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Soutenance de thèse – Donatien NDIKURIYO

Monsieur Donatien NDIKURIYO
Candidat au Doctorat de Histoire,
de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour


Soutiendra publiquement sa thèse intitulée :
La question de l’Unification du Ruanda-Urundi en débat (1945-1964)

Dirigée par Monsieur LAURENT JALABERT


le 7 octobre 2026 à 14h00

à l’amphithéatre de l’IPREM à Helioparc,

2 Av. du Président Pierre Angot

 64000 PAU

Lien de connexion TEAMS pour assister à distance à la soutenance : Rejoindre la réunion


Composition du jury

M. Laurent JALABERT, Professeur des universités Université de Pau et des Pays de l’Adour,  Directeur de thèse

M. Aidan RUSSEL, Professeur Geneva Graduate Institute, Rapporteur

Mme Gillian MATHYS, Professeur Université de Gand, Rapporteure

M. Christian THIBON, Professeur émérite Université de Pau et des Pays de l’Adour, Examinateur

M. Henri MEDARD, Professeur des universités Aix-Marseille Université, Examinateur

M. Hervé MAUPEU, Maître de conférences Université de Pau et des Pays de l’Adour, Examinateur

Mots-clés

Unification, Ruanda-Urundi, enjeux et débats, ONU, décolonisation, initiatives panafricanistes

Résumé

Cette thèse analyse les débats et enjeux du projet d’union du Ruanda-Urundi à partir de la fin de la décennie 1940 jusqu’à la rupture de l’accord sur l’union économique entre le Burundi et le Rwanda en 1964. En s’appuyant principalement sur des sources primaires constituées notamment des archives onusiennes et belges, elle met en évidence les bases sur lesquelles le projet d’union politique fut lancé, débattu et clôturé. Elle tient compte du contexte international de la décolonisation pour saisir les enjeux géopolitiques opposant les acteurs afro-asiatiques aux puissances coloniales en temps de guerre froide. Au regard des dynamiques d’intégration et de désintégration liées à la décolonisation des ensembles interterritoriaux issus de la colonisation, ce travail met en lumière les défis auxquels furent confrontées les initiatives panafricanistes entreprises pour convaincre les acteurs nationaux. Sans méconnaitre les effets de la conjoncture politico-sécuritaire de la fin des années 1950 au Rwanda et la divergence notable en matière de régimes politiques adoptés au début des années 1960, la thèse soutient que l’échec de l’unification politique s’explique essentiellement par des nationalismes rivaux et exclusifs qui alimentèrent les prises de position des dirigeants burundais et rwandais. De ce fait, ce travail révèle que l’absence des leaders panafricanistes dans les deux pays fut déterminante dans l’échec du projet “top-down” onusien de leur fusion politique. Il défend que ce projet n’ait jamais rencontré l’adhésion des acteurs intéressés et que les positions favorables à I’unification ont toujours été opportunistes. Ces logiques opportunistes conduisirent aussi à la mise en place de l’union économique. Ainsi, la présente étude montre que, loin d’être un accord effectivement signé avec le consentement des parties, l’accord sur l’union économique apparait comme un pis-aller à défaut de l’union politique pour tenter de satisfaire les exigences de l’ONU. Elle prend en considération les tensions sécuritaires à la fin de 1963 et au début de 1964 ainsi que l’orientation distincte en matière de politique extérieure entre autres pour justifier l’effondrement de cet accord marquant la fin de l’héritage colonial des deux pays.

Histoire de la culture de masse. La part amateure

Rencontres internationales

Université de Pau et des pays de l’Adour, Amphi A120

« Histoire de la culture de masse : la part amateure » explore le rôle déterminant joué par les pratiques et expertises non académiques dans notre connaissance de la culture de masse. Il s’agit de mettre à l’épreuves les frontières héritées entre historien·nes « de métier » et érudits, collectionneurs et « fanzineux » et de comprendre comment la singularité de cet objet a fait naître une fabrique des savoirs originale.

Programme

12 novembre

08h45-09h15. Accueil

09h15-09h30 : Ouverture du colloque

9h30-10h15. Conférence d’ouverture (1)

Matthieu Letourneux (Univ. Paris-Nanterre), « Sous-cultures et savoirs amateurs »

Discussion Sylvain Lesage

10h45-12h15. Session 1. « Papes » et passeurs des littératures populaires

Animée par Emilie Guyard (Univ. Pau)

  • Catherine Frichet & Hélène Veilhan (Univ. Clermont-Auvergne), « Jean Bastaire et sa collection de littérature populaire : une trajectoire à la charnière entre pratiques amateures et approches académiques »
  • Natacha Levet (Univ. Limoges), « Claude Mesplède, l’autre ‘pape du polar’ : trajectoire et ethos d’un amateur érudit »
  • Marceau Forêt (Univ. Lyon 2), « Érudits ou chercheurs, bataille pour une juridiction. Le cas de la science-fiction dans les années 1970 »
  • Àlex Martín Escribà & Javier Sánchez Zapatero (Univ. de Salamanque), « Biblioteca ‘La Bóbila’ : una experiencia de difusión e investigación del género negro y policíaco »

14h-15h30. Session 2. Bande dessinée, fanzines et édition(s)

Animée par Lucie Amir (Univ. Grenoble-Alpes)

  • Sylvain Lesage (Univ. Lille), « Les formes matérielles de l’impression amateure »
  • Aurélie Huz (Univ. Paris-Nanterre), « Fanzines et SF »
  • Julie Demange (Sciences Po Paris), « Frontières de l’amateurisme : entre marge et institution, trajectoires bédéphiles, professionnalisation et postérités des discours amateurs (1960-1980) »
  • Jean-Matthieu Méon (Univ. de Lorraine), « Indexer et valoriser : l’instrumentalisation éditoriale d’un savoir amateur spécialisé. Les index Marvel, 1976-2012 »

16h-17h30. Atelier collectif « Travailler sur et avec les savoirs amateurs de la culture de masse »

13 novembre

9h30-10h15. Conférence d’ouverture (2) Yoan Verilhac (Univ. Nîmes), « Classements, listes, tops et compilations : mise en forme des préférences dans les pratiques d’amateurs »

Discussion Pascale Goetschel (Univ. Paris I)

10h45-12h15. Session 3. Connaître la musique et les arts du spectacle vivant

Animée par Viviane Delpech (Univ. Pau)

  • Sacha Najman (EHESS), Un amour des spectacles de variétés : la constitution d’une critique spécialisée autour de l’association parisienne de la presse du music-hall dans l’entre-deux-guerres
  • Marc Lozano (CEAC), La clownologie et L’Union des Historiens du Cirque : Genèse d’un savoir amateur sur le cirque
  • Marie Goupil-Lucas-Fontaine (Univ. Paris I), Femmes n’ayant pas réussi l’amalgame de l’autorité et du charme » : le genre de l’expertise historienne en chanson

14h-15h30. Session 4. Les institutions au défi des amateur·es

Animée par Fabien Archambault (Univ. Paris I)

  • Jedediah Sklower (Univ. Sorbonne-Nouvelle), « La gouvernementalité militante communiste face aux pratiques amateures des jeunes : le répertoire des candidats aux ‘Relais de la chanson française’ en 1958 »
  • Julien Lalu (PEPR ICCARE / Univ. Poitiers), « Historiciser et sauvegarder le jeu vidéo : rhétoriques, rôles et initiatives des cercles amateurs. L’exemple du musée permanent du jeu vidéo en France
  • Valérie Joyaux (Musée de l’Air et de l’Espace), « Les sources amateures de l’écriture de l’histoire de l’aéronautique dans les fonds du musée de l’Air et de l’Espace »
  • Christelle Le Brusq (Université de Bretagne Occidentale), « Quand une amateure fait avancer les mathématiques : Production et validation des savoirs mathématiques dans les pratiques « amateures » liées aux pavages du plan : le cas de Marjorie Rice (1923-2017) ».

16h. Conclusions

Téléchargez le programme

Organisation : Fabien Archambault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS), Loïc Artiaga (Université de Pau et des pays de l’Adour, ITEM), Pascale Goetschel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS), Emilie Guyard (Université de Pau et des pays de l’Adour, ITEM),  Julie Verlaine (Université de Tours, CeTHIS)

II Congrés Internacional de Balls Parlats

Els balls parlats des de la perspectiva de gènere i decolonial.

Els balls parlats han constituït a l’àmbit geogràfic del Camp de Tarragona i del Penedès –i també en els territoris adjacents com la Conca de Barberà i el Priorat– un element d’importància cabdal en la representació del teatre popular de carrer. Aquest tipus de pràctiques populars també són presents en altres àrees geogràfiques peninsulars –com a l’Aragó, al País València i a Euskal Herria–, en zones europees –com el nord de Portugal, bona part del sud de l’estat francès, així com a la Itàlia mediterrània–, i fins i tot en països d’ultramar de colonització ibèrica.

Les desigualtats en què vivia mitja part de la població fins ben entrat el segle XX també s’hi evidencien en aquestes manifestacions populars. Alguns exemples són ser la responsable de les malifetes, la instigadora del pecat, la víctima i la responsable dels fets més tràgics, de les desgràcies ocasionades, etc.

Amb el rerefons del congrés “Els Balls Parlats a la Catalunya Nova (Teatre Popular Català)” –Tarragona, 3-5 d’abril de 1990– i el posterior “II Congrés Internacional de Balls Parlats. Teatralitat Popular i Tradició” –Tarragona, 24-26 de setembre de 2014–, la comissió organitzadora del III Congrés es proposa convertir-lo en un esdeveniment que possibiliti un espai d’encontre, de diàleg, de debat i de reflexió entorn aquest nou enfocament, enfront aquesta nova visió femenina del segle XXI. I no només pròpiament dins l’àmbit del Principat, sinó que, amb visió internacional, amb altres territoris que comparteixen aquest passat –i present– cultural.

El congrés es dividirà en quatre grans àmbits temàtics:

  1. Marc històric
  2. Marc lingüístic i literari
  3. Els balls parlats amb protagonistes femenines (hagiogràfics, heroics i llegendaris)
  4. Els balls parlats avui: noves interpretacions
Patricia Heiniger-Castéret interviendra sur "Entre basque et occitan, la pastorale un théâtre de l'ouest des Pyrénées, approche historique et linguistique"
Emilie Sentucq communiquera sur "El papel de la mujer en la pastoral de Soule en el siglo XXI"
Tarragona, Campus Catalunya (URV), facultat de letres
https://www.facebook.com/p/III-Congr%C3%A9s-de-Balls-Parlats-100080277663377/

 

Journée d’étude Autour du concept de « mémoire démocratique »

Journée d’étude du programme Poctefa MITHIC 

02 octobre 2026

Université de Pau et des Pays de l’Adour

ICL – Salle Chadefaud

Pour y assister à distance (lien TEAMS) : Journée d’étude MITHIC|Rejoindre la réunion|

Programme

9h30. Accueil des intervenants.

10h00-10h30. Stéphane Michonneau (UPEC)
De la mémoire historique à la mémoire démocratique. Lectures contrastées de passés dissonants en Espagne.

10h30-11h00. Sébastien Ledoux (Université Picardie Jules Verne)
Devoir de mémoire : un tournant des politiques mémorielles en France ?

11h00 – 11h30. Lampros Flitouris (Université de Ioannina, à distance)
Mémoires démocratiques en Grèce et dans l’ex-Yougoslavie : convergences, différences et enjeux historiographiques

11h30-12h15. discussion

14h00-14h30. Roldan Jimeno (UPNA)
Mémoire démocratique et droit : un regard comparé sur l’Aragon, la Navarre et la Communauté Autonome du Pays Basque

14h30-15h00. Andrea Espinosa (doctorante Toulouse)
La « réconciliation nationale », une entrave à la mémoire démocratique. Les cas de l’Espagne et du Chili dans une perspective comparative (1977-2000)

15h00-15h30. Marie Pépicq (doctorante UPPA)
Penser la mémoire démocratique en transfrontalier : le patrimoine comme outil de relecture des concepts mémoriels ?

15h30-16h30. Discussion et conclusions de la journée

Téléchargez le programme JE mémoire démocratique

 

Contact : Laurent Dornel (laurent.dornel@univ-pau.fr)
Le projet MITHIC a été cofinancé à 65% par l'Union européenne à travers le Programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). L'objectif de POCTEFA est de renforcer l'intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne France-Andorre

Jeudis d’ITEM Saison 2026-2027

Le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) donne le coup d’envoi de la deuxième saison de son cycle thématique de conférences : « Écritures de l’Histoire : Histoire de l’Europe/Histoire en Europe ».

Organisé par Loïc Artiaga et Dénes Harai, ce rendez-vous scientifique et culturel s’étalera de septembre 2026 à avril 2027. Il réunira des historiens, chercheurs et doctorants pour interroger la manière dont s’écrit le récit historique européen à travers les âges.

Le coup d’envoi sera donné le jeudi 24 septembre 2026 à 14h30 avec une conférence inaugurale consacrée à l’écriture de l’histoire des fascismes, menée par Marie-Anne Matard-Bonucci (Université Paris-8) et Stéphane Mourlane (Aix-Marseille Université).

Une programmation riche et éclectique

24 septembre 2026. Écrire l’histoire des fascismes, Marie-Anne Matard-Bonucci (Université Paris-8) et Stéphane Mourlane (Aix-Marseille Université), ICL, salle Chadefaud, 14h30.  

 5 novembre 2026: Écrire l’histoire culturelle de l’Europe (XIVe-XVe siècle), Etienne Anheim (EHESS), ICL, salle Chadefaud, 14h.

19 novembre 2026. Chimie et autoritarisme à l’époque de la guerre totale : le cas de Charles Moureu (1863-1929), Julien Mattern (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h. [hors cycle]

10 décembre 2026.  Écrire l’histoire d’un site archéologique: le château de Montségur et les Cathares, Laure Barthet (Conservatrice du Musée Saint-Raymond et doctorante UT2J)

17 décembre 2026. Écrire l’histoire des Basques et des Espagnols aux USA, Juan Castillo (The University of the South), ICL, salle Chadefaud, 14h.

14 janvier 2027. Séance doctorant·es I : Écrire l’histoire de la mémoire des guerres contemporaines (1), Mélina Burlaud / Marie Pépicq (UPPA)

11 février 2027. Séance doctorant·es II: Écrire l’histoire des corps, Maria-Magdalena Garbagnoli / Yannick Pouey-Mounou (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h.

12 février 2027. Comment écrire une histoire de l’Europe pour le Moyen Âge ?, Xavier Hélary (Sorbonne-Université / EPHE), ICL, salle Chadefaud, 14h.

18 février 2027. Écrire l’histoire des historiennes de l’art françaises en Espagne (début du XXe siècle), Guillermo Juberías Gracia (Universidad de Oviedo), ICL, salle Chadefaud, 14h.

11 mars 2027. Séance doctorant·es III: Écrire l’histoire politique (France / Espagne, XIXe-XXe siècle): Antoine Lamarque, Thierry Pons (UPPA)

18 mars 2027. Écrire l’histoire du théâtre français en Europe au XIXe siècle, Jean-Claude Yon (EPHE, PSL), ICL, salle Chadefaud, 14h.

25 mars 2027. Écrire l’histoire des guerres de Religion en Europe, Gautier Mingous (Université Bordeaux Montaigne), ICL, salle Chadefaud, 14h.

1er avril 2027. Écrire l’histoire de la mémoire des guerres contemporaines (2), Hervé Siou (UPPA), ICL, salle Chadefaud, 14h.

2 avril 2027. Écrire l’histoire du gouvernement dans l’Europe de la Renaissance, Cédric Michon (Université Rennes 2), ICL, salle Chadefaud, 14h.  

 8 avril 2027 : Écrire l’histoire du sport en Europe de l’Est, Sylvain Dufraisse (Nantes Université / IUF), ICL, salle Chadefaud, 14h.

Lieu : Université de Pau et des Pays de l'Adour, Institut Claude Laugénie, Salle Chadefaud.

Format hybride : Les conférences se tiennent en présentiel et sont également accessibles en visioconférence.

Horaire général : De 14h à 15h30 (sauf mention contraire).

Plus d'informations et accès : jeudisitem.hypotheses.org

AAC – Pratiques sportives majoritaires, modèles de performance et expériences minoritaires (1960-2020)

Université de Pau et des Pays de l’Adour, 10-11 décembre 2026

Dans un contexte d’uniformisation croissante des modèles performatifs, les pratiques sportives majoritaires constituent aujourd’hui bien davantage que de simples espaces de compétition. Elles sont des arènes de négociation des mémoires et d’expressions d’identités diverses (régionales, sociales, de genre, ethnoculturelles, etc.). À l’intersection des dynamiques économiques transnationales et des ancrages locaux, les terrains sportifs apparaissent comme des laboratoires privilégiés d’observation des tensions contemporaines entre mondialisation et différenciations culturelles.

Les sports dits « globaux » (comme le football, le basketball, le rugby ou l’athlétisme) mais aussi les pratiques physiques traditionnelles circulent désormais dans des espaces structurés par des logiques de spectacularisation et de standardisation des performances. Cette circulation produit des formes d’uniformisation des pratiques, des normes corporelles et des imaginaires de la réussite sportive. Les modèles dominants de performance tendent ainsi à s’imposer comme référentiels universels, redéfinissant les hiérarchies symboliques et les modalités de reconnaissance.

Pourtant, loin de dissoudre les appartenances locales, ces dynamiques contemporaines génèrent simultanément des processus de recomposition. Les communautés nationales, migrantes, régionales ou minoritaires investissent les sports dominants et/ou revalorisent « leurs » pratiques physiques pour affirmer leur visibilité, négocier leur place dans l’espace public et reformuler leurs récits collectifs. Les pratiques sportives et corporelles deviennent ainsi des vecteurs de transmission mémorielle, des supports d’identification et des ressources politiques.

Cette journée d’étude propose d’interroger les processus par lesquels les minorités – nationales, migrantes, ethnoculturelles ou régionales, mais aussi de genre – s’approprient, contestent ou subvertissent les sports majoritaires depuis les années 1960, considérées comme temps d’accélération de la globalisation du sport mais aussi d’affirmation des contestations minoritaires à une échelle nouvelle. Entre stratégies de mise en visibilité médiatique et dynamiques de glocalisation, il s’agira d’analyser comment les acteurs transforment les cadres sportifs globaux pour les inscrire dans des contextes culturels, nationaux et internationaux spécifiques. Les sports globaux ne sont jamais simplement importés : ils sont resignifiés, hybridés, reterritorialisés dans et face aux états-nations.

Plusieurs questions structurent cette réflexion :

–        Comment les normes performatives dominantes participent-elles à la production ou à la reproduction de hiérarchies sociales et ethnoculturelles ?

–        Quelles formes de violence sont associées à ces formes de domination ?

–        De quelle manière les dispositifs de médiatisation (médias traditionnels, réseaux sociaux, plateformes numériques) contribuent-ils à la mise en visibilité ou à l’invisibilisation de certaines communautés ?

–        Comment les minorités mobilisent-elles le sport et les pratiques physiques comme espaces de reconnaissances symboliques et politiques ?

–        En quoi les ancrages régionaux reconfigurent-ils la circulation globale des pratiques sportives ?

–        De quelles façons les compétitions majeures apparaissent-elles comme des espaces propices à la visibilisation minoritaire ?

En interrogeant différentes notions – mémoire, communauté, ethnicité, région, médiatisation et performance –, ce colloque entend analyser les terrains sportifs comme des espaces où se négocient reconnaissance, légitimité et pouvoir symbolique. Il s’inscrit dans une perspective pluridisciplinaire croisant histoire contemporaine et anthropologie attentive aux dynamiques contemporaines de mondialisation et aux recompositions des appartenances collectives.

Le sport apparaît ainsi non comme un simple produit de la globalisation, mais comme un espace stratégique où s’articulent uniformisation et différenciation, hégémonie et subversion, invisibilisation et revendication identitaire. Les terrains mondialisés deviennent des lieux de tensions, mais aussi d’invention sociale, révélant les recompositions contemporaines des communautés et des frontières ethnoculturelles.

Ces journées privilégieront la séquence qui s’ouvre avec les années 1960 et se continue jusqu’aux années 2020, pour interroger à la fois l’accélération des processus de mondialisation du sport et la montée de revendications nouvelles de différents ordres (minoritaires, identitaires, régionales, etc.) qui en bousculent l’agencement. Elles sont portées par l’initiative SCUM (Sports et Cultures minoritaires) de l’Université de Pau et des pays de l’Adour ( Laboratoires ITEM et MEPS).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1. Minorités, communautés et usages identitaires du sport

Axe 2. Corps sportif minoritaire : expériences, techniques et cultures corporelles

Axe 3. Performance, modernité et critique du modèle sportif dominant

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

Adresses et délai :

Les propositions sont à envoyer avant le 1er septembre à : loic.artiaga @ univ-pau et loic.de-la-croix @ univ-pau.fr.

Le programme sera communiqué le 15 septembre. 

Bibliographie indicative

Fabien Archambault, « La politique des bloc(k)s : basket-ball et guerre froide », Materiaux pour l’histoire de notre temps, N° 106-2, 2012, p. 33‑39.

Anaïs Bohuon, « Sport et bicatégorisation par sexe: test de féminité et ambiguïtés du discours médical », Nouvelles questions féministes, 27-1, 2008, p. 80‑91.

Jean-Paul Callède, « La pelote basque comme trait culturel d’une «Europe du Sud»? », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Sud-Ouest Européen, 13-1, 2002, p. 41‑49.

Juan Carlos Castillo, « Play Fresh, Play Local: The Case of Athletic de Bilbao », Sport in Society, 10-4, 2007, p. 680‑697.

Hugh Dauncey et Geoff Hare, « Sport and media: representing and conceptualising identity and community », Movement & Sport Sciences, 86-4, 2014, p. 5‑14.

Elsa Dorlin, Se défendre : Une philosophie de la violence, Paris, Zones, 2017.

Youcef Fates, Sport et Tiers Monde, Paris, Presses Universitaires de France – PUF, 1994.

Sylvain Dufraisse, Une histoire sportive de la guerre froide, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2023.

Fernando Gutiér Chico, « Entre Asensios y Diarras: el Athletic Bilbao y la construcción de identidades », Revista latina de sociología, 8-3, 2018, p. 160‑171.

Jeremy MacClancy, (dir.), Sport, Identity and Ethnicity, Oxford–Herndon, Berg Publishers, coll. « Ethnicity and Identity Series », 1996.

Jeremy MacClancy, Nationalism at Play: the Basques of Vizcaya and Athletic Bilbao, Oxford, Berg, 1996.

Sébastien Stumpp; Denis Jallat, (dir.), Identités sportives et revendications régionales (XIXe-XXe siècles). Contribution des pratiques sportives à l’Europe des « petites patries », Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, coll. « Sports, cultures, sociétés », 2013

Nicolas Martin-Breteau, Corps politiques: Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2020.

Christine Mennesson, « La gestion de la pratique des femmes dans deux sports «masculins»: des formes contrastées de la domination masculine », Staps, 63-1, 2004, p. 89‑106.

Pierre Singaravelou et Julien Sorez, L’empire des sports: Une histoire de la mondialisation culturelle, Paris, Belin, 2010.

Jonathan Shulman, « The last genuine local team: Athletic Bilbao surviving in the Spanish League », Dialogues@ ru, 3, 2004, p. 57‑71.

Damion L. Thomas, Globetrotting: African American Athletes and Cold War Politics, Urbana, Chicago, University of Illinois Press, 2012.

John M  Hoberman, Darwin’s athletes: how sport has damaged Black America and preserved the myth of race / John Hoberman., Boston, Houghton Mifflin Co, 1997.

Theresa Runstedtler, « Racial Bias: The Black Athlete, Reagan’s War on Drugs, and Big-Time Sports Reform », American Studies, 55-3, 2016, p. 85‑115.

Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises

La Société des sciences, lettres et arts de Pau et du Béarn a le plaisir de vous convier à la dernière conférence avant la pause estivale,

le jeudi 25 juin 2026, à 17h30 aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Bd Tourasse à Pau (parking gratuit).

(Attention au changement de date : initialement prévue le jeudi 18 juin elle a été déplacée au jeudi 25 juin)

Mathilde Lamothe, Docteure en Anthropologie et titulaire de la Chaire junior PCITER au laboratoire ITEM à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, nous parlera du sujet suivant :

« Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises »

Résumé

En 2023, l’UNESCO a inscrit les techniques traditionnelles de gestion de l’eau et d’irrigation gravitaire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette conférence propose d’explorer les traces de ces systèmes historiques encore lisibles sur les pentes des Pyrénées béarnaises. Ces aménagements hydrauliques illustrent la valeur des savoir-faire, des règles collectives et des modes d’organisation locale qui ont structuré les pratiques d’irrigation des espaces cultivés en altitude.

AAC – Colloque international “Histoire de la culture de masse : la part amateure”

Pau, 12-13 novembre 2026

Colloque international organisé par les laboratoires ITEM et ALTER (Université de Pau et des pays de l’Adour), avec le concours de la Région Nouvelle-Aqutaine, des universités de Paris-1 Panthéon-Sorbonne (programme “Philies”, CHS) et de Paris-X (CSLF). 

Comité d’organisation : Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Pascale Goetschel, Emilie Guyard, Matthieu Letourneux, Julie Verlaine

Présentation

L’historiographie de la culture de masse est désormais bien établie et ce domaine constitue un secteur particulièrement dynamique de la recherche en histoire culturelle. L’apport des historien·nes a été fondamental pour périodiser le phénomène, préciser sa cartographie, celle de ses territoires, de ses agents et de ses structures. Mais le milieu académique n’a été ni le seul ni le premier à s’intéresser à ces sujets. Le colloque des 12 et 13 novembre 2026 propose de porter l’attention sur la part amateure de cette histoire, des pionniers et collectionneurs jusqu’aux aca/fans.

Amateur : le terme s’oppose de façon classique à celui de « professionnel ». « La profession historienne apparaît au tournant des années 1880 quand les facultés des lettres se mettent à enseigner véritablement l’histoire. Auparavant, il y avait des amateurs […] mais pas une profession, c’est-à-dire une collectivité organisée, avec ses règles,  ses procédures de reconnaissance, ses carrières »[1]. L’extension des domaines et interrogations portées par les historiens et historiennes de métier laisse toutefois de nombreux territoires en friche, jugés moins prioritaires ou légitimes. Le projet collectif AmateurS (2019-2022) a ainsi montré l’étendue des domaines et pratiques hors des laboratoires dans le domaine des sciences[2].

Celui de la culture de masse reste à défricher, même si des travaux ont éclairé tel ou tel secteur. Sophie Maisonneuve a par exemple documenté la constitution dans les années 1920 des savoirs inédits sur l’histoire de la musique, qui mettent à profit l’industrie naissante du disque pour contribuer à des patrimonialisations nouvelles, bientôt complétées par des manuels, des revues[3], à la suite de francs-tireurs qui avaient commencé à étudier la dimension sociale des œuvres musicales[4]. L’étude du cinéma ou celle de la presse ont également leurs pionniers. Georges-Michel Coissac, militant de la Société d’instruction populaire et travaillant pour la Maison de la Bonne Presse apparaît ainsi comme un des premiers historiens du cinéma, publiant en 1925 un ouvrage qui fera longtemps référence[5]. L’université n’accueille le cinéma que plus tard, dans les années 1950, dans des contextes isolés et optionnels, sans toujours donner une grande place à l’étude des productions les plus populaires.

Le colloque vise à situer la part de ces savoirs constitués hors du champ académique dans la connaissance de la culture de masse, à en repérer les principaux acteur·ices, à étudier les convergences et concurrences avec les universitaires. Il s’agira de repérer les figures pionnières mais aussi, dans un contexte d’extension des sciences amatrices, les initiatives collectives de collectes et de partage, les premières mises en réseau, les entreprises marchandes et/ou d’échange ou de valorisations financières et symboliques. L’intérêt pour la culture de masse produit des formes particulières de pratiques amateures, conduisant en premier lieu à la sauvegarde de supports destinés à disparaître, comme les comics trips des journaux du début du XXe siècle[6]. Se constituent ainsi des collections considérées aujourd’hui comme relevant d’une grande valeur patrimoniale, comme celle de Claude Witkowski (1914-1993), conservée depuis peu à l’université de Limoges : elle représente un témoignage unique sur les premières collections de romans et feuilletons populaires.

Le colloque permettra d’esquisser des typologies des amateurs, de repérer le travail de médiation qu’ils opèrent (conférences, associations, éditions, sites et blogs), de réfléchir à la nature et aux destinées de leurs archives. Celles-ci intéressent les institutions culturelles (comme le Musée de la bande dessinée d’Angoulême ou la Bibliothèque nationale de France) que les éditeurs, qui multiplient les projets de valorisation[7].

Les communications permettront d’interroger les conditions concrètes de la production des savoirs amateurs, les mécaniques de légitimation. Une place importante sera donnée à la réflexion sur la question numérique. Patrice Flichy a montré comment Internet a accompagné l’émergence de « pro-am » (professionnels-amateurs)[8], dont l’activité participe à la fabrique d’identités sociales nouvelles et valorisantes et nourrit la démocratisation des savoirs.  Il s’agira, enfin, de nourrir la réflexion déontologique des historiens dans leur lien avec les amateurs : comment attribuer la part du travail de chacun, valoriser sans s’approprier les recherches des autres, comprendre les buts et méthodologies différentes.

Les axes suivants seront favorisés, avec, pour l’ensemble du colloque, une attention particulière aux mécanismes de circulations transnationales et aux cas permettant des comparaisons internationales :

1. Généalogie. Cet axe propose d’interroger les premières formes de savoirs constitués hors du champ académique sur la culture de masse. Il s’agira notamment d’identifier les figures pionnières (autodidactes, collectionneurs, érudits, etc.) et d’examiner leurs trajectoires, leurs productions et supports de diffusion. On analysera ici les contextes particuliers qui permettent leur émergence.

2. Institutionnalisation. Le monde amateur se caractérise par des dynamiques sociales à l’origine des premières associations, de revues et de fanzines, parfois de musées qui se consacrent à des objets particuliers (comme les nombreux musées dédiés à la radio et à la TSF). La reconnaissance progressive de la dimension patrimoniale, mais aussi la prise en compte de la « cote » et de la valeur financière des collections, changent le statut des objets médiatiques conservés. À la faveur de l’extension des domaines couverts par les politiques culturelles, des musées se spécialisent dans la conservation et la mise en valeur des imprimés populaires, de la bande dessinée ou aujourd’hui du jeu vidéo, transformant des objets, dès lors totalement ou partiellement « artifiés »[9] et objets de politiques publiques de valorisation.

3. Savoirs. Les controverses entre amateurs et « professionnels » de l’histoire de la culture médiatique reposent moins sur des questions de sujets que de méthodes. On s’interrogera sur la place réservée aux savoirs amateurs dans les épistémologies contemporaines, leurs requalifications éventuelles (érudition, encyclopédisme, etc.) et ce que celles-ci révèlent des enjeux spécifiques au champ des études sur les questions médiatiques. Le domaine voit émerger des figures hybrides, autour de la notion d’aca/fan, revendiquée par Henry Jenkins qui cherche à « combler le fossé entre [..] deux mondes »[10], celui des fans et le monde académique. Le positionnement de Jenkins – qui, d’ailleurs, a évolué dans le temps[11], n’épuise pas la question des liens et limites entre amateurs et savants, qui doit aussi être envisagée dans sa dimension éthique.

4. Postérité. Ce quatrième axe invite à interroger les devenirs des savoirs et des pratiques amateures : comment se modifient les pratiques des amateurs et celles des professionnels, au-delà des formes de rejet ou d’absorption ? Existe-t-il des formes d’apprentissages mutuels ? Quel rôle jouent ici les institutions académiques et culturelles dans le partage des savoirs ? Quelle place est donnée par exemple aux amateurs dans les récits disciplinaires ou dans la constitution des « canons » du populaire ? On s’interrogera également sur l’intégration des amateurs et des amateurs dans les dispositifs institutionnels (commissariats d’exposition, expertises, collaborations éditoriales, mobilisation de canaux à l’accès démocratisé sur le web, etc.) et aux frontières redessinées, sur fond d’enjeux de représentation et de légitimité qui se déplacent, entre amateurs et chercheur·ses de métier.

Le colloque proposera un atelier destiné aux jeunes chercheur·es. En effet, la nature particulière des objets de la culture de masse et la cohabitation avec les savoirs amateurs implique tout à la fois des méthodologies et des stratégies particulières d’accès et de traitement, alors que la multiplication des producteurs d’histoire (médias, collectivités territoriales, agences de communication…) interroge, plus qu’auparavant sans doute, le rôle de l’histoire dans des sociétés fortes consommatrices de passé.

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais, en espagnol ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

[1] Antoine Prost, Douze leçons sur l’histoire, Paris, Seuil, 2014.

[2] https://ams.hypotheses.org/

[3] Sophie Maisonneuve, « L’industrie phonographique et la patrimonialisation de la musique dans la première moitié du XXe siècle », Le Temps des médias, 22-1, 2014, p. 77‑91.

[4] Rémy Campos, « Philologie et sociologie de la musique au début du XXe siècle », Revue d’histoire des sciences humaines, no 14-1, 2006, p. 19‑47.

[5] Georges Michel Coissac, Histoire du cinématographe de ses origines à nos jours, Paris, Hachette Livre BNF, 2022 [1925].

[6] Benoît Crucifix, Drawing from the Archives: Comics Memory in the Contemporary Graphic Novel, Cambridge, United Kingdom ; New York, NY, Cambridge University Press, 2023.

[7] Benoît Crucifix, « Sortie des encombrants : Fabrique du patrimoine de la bande dessinée de journal aux États-Unis », Sociétés & Représentations, 53-1, 2022, p. 167‑186.

[8] Patrice Flichy, Le Sacre de l’amateur: Sociologie des passions ordinaires à lère numérique, Paris, SEUIL, 2010.

[9] Nathalie Heinich, « L’artification de la bande dessinée », Le Débat, 195-3, 2017, p. 5‑9.

[10] Henry Jenkins, « Chapitre 8. Confessions d’un Aca/Fan », in Introduction à l’étude des cultures numériques, Armand Colin, 2020, p. 173‑176.

[11] Henry Jenkins, Dawn of a New Era: Reinventing Confessions of an Aca-Fan — Pop Junctions, http://henryjenkins.org/blog/2022/10/15/new-editors,  consulté le 13 février 2026.

 

Pierre Salmon – Librairie Tonnet, Pau

Mercredi 27 mai, à partir de 18 heures, la librairie Tonnet reçoit Pierre Salmon, co-auteur, avec François Godicheau et Mercedes Yusta, de La Guerre d’Espagne (1936-1939). La démocratie assassinée,  publié aux éditions Tallandier il y a quelques semaines (mars 2026).

Pierre Salmon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Ecole normale supérieure de Paris.

L’entrée est gratuite mais l’inscription auprès de la librairie est requise.

 

Parlement(s) n°44 – Savoirs d’États : l’Espagne et la France en miroir (XIXe-XXIe siècles)

Dossier coordonné par Benjamin Duinat et Alexis Vrignon

Les savoirs d’État constituent, depuis une vingtaine d’années, un sujet fertile en postulant que la connaissance des mondes sociaux et l’action publique se nourrissent mutuellement. Ils permettent ainsi d’observer comment fonctionnent les rouages de l’État. Ce dossier se propose d’explorer ce chantier à partir d’articles de recherche et de commentaires de sources sur l’Espagne et la France, dont le degré de décentralisation n’est pas le même.
Quels savoirs sont considérés comme utiles, indispensables ou superflus au bon fonctionnement de l’État ? Quelles cultures politiques et administratives révèlent-ils ? En quoi constituent-ils un instrument de négociation de l’action publique ? À ces axes de recherche, en partie convergents, s’ajoute une approche concrète visant à explorer les savoirs tels qu’ils sont pratiqués par les agents de l’État à l’époque contemporaine. Il s’agit aussi, dans un va-et-vient permanent entre Espagne et France, d’analyser les représentations réciproques et les circulations des savoirs d’État. Mises en miroir, celles ci donnent l’occasion de scruter similitudes, différences et interdépendances dans une perspective comparatiste et transnationale des constructions étatiques de ces deux pays de l’Europe du Sud-Ouest.

Presses Universitaires de Rennes

Date de parution : 14/05/2026

Revues : Parlement(s), revue d’histoire politique  – N° 44

EAN : 9791041310616

Nb de pages : 310

 

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Table des matières

Introduction

Jeudi d’ITEM – Dima de Clerck

Jeudi 30 avril nous aurons le plaisir d’accueillir Mme Dima de Clerck dans le cadre du cycle thématique des Jeudis d’ITEM consacré aux Écritures de l’Histoire.

Mme de Clerck, enseignante universitaire au Liban (Université américaine de Beyrouth- Université Saint-Joseph de Beyrouth), chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient est l’invitée du laboratoire ITEM et donnera une conférence sur le thème “Écrire l’histoire de guerre“.

Elle aura lieu à 14h en salle Chadefaud de l’institut Claude Laugénie, à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Pour assister à distance à cette séance des Jeudis d’item (lien TEAMS) : Rejoindre la réunion maintenant

Dima de Clerck présentera à la librairie Tonnet (Pau) le 30 avril, 18h00 son livre sur Le Liban en guerre de 1975 à nos jours (Folio, 2025). 
L'entretien sera animé par Loïc Artiaga

L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques, 21éme édition

Journées scientifiques, éducatives et culturelles organisées par l’Association PauSES en partenariat avec l’UPPA (SAPS-ITEM-TREE) + ITS – Lycées-Mairie de Lasseube


L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques, 21éme édition

Thème : « Questions environnementales et classes sociales » (27-30 avril, fin juin 2026) – Pyrénées-Atlantiques)

Argument scientifique


Depuis 2003 notamment, l’UPPA à travers notamment le laboratoire ITEM, développe les actions culturelles, pédagogiques et scientifiques, notamment en sciences sociales sur le territoire des Pyrénées-Atlantiques en partenariat avec les lycées (à travers l’inspection académique), les collectivités territoriales et les associations culturelles ; cela s’est traduit par la signature d’une convention partenariale qui vient d’être renouvelée pour cinq ans.

L’objectif principal de rassembler et de sensibiliser sur le territoire du Département des Pyrénées-Atlantiques, les professionnel-le-s de la sociologie et des sciences sociales, de l’enseignement du secondaire, du supérieur (UPPA à travers ses formations (notamment la sociologie et l’histoire,) ses laboratoires de recherches, (notamment ITEM et TREE), de l’Institut du Travail Social, ainsi que les lycéen-ne-s, le tissu associatif des territoires, et potentiellement toute-s les citoyen-ne-s sur les questions de société et d’éducation populaire. Il s’agit ainsi de :
– Renforcer les interactions entre la science et la société.
– Contribuer à la diffusion scientifique sous la forme de l’éducation populaire avec la mise à disposition des bandes dessinées sur la sociologie de Bourdieu

L’impact des questions environnementales sur le devenir des populations aux échelles locales et globales, ainsi que sur les manières des chercheur-e-s d’appréhender les dimensions sociales retient de plus en plus l’attention des collectifs sociaux, de la société civile et des décideurs. La multiplication des actions collectives des mouvements sociaux en faveur de la protection de la bio-diversité, de même que l’éducation citoyenne amène à questionner ensemble, la question sociale et la question environnementale du fait des inégalités sociales d’accès aux ressources de la nature, aux biens d’équipements et pour faire face aux conséquences des dérèglements écologiques et des actions humaines. C’est dans cette préoccupation scientifique et sociétale que l’école universitaire de recherche de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) s’est fixée pour objectif de former des chercheur-e-s éclairé-e-s sur les enjeux de l’énergie et de l’environnement, aptes à appréhender leur complexité et à proposer des solutions innovantes face aux enjeux des transitions. Le partenariat que l’UPPA a signé entre autre avec les acteurs et actrices travaillant sur le territoire, à l’instar avec l’Association PauSES, les établissements scolaires, l’Institut du Travail Social -Pierre Bourdieu, les associations lasseuboises et les collectivités territoriales s’inscrit dans cette dynamique scientifique et responsable d’écologie sociale permettant notamment de concilier développement, environnement sécurisé et biodiversité préservée ; de représenter et construire les territoires du futur.

En effet, de nos jours, sans doute plus que jamais, l’idée de sens commun d’une nature appréhendée autour d’une opposition entre le naturel et l’artificiel, le sauvage et le domestique, la nature et la culture est particulièrement remise en cause par la globalisation des questions environnementales ; telles le réchauffement climatique, les tempêtes, la sécheresse, l’effet de serre, les inondations, les incendies, la famine, l’insécurité alimentaire, la pollution, les contaminations, etc., qui conduisent au détraquement de la biosphère, à la crise de l’environnement naturel, social, politique et économique. Précisément, ce qui caractérise aujourd’hui la question environnementale c’est l’effacement accentué du partage entre le naturel et le social dans la réalité, dont la représentation du monde ; en ce sens que les problèmes environnementaux sont des problèmes socio-économiques, et que ce sont les activités de la vie sociale qui, depuis l’âge industriel agissent sur le naturel et le dégradent. D’où l’idée de crise environnementale, souvent utilisée, et depuis 1990 notamment, la notion « d’anthropocène », employée en partage aussi bien par les géologues, les chimistes que les chercheur-e-s en sciences humaines et sociales pour caractériser la nouvelle époque géologique résultant de l’impact des actions humaines dans les processus bio-géo- chimiques1. 2. Avec bien sûr, advenus le plus récemment, les impacts environnementaux aussi bien que sociaux, économiques, culturels, politiques, que ne manque pas d’induire la rapide diffusion mondiale des outils de l’ « intelligence artificielle ».

Dans un tel contexte, comment les sciences sociales et humaines, notamment la sociologie peuvent-elles, à travers des questionnements, des analyses, apporter leur part de réponses aux attentes des collectifs sociaux, des classes sociales et des individus en quête de sens ? Particulièrement, il apparaît indispensable scientifiquement d’ « explorer ,la condition écologique des classes sociales », i.e. in fine, « rapports sociaux de domination qui s’expriment via les inégalités écologiques comme à travers les politiques pour y remédier »3
Comment alors et de quelle manière instaurer de nouveaux rapports des humains à la collectivité, à leur environnement ? Avec la globalisation des questions environnementales l’idée de justice environnementale permet-elle de répondre de manière efficace à une meilleure articulation entre le social et l’environnemental ? Sur ce plan aussi, il est nécessaire socio-anthropologiquement, d’observer et d’analyser « les mobilisations sociales et les recompositions des rapports de classe »4 qu’elles induisent autant qu’elles les supposent. Il y a à questionner les « luttes pour la définition d’une vision légitime de l’écologie susceptibles de recomposer les rapports de domination, en produisant de nouveaux antagonismes mais aussi de nouvelles alliances de classe »5,  nouvelles alliances vraisemblablement indispensables pour lutter efficacement contre les dérèglements environnementaux.

Les activités scientifiques, pédagogiques et culturelles se dérouleront du 27 au 30 avril 2026, puis fin juin, aussi bien à l’UPPA, dans les médiathèques du Département des Pyrénées-Atlantiques que dans les lycées Louis Barthou (Pau), Supervielle (Oloron Sainte-Marie), à l’ITS-Pierre Bourdieu, au lycée professionnel Aïzpurdi d’Hendaye, et dans la salle Bourdieu de la Mairie de Lasseube. Les intervenant-e-s seront de l’UPPA (ITEM et TREE), les 5 invité-e-s en provenance d’autres universités françaises et des associations culturelles des Pyrénées-Atlantiques.

1 Paul Crutzen, « L’anthropocène » in Ecologie et politique N° 34, Paris 2007, pp. 143-148.
2 Paul Crutzen, « L’anthropocène » in Ecologie et politique N° 34, Paris 2007, pp. 143-148.
3 in ARSS 255 12/2024 Ecologie et domination Seuil/EHESS, p 5
4 in ARSS 256 04/2025 Ecologie et domination Seuil/EHESS, p 5
5 Ibidem

JE Cartographie et SIG

La journée d’étude “Cartographie & SIG” aura lieu le vendredi 24 avril 2026 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Coordonnée par Mélanie Le Couédic (ITEM-UPPA) et Laurent Callegarin (IRAA-UPPA), elle se tiendra de 9h à 13h en salle BUlle de la Bibliothèque Universitaire.

Pour assister à la manifestation en visioconférence (lien TEAMS) : Rejoindre la réunion

Programme
  • Delphine Montagne, Wikimédienne en résidence
    “Il y a encore des choses à cartographier ?” Les travaux de cartographie en cours à l’UMR TREE
  • Cécile Devos, Chargée d’études Inventaire du patrimoine, Ville de Pau
    Inventaire du patrimoine et SIGweb à Pau : 2010-2025, retour sur 15 ans de données
  • Grégory Artigau, INRAP
    L’apport du Lidar pour la mise en place des diagnostics en archéologie préventive
  • Hadrien Rozier, Chargé d’études Inventaire du Patrimoine, Communauté d’agglomération du Pays Basque
    Inventaires patrimoniaux et systèmes d’information géographique à l’épreuve de la commande publique : l’exemple de la Communauté d’agglomération du Pays Basque
  • Véronique Picard et Laurent Callegarin, Université de Pau et des Pays de l’Adour, IRAA
    Le SIG “puzzle” : l’exemple de Sorde-l’Abbaye
  • Laurent Callegarin et Benoît Pace, Université de Pau et des Pays de l’Adour, IRAA/ ITEM
    La cité antique d’Elusa (Eauze) mise sous SIG

JE Patrimoines et guerres au XXIe siècle

Entre protections, conservations et médiations

24 avril 2026
Université de Pau et des Pays de l’Adour
Amphithéâtre de la Présidence

Événement scientifique organisé par les étudiants du master 2 « Patrimoine & Musées », parcours Valorisation et médiation des patrimoines de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Cette journée d’étude propose d’explorer la relation entre les patrimoines et les conflits au XXIᵉ siècle dans une perspective large, mobilisant différents contextes institutionnels et géographiques.

Pour assister à la journée à distance : https://teams.microsoft.com/meet/34673960927402?p=yuY0GeEQIV6ZebUPbY

 

Programme

8h45
Accueil des participants et introduction de la journée

Protéger les patrimoines en temps de conflit entre cadres juridiques internationaux et spécificités nationales

9h30
Flore HEINRICH (ENS Paris-Saclay / Università degli Studi di Milano, Italie)
La protection du patrimoine culturel en situation de conflit armé : une appréciation critique du cadre juridique international

10h00
Matthieu PEPE (PPSC)
La protection militaire du patrimoine : héritage, enjeux et perspectives

10h30
Discussions

10h40
Pause

10h55
Marie COURSELAUD (Bouclier Bleu France)
Protéger le patrimoine en temps de crise : le rôle du Bouclier Bleu France

11h25
Discussions

11h35
Pause déjeuner

Prise de conscience de la conservation des patrimoines : enjeux, choix et méthodes

13h30
Anthony ZURAWSKI (GASP)
La protection des biens culturels en temps de guerre : l’exemple de l’Iran, révélateur des enjeux contemporains

14h00
Pauline VERGER (Université de la Sorbonne)
Diviser ou réconcilier : les enjeux de la protection du patrimoine culturel dans le contexte du conflit chypriote

14h30
Discussions

14h40
Pause

14h55
ABDRABO Shadia – SACKHO-AUTISSIER Aminata – MILLETMarie – MARCHI Séverine – DRICI Faïza (NCAM, INHA) – (Louvre) – (Louvre) – (SFDAS, CNRS) – (SFDAS)
Une mobilisation française et internationale au service du patrimoine soudanais

15h25
Discussions

Médiations et transmissions des patrimoines en situation de conflit

15h35
Fernando ENGAMBA LIGUE (Université de Ngaoundéré, Cameroun)
Patrimoine culturel en contexte de crise sécuritaire au Cameroun : entre effacement, résilience et stratégies locales de médiation

16h05
Siham ELMALLAS (Université Cadi Ayyad, Maroc / Musée de la Musique de Marrakech)
Patrimoine musical en exil : transmission et médiation de la musique arabo-andalouse au Maroc après la chute d’Al-Andalus

16h35
Discussions

16h45
Conclusion générale

 

JE Les riches : statuts et rapports de pouvoir

Auditorium – Médiathèque André Labarrère

22 avril 2026

Le Master 2 d’Histoire, Civilisations et Patrimoine de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour organise une journée d’étude consacrée aux problématiques liées au rôle de la richesse et aux statuts sociaux qu’elle engendre, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique.

Résumé

Alors que les questionnements sur les “riches” alimentent régulièrement les débats politiques et médiatiques contemporains, cette rencontre propose d’inscrire cette thématique dans le temps long de l’histoire. En effet, loin de se limiter à l’accumulation matérielle, la richesse constitue un fait social total révélant des pratiques variées. Elle agit comme un marqueur de pouvoir et de reconnaissance sociale et, malgré l’évolution de ses formes à travers les époques, conserve une fonction essentielle : celle d’un outil de domination.

Concept complexe, la richesse englobe des dimensions sociales, politiques, culturelles et symboliques. Être riche ne consiste pas seulement à posséder, mais à transformer ses ressources en pouvoir, en prestige et en position sociale dominante.

Cette journée d’étude propose ainsi une approche diachronique, à la croisée de l’histoire, de l’histoire de l’art et de l’archéologie, afin d’observer et de comprendre l’évolution de la richesse et des statuts sociaux qu’elle véhicule, de l’Antiquité à nos jours.