vous invite à regarder le programme et à vous inscrire pour participer en présentiel ou en visioconférence dans l’adresse suivante : https://forms.gle/6zQ6R8p6yUYVv2Yt8

Mail de contact : trajectoiresreflexives@gmail.com 

 

Programme 29.06.2026 – 14h20

14 : 20   Introduction par directeurs du laboratoire ITEM et TREE

14 : 30   Conférence d’aperture par Olivier Compagnon, Professeur d’histoire contemporaine à l’IHEAL et Directeur-adjoint du Centre de recherche et de documentation des Amériques (CREDA). Modération par Loïc Artiaga

15 : 20 – 16 : 20   Entre rupture et continuité : les lieux féconds de l’entre-deux. Modération par Maria Magdalena Garbagnoli

  • « Penser à partir de la faille » par Carmen Ruiz Bustamante
  • « Penser depuis l’entre-deux : épistémologies situées et pratiques artistiques citoyennes entre la France et la Colombie » par Klaus Frutchnis

16 : 20   Pause café

16 : 50 – 18 : 20   La chercheuse située : représentativité, réseaux et proximités à l’épreuve des mobilités. Modération par Maxime Marasse

  • « Faire de la recherche en France sur l’Amérique latine en venant de l’Amérique latine : qui pouvons-nous véritablement prétendre représenter ? » par Jaqueline Alexia Prado Prado
  • Enjeux d’une mobilité étudiante et accès aux réseaux scientifiques en Guyane française » par Cécile Lony
  • « Une sociologue chilienne ayant étudié la gouvernance de l’eau au Brésil, via la France » par Daniela Enríquez Encamilla

Programme 30.06.2026 – 9h30

9 : 30 – 12 : 00   Table ronde : « Bienvenu.e.s en France », trajectoires migrantes des doctorants.e.s en France. Modération par Julien Marchesi

Participants : Jesmin Lobelo, Que-Tran Dinh, Clara Páez

12 : 15 – 13 : 45  Déjeuner

14 : 25   Introduction de la journée par Susana Paula Zúñiga Armijo

14 : 30   Conférence d’aperture par Paulina Vergara Saavedra, Professeure à la Facultad de Gobierno de l’Université du Chili, Directrice du Programme inter/transdisciplinaire pour la réduction des risques de catastrophes CITRID de l’Université du Chili. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

15 : 20 – 16 : 20   Trajectoires, ancrages, recompositions : penser l’identité scientifique migrante. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

  • « Quand le champ se déplace : identité scientifique migrante et production de connaissance entre le Kurdistan et l’Amérique latine » par Dilan Bozgan
  • « Sur les chemins réflexifs de notre positionnalité : l’expérience des deux pieds posés sur un même continent » par Maxime-Joseph Marasse 

16 : 20   Pause Café

16 : 50 – 17 : 50   Hiérarchisation, adaptation, résistances : l’expérience migrante à l’épreuve de l’enseignement supérieur internationalisé. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

  • « Quelles stratégies et quelles résistances dans le franchissement d’une double frontière ? Du Chili à la France et de l’anthropologie au marketing » par Valeria Zamorano
  • « Penser depuis le territoire : entre illusion et asymétries de pouvoir dans les trajectoires d’internationalisation entre le Chili et la France » par Christelle Pierre

17 : 50 – 18 : 20   Conclusions

Clôture par Frédéric Tesson, Directeur de l’École Doctorale 481 SSH et professeur des universités à l’UPPA

 

Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises

La Société des sciences, lettres et arts de Pau et du Béarn a le plaisir de vous convier à la dernière conférence avant la pause estivale,

le jeudi 25 juin 2026, à 17h30 aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Bd Tourasse à Pau (parking gratuit).

(Attention au changement de date : initialement prévue le jeudi 18 juin elle a été déplacée au jeudi 25 juin)

Mathilde Lamothe, Docteure en Anthropologie et titulaire de la Chaire junior PCITER au laboratoire ITEM à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, nous parlera du sujet suivant :

« Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises »

Résumé

En 2023, l’UNESCO a inscrit les techniques traditionnelles de gestion de l’eau et d’irrigation gravitaire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette conférence propose d’explorer les traces de ces systèmes historiques encore lisibles sur les pentes des Pyrénées béarnaises. Ces aménagements hydrauliques illustrent la valeur des savoir-faire, des règles collectives et des modes d’organisation locale qui ont structuré les pratiques d’irrigation des espaces cultivés en altitude.

AAC – Colloque international “Histoire de la culture de masse : la part amateure”

Pau, 12-13 novembre 2026

Colloque international organisé par les laboratoires ITEM et ALTER (Université de Pau et des pays de l’Adour), avec le concours de la Région Nouvelle-Aqutaine, des universités de Paris-1 Panthéon-Sorbonne (programme “Philies”, CHS) et de Paris-X (CSLF). 

Comité d’organisation : Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Pascale Goetschel, Emilie Guyard, Matthieu Letourneux, Julie Verlaine

Présentation

L’historiographie de la culture de masse est désormais bien établie et ce domaine constitue un secteur particulièrement dynamique de la recherche en histoire culturelle. L’apport des historien·nes a été fondamental pour périodiser le phénomène, préciser sa cartographie, celle de ses territoires, de ses agents et de ses structures. Mais le milieu académique n’a été ni le seul ni le premier à s’intéresser à ces sujets. Le colloque des 12 et 13 novembre 2026 propose de porter l’attention sur la part amateure de cette histoire, des pionniers et collectionneurs jusqu’aux aca/fans.

Amateur : le terme s’oppose de façon classique à celui de « professionnel ». « La profession historienne apparaît au tournant des années 1880 quand les facultés des lettres se mettent à enseigner véritablement l’histoire. Auparavant, il y avait des amateurs […] mais pas une profession, c’est-à-dire une collectivité organisée, avec ses règles,  ses procédures de reconnaissance, ses carrières »[1]. L’extension des domaines et interrogations portées par les historiens et historiennes de métier laisse toutefois de nombreux territoires en friche, jugés moins prioritaires ou légitimes. Le projet collectif AmateurS (2019-2022) a ainsi montré l’étendue des domaines et pratiques hors des laboratoires dans le domaine des sciences[2].

Celui de la culture de masse reste à défricher, même si des travaux ont éclairé tel ou tel secteur. Sophie Maisonneuve a par exemple documenté la constitution dans les années 1920 des savoirs inédits sur l’histoire de la musique, qui mettent à profit l’industrie naissante du disque pour contribuer à des patrimonialisations nouvelles, bientôt complétées par des manuels, des revues[3], à la suite de francs-tireurs qui avaient commencé à étudier la dimension sociale des œuvres musicales[4]. L’étude du cinéma ou celle de la presse ont également leurs pionniers. Georges-Michel Coissac, militant de la Société d’instruction populaire et travaillant pour la Maison de la Bonne Presse apparaît ainsi comme un des premiers historiens du cinéma, publiant en 1925 un ouvrage qui fera longtemps référence[5]. L’université n’accueille le cinéma que plus tard, dans les années 1950, dans des contextes isolés et optionnels, sans toujours donner une grande place à l’étude des productions les plus populaires.

Le colloque vise à situer la part de ces savoirs constitués hors du champ académique dans la connaissance de la culture de masse, à en repérer les principaux acteur·ices, à étudier les convergences et concurrences avec les universitaires. Il s’agira de repérer les figures pionnières mais aussi, dans un contexte d’extension des sciences amatrices, les initiatives collectives de collectes et de partage, les premières mises en réseau, les entreprises marchandes et/ou d’échange ou de valorisations financières et symboliques. L’intérêt pour la culture de masse produit des formes particulières de pratiques amateures, conduisant en premier lieu à la sauvegarde de supports destinés à disparaître, comme les comics trips des journaux du début du XXe siècle[6]. Se constituent ainsi des collections considérées aujourd’hui comme relevant d’une grande valeur patrimoniale, comme celle de Claude Witkowski (1914-1993), conservée depuis peu à l’université de Limoges : elle représente un témoignage unique sur les premières collections de romans et feuilletons populaires.

Le colloque permettra d’esquisser des typologies des amateurs, de repérer le travail de médiation qu’ils opèrent (conférences, associations, éditions, sites et blogs), de réfléchir à la nature et aux destinées de leurs archives. Celles-ci intéressent les institutions culturelles (comme le Musée de la bande dessinée d’Angoulême ou la Bibliothèque nationale de France) que les éditeurs, qui multiplient les projets de valorisation[7].

Les communications permettront d’interroger les conditions concrètes de la production des savoirs amateurs, les mécaniques de légitimation. Une place importante sera donnée à la réflexion sur la question numérique. Patrice Flichy a montré comment Internet a accompagné l’émergence de « pro-am » (professionnels-amateurs)[8], dont l’activité participe à la fabrique d’identités sociales nouvelles et valorisantes et nourrit la démocratisation des savoirs.  Il s’agira, enfin, de nourrir la réflexion déontologique des historiens dans leur lien avec les amateurs : comment attribuer la part du travail de chacun, valoriser sans s’approprier les recherches des autres, comprendre les buts et méthodologies différentes.

Les axes suivants seront favorisés, avec, pour l’ensemble du colloque, une attention particulière aux mécanismes de circulations transnationales et aux cas permettant des comparaisons internationales :

1. Généalogie. Cet axe propose d’interroger les premières formes de savoirs constitués hors du champ académique sur la culture de masse. Il s’agira notamment d’identifier les figures pionnières (autodidactes, collectionneurs, érudits, etc.) et d’examiner leurs trajectoires, leurs productions et supports de diffusion. On analysera ici les contextes particuliers qui permettent leur émergence.

2. Institutionnalisation. Le monde amateur se caractérise par des dynamiques sociales à l’origine des premières associations, de revues et de fanzines, parfois de musées qui se consacrent à des objets particuliers (comme les nombreux musées dédiés à la radio et à la TSF). La reconnaissance progressive de la dimension patrimoniale, mais aussi la prise en compte de la « cote » et de la valeur financière des collections, changent le statut des objets médiatiques conservés. À la faveur de l’extension des domaines couverts par les politiques culturelles, des musées se spécialisent dans la conservation et la mise en valeur des imprimés populaires, de la bande dessinée ou aujourd’hui du jeu vidéo, transformant des objets, dès lors totalement ou partiellement « artifiés »[9] et objets de politiques publiques de valorisation.

3. Savoirs. Les controverses entre amateurs et « professionnels » de l’histoire de la culture médiatique reposent moins sur des questions de sujets que de méthodes. On s’interrogera sur la place réservée aux savoirs amateurs dans les épistémologies contemporaines, leurs requalifications éventuelles (érudition, encyclopédisme, etc.) et ce que celles-ci révèlent des enjeux spécifiques au champ des études sur les questions médiatiques. Le domaine voit émerger des figures hybrides, autour de la notion d’aca/fan, revendiquée par Henry Jenkins qui cherche à « combler le fossé entre [..] deux mondes »[10], celui des fans et le monde académique. Le positionnement de Jenkins – qui, d’ailleurs, a évolué dans le temps[11], n’épuise pas la question des liens et limites entre amateurs et savants, qui doit aussi être envisagée dans sa dimension éthique.

4. Postérité. Ce quatrième axe invite à interroger les devenirs des savoirs et des pratiques amateures : comment se modifient les pratiques des amateurs et celles des professionnels, au-delà des formes de rejet ou d’absorption ? Existe-t-il des formes d’apprentissages mutuels ? Quel rôle jouent ici les institutions académiques et culturelles dans le partage des savoirs ? Quelle place est donnée par exemple aux amateurs dans les récits disciplinaires ou dans la constitution des « canons » du populaire ? On s’interrogera également sur l’intégration des amateurs et des amateurs dans les dispositifs institutionnels (commissariats d’exposition, expertises, collaborations éditoriales, mobilisation de canaux à l’accès démocratisé sur le web, etc.) et aux frontières redessinées, sur fond d’enjeux de représentation et de légitimité qui se déplacent, entre amateurs et chercheur·ses de métier.

Le colloque proposera un atelier destiné aux jeunes chercheur·es. En effet, la nature particulière des objets de la culture de masse et la cohabitation avec les savoirs amateurs implique tout à la fois des méthodologies et des stratégies particulières d’accès et de traitement, alors que la multiplication des producteurs d’histoire (médias, collectivités territoriales, agences de communication…) interroge, plus qu’auparavant sans doute, le rôle de l’histoire dans des sociétés fortes consommatrices de passé.

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais, en espagnol ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

[1] Antoine Prost, Douze leçons sur l’histoire, Paris, Seuil, 2014.

[2] https://ams.hypotheses.org/

[3] Sophie Maisonneuve, « L’industrie phonographique et la patrimonialisation de la musique dans la première moitié du XXe siècle », Le Temps des médias, 22-1, 2014, p. 77‑91.

[4] Rémy Campos, « Philologie et sociologie de la musique au début du XXe siècle », Revue d’histoire des sciences humaines, no 14-1, 2006, p. 19‑47.

[5] Georges Michel Coissac, Histoire du cinématographe de ses origines à nos jours, Paris, Hachette Livre BNF, 2022 [1925].

[6] Benoît Crucifix, Drawing from the Archives: Comics Memory in the Contemporary Graphic Novel, Cambridge, United Kingdom ; New York, NY, Cambridge University Press, 2023.

[7] Benoît Crucifix, « Sortie des encombrants : Fabrique du patrimoine de la bande dessinée de journal aux États-Unis », Sociétés & Représentations, 53-1, 2022, p. 167‑186.

[8] Patrice Flichy, Le Sacre de l’amateur: Sociologie des passions ordinaires à lère numérique, Paris, SEUIL, 2010.

[9] Nathalie Heinich, « L’artification de la bande dessinée », Le Débat, 195-3, 2017, p. 5‑9.

[10] Henry Jenkins, « Chapitre 8. Confessions d’un Aca/Fan », in Introduction à l’étude des cultures numériques, Armand Colin, 2020, p. 173‑176.

[11] Henry Jenkins, Dawn of a New Era: Reinventing Confessions of an Aca-Fan — Pop Junctions, http://henryjenkins.org/blog/2022/10/15/new-editors,  consulté le 13 février 2026.

 

Pierre Salmon – Librairie Tonnet, Pau

Mercredi 27 mai, à partir de 18 heures, la librairie Tonnet reçoit Pierre Salmon, co-auteur, avec François Godicheau et Mercedes Yusta, de La Guerre d’Espagne (1936-1939). La démocratie assassinée,  publié aux éditions Tallandier il y a quelques semaines (mars 2026).

Pierre Salmon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Ecole normale supérieure de Paris.

L’entrée est gratuite mais l’inscription auprès de la librairie est requise.

 

Séminaire Pousses critiques

Le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour lance un nouveau séminaire intitulé « Pousses critiques », dont la première séance se tiendra le jeudi 21 mai 2026 en salle 106 de l’Institut Claude Laugénie. 

Sous la direction de Julien Marchesi, il s’inscrit dans le développement des recherches liées aux questions environnementales au sein du laboratoire ITEM, et aura vocation à se tenir chaque année dans le cadre des Printemps de l’histoire environnementale, organisés par le RUCHE (Réseau universitaire des chercheurs en histoire de l’environnement).


Chaque séance prendra la forme suivante : la présentation des recherches d’un-e jeune chercheur-se (masteran-e ou doctorant-e), suivie d’une discussion collective autour d’un concept en lien avec son travail.


L’ambition est double :

  • d’une part, favoriser l’émergence d’un espace de réflexion commun autour des thématiques de la nature et de l’environnement ;
  •  d’autre part, pratiquer l’historiographie de manière concrète, en mettant à l’épreuve les notions qui structurent les recherches des étudiants.

PROGRAMME
– “Discussion autour des représentations savantes du végétal” à partir des recherches de Chloé Rivière, étudiante en M2 HCP.
– “Discussion autour des biographies d’animaux” à partir des recherches d’André Sajous-Watzki, étudiante en M2 HCP.