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Contrat doctoral Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour

École doctorale Sciences Sociales et Humanités

Spécialité Histoire

Domaine Scientifique Sciences humaines et humanités

Unité de recherche Identités, Territoires, Expressions, Mobilités

Encadrement de la thèse : Loïc Artiaga

Financement du 01-10-2026 au 30-09-2029 origine Communauté d’agglomération Pau Béan Pyrénées

Employeur UPPA

Début de la thèse le 1er octobre 2026

Date limite de candidature (à 23h59) 31 juillet 2026

Résumé

Cette thèse intitulée « Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale : le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes » étudie l’évolution des musées de la Résistance dans une nouvelle phase mémorielle, caractérisée par la disparition progressive des témoins. En effet, le début du XXIe siècle est marqué par la disparition de grandes figures comme les époux Aubrac (†2007, †2012), ouvrant l’ère du « post-témoin » (Wievorkia, 2025 [1998]).

À partir du Musée de Pau, cette thèse propose d’analyser les transformations des dispositifs mémoriels et pédagogiques et interroge la capacité de ces musées à devenir des « laboratoires de citoyenneté ». Profitant du réseau académique de l’UPPA (via le consortium UNITA pour l’essentiel), ce travail reposera sur des comparaisons continentales. Mettant en jeu des transformations mémorielles qui touchent les sociétés européennes (Winter, 2006), la thèse permettra de penser de nouvelles configurations muséographiques dont le musée de Pau sera le cadre d’expérimentation.

Mots clés

Seconde Guerre mondiale ; Musées ; mémoires locales ; histoire comparée ; Résistance ; Déportation.

Problématique de recherche

Les Pyrénées-Atlantiques et la région de Pau disposent d’un patrimoine exceptionnel lié à la Seconde Guerre mondiale (réseaux de passeurs vers l’Espagne, histoire des résistances locales, camp de Gurs, etc.) et d’un tissu associatif dense centré sur la transmission de la mémoire.

Les progrès de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les nouveaux outils conceptuels mobilisés pour penser les questions mémorielles ont nourri des transformations d’ampleur dans des musées consacrés à la période, en France (musées de la Résistance et de la Déportation de Besançon et du Gers, tous les deux réouverts en 2023, chantier du musée de Tergnier qui doit rouvrir en 2026, etc.) et ailleurs en Europe, sur des conflits divers – et avec des enjeux différents. Si le projet de musée de la Résistance de Komeno (Grèce) a été plusieurs fois reportés, sur fond de tensions avec l’Allemagne, l’Espagne voit se créer de nouveaux espaces consacrés à la Guerre civile (1936-1939). La proximité géographique du avec l’Espagne permettra de mener des comparaisons avec le Musée de la Paix de Gernika ou le Musée Mémorial de l’exil à La Jonquera.

Inauguré dans les années 1990, le musée palois et son association sont restés en retrait des transformations muséographiques les plus récentes. C’est, paradoxalement, un point fort pour la thèse, qui pourra étudier un projet pensé il y a maintenant plus d’une trentaine d’années. En étudiant les processus et acteurs locaux et en proposant des comparaisons avec d’autres créations et rénovations récentes, la thèse doit proposer des pistes concrètes et étayées d’évolution du musée palois. 

Reposant sur une historiographie de la Seconde Guerre mondiale particulièrement dense – et marquée ces dernières années par des travaux novateurs de jeunes chercheurs (Lostec 2024, Pollack 2022) – le cadrage proposé situe le terrain de la thèse (le Musée de Pau) dans une dynamique plus large. Il s’agit de penser les questions mémorielles locales dans des perspectives comparées(« Vergangenheitsbewältigung », « travail de la mémoire » en Allemagne vs mémoires fracturées en politique de l’oubli en Espagne, voir Baby 2024) et de nourrir des transferts d’expérience et de compétence. Sans être une thèse « appliquée », le projet conçoit le musée de Pau, partenaire du projet de recherche, comme terrain d’expérimentations muséographiques (prototypes de médiation, ateliers, outils pédagogiques pour les jeunes (12–25 ans), formes de médiation inclusive)

Méthodologie

La thèse reposera en premier lieu sur un travail classique de dépouillement d’archives locales (municipalité, association à la base du musée) et d’entretiens (acteurs de transmission mémoriels, responsables des politiques culturelles). Il sera complété par une histoire du musée, de son déploiement et de son fonctionnement.

Dans un second temps, le travail de thèse déploiera une mise en contexte historiographique (que savons-nous de nouveau sur la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-elle désormais étudiée par les historien·nes ? Comment les connaissances sur la période 1939-1945 à Pau et dans sa région ont-elles évolué ?) et proposera une étude comparée des repositionnements les plus récents de musées consacrés à la Résistance et à la Déportation en France. Cet état de l’art muséographique sera confronté à des cas européens, relevant de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mais pas exclusivement. Ici, la dimension transfrontalière de l’UPPA apparaît comme un atout : en premier lieu parce que l’histoire locale des années 1930-1940 dialogue avec des mémoires plurielles (celle des émigrés espagnols, de l’engagement basque) ; ensuite parce que l’Espagne est comme un territoire où les recompositions mémorielles se jouent sur des problématiques différentes (le pays ne participe pas à la Seconde Guerre mondiale et ses lieux de mémoire portent d’autres enjeux, comme à Guernica où les questions liées au bombardement se combinent à un engagement plus large « pour la paix »). Il s’agira, avec la thèse, de porter des propositions d’insertion du musée de Pau dans des réseaux plus larges dans lesquels se situent des structures d’ambition internationale (International Network of Museums for Peace, European Observatory of Memories, etc.). 

En somme, il s’agit de dégager la singularité du cas au centre de l’étude mais aussi de nourrir une réflexion plus large sur les enjeux qu’engendrent sur le temps long le traitement des questions mémorielles nées des grands conflits ou des principales crises qui ont frappé les sociétés européennes.

Dans un troisième temps de restitution, la thèse vise à proposer des pistes de redéploiement pour le musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit notamment d’interroger la mue de ces institutions mémorielles en « laboratoires de citoyenneté » et d’évaluer dans quelle mesure ils peuvent assumer une mission de transmission de repères historiques, d’esprit critique et de compréhension des valeurs démocratiques. L’étude portera ainsi sur les conditions pratiques – outils, compétences, partenariats – qui permettent de soutenir cette mission.

L’ensemble mêle donc micro-histoire d’un musée, travail sur la transmission de la mémoire, étude comparée des politiques culturelles et mémorielles, enfin muséographie exploratoire, au service du musée et de son territoire.

Contexte

La thèse est financée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, dans le cadre des programmes de recherche en partenariat avec l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Les projets financés dans ce cadre visent l’accompagnement de projets de recherche structurants et/ou en prise avec le tissu économique ou institutionnel local, en lien avec les priorités de l’UPPA et accompagnent les dynamiques transfrontalières (Aragon, Navarre, Pays Basque).

Le laboratoire d’accueil est ITEM, où différents travaux (recherches collectives, monographies, doctorats) ont porté ces dernières années sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ou sur la mémoire des conflits dans une perspective transnationale. Le laboratoire privilégie une approche pluridisciplinaire et internationale (avec un ancrage pyrénéen) des sujets traités.

Profil et compétences recherchées

Un CV et une lettre de motivations seront envoyés. Le·la candidat·e devra réunir les qualifications académiques et les compétences scientifiques suivantes :

– Formation et niveau académique

Master 2 d’histoire contemporaine ou axé sur les questions patrimoniales obtenu avec la mention Très Bien (condition requise). Le jury de sélection sera attentif à la qualité du mémoire de master, à la rigueur de l’argumentation et à la maîtrise des outils de la recherche historique.

– Connaissance du contexte historique

Le·la candidat·e devra démontrer une très bonne connaissance du contexte historique du projet : Guerres mondiales, histoire de la Résistance, histoire et enjeux de l’histoire de la Déportation, questions mémorielles, muséographie.

– Qualités personnelles et professionnelles

Autonomie dans la conduite du travail de recherche ; puissance et régularité de travail, indispensables pour mener de front l’enquête archivistique, les entretiens de terrain et la rédaction ; grande disponibilité pour s’intégrer pleinement à la vie scientifique du laboratoire ITEM et pour développer des activités liées à la thèse (séminaires, partenariats, actions de valorisation). Une ouverture aux démarches interdisciplinaires et une aisance relationnelle pour le travail avec les associations sont également attendues.

Recrutement Chercheur.e post-doctorant.e en histoire contemporaine

Chercheur·e post-doctorant·e en histoire contemporaine

Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) – ITEM UR 3002
Campus de Pau
Projet MITHIC (Interreg POCTEFA – UE)


Du 1er septembre 2026 au 31 août 2028 (2 ans)

Présentation du poste

Le laboratoire ITEM UR 3002 de l’UPPA recrute un·e chercheur·e post-doctorant·e en histoire contemporaine (section 22 CNU) à 100 % pour deux ans à partir du 1er septembre 2026, spécialisé·e en histoire de la mémoire ou/et en histoire des conflits contemporains – notamment la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale.

Financé par le projet européen Interreg POCTEFA MITHIC, pour la période du 1er septembre 2026 au 31 août 2028, ce post-doctorat a pour objet l’analyse des « mémoires démocratiques » liées à la guerre d’Espagne et à la Seconde Guerre mondiale dans les espaces transfrontaliers de la zone occidentale des Pyrénées, en contribuant à une approche comparée France-Espagne et à une synthèse historiographique sur ces questions. Il vise notamment à développer une approche comparée des dynamiques mémorielles de part et d’autre de la frontière, en articulation avec une réflexion historiographique sur ces enjeux.

Le·la post-doctorant·e contribuera plus particulièrement à l’étude des mémoires liées aux internements. Il·elle participera à l’identification et à l’analyse des acteurs de ces mémoires, en particulier dans le monde associatif, ainsi qu’à la collecte et à l’exploitation de sources variées (archives publiques et privées, archives orales, fonds audiovisuels, notamment de l’INA). Une attention particulière sera portée aux terrains situés au nord de la frontière, dans une perspective comparée avec les espaces espagnols concernés (Pays basque, Navarre, Aragon).

Principales tâches

  • Recenser, collecter et analyser les sources relatives aux mémoires étudiées (archives, témoignages, corpus audiovisuels), en les inscrivant dans une perspective historiographique ;
  • Réaliser des enquêtes orales auprès d’acteurs-ressources, notamment associatifs ;
  • Organiser en lien avec les centres d’archives impliqués un corpus de données partagé, en lien avec les centres d’archives partenaires, en vue de son exploitation dans un environnement collaboratif ;
  • Contribuer à la vie scientifique du projet, notamment en co-organisant des événements de recherche (conférences, journées d’étude, etc.), en lien avec les partenaires français et espagnols ;
  • Contribuer aux actions de valorisation et de diffusion de la recherche, notamment par la rédaction d’articles et la participation à une publication collective du projet.

Environnement de travail

Le·la post-doctorant·e travaillera en étroite collaboration avec les titulaires du laboratoire impliqués dans le projet (5 enseignant·es-chercheur·es, 2 ingénieur·es d’étude et la gestionnaire), ainsi qu’avec les partenaires académiques du projet, en particulier les universités du Pays basque, de Navarre et de Saragosse.

La maîtrise de l’anglais et de l’espagnol est indispensable. Des déplacements ponctuels dans les territoires concernés sont à prévoir (permis B requis).

Le·la post-doctorant·e sera accueilli·e au sein du laboratoire ITEM, sur le campus de Pau, où il·elle disposera d’un poste de travail équipé à l’Institut Claude Laugénie. Une présence quotidienne est obligatoire. L’organisation du travail sera définie en concertation avec la responsable du projet et la direction de l’unité.

Le télétravail pourra être envisagé dans le cadre des dispositions réglementaires en vigueur à l’UPPA.

Les missions de terrain seront financées par le projet, conformément aux règles en vigueur à l’UPPA et aux modalités définies par le programme POCTEFA.

Dossier de candidature

  • Un CV détaillé avec les références exactes des publications ;
  • Le rapport de soutenance de la thèse de doctorat ;
  • Une lettre de candidature (2 pages) ;
  • Une lettre de recommandation.

Calendrier

  • Date limite de dépôt des candidatures : 30 mai 2026
  • Auditions : entre le 10 et le 20 juin 2026 (en visioconférence)
  • Prise de poste : 1er septembre 2026

Renseignements

Épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde

Regards interdisciplinaires

Les journées d’études “Les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde : regards interdisciplinaires” organisées sous la direction d’Abel Kouvouama (Laboratoire ITEM UR3002), se tiendront les 19 et 20 mai 2026 de 9h à 18h en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH) à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Pour assister à l’événement en visioconférence : Rejoindre la réunion

Objectifs

Les objectifs de ces Journée d’étude visent notamment à favoriser et à encourager la coopération interuniversitaire dans les domaines de la formation et de la recherche. (Cf Accord-cadre UPPA-Université Marien Ngouabi de Brazzaville) ; ceci afin de questionner les frontières géographiques, relever les défis de la différence pour construire dans les représentations des territoires du local et du global. D’où l’intérêt qui consiste à  réfléchir sur les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ;  d’interroger et d’analyser le contenu du monde contemporain dans les méandres des mutations, des innovations, et des modernités plurielles ; d’articuler les rapports du local et du global, de penser  l’autre et le même sous leurs aspects les plus divers  (M. Kilani, 1992) ; d’appréhender les modalités de productions interdisciplinaires des savoirs sur les mondes africains, européens et américains.

Présentation

Le travail réflexif des sciences sociales et humaines consiste à interroger analyser le contenu de notre monde contemporain dans les méandres des mutations et des débats qui animent et structurent nos sociétés actuelles. Dans les contextes précis au niveau local comme au niveau international, et selon les différents « régimes d’historicité» (J. Revel ; 2001), les sciences sociales et humaines ont à chaque fois été confrontées à la nécessité d’un réexamen des postures épistémologiques et scientifiques prises collectivement et/ou individuellement par les chercheur-e-s. Les intervenant-e-s sont ainsi invité-e-s à définir le cadre épistémologique de leurs réflexions sur les sciences sociales africaines et africanistes ; à interroger l’objet « Afrique » dans ses diversités géographiques, politiques, économiques, sociales et culturelles ; à réfléchir dans la longue durée sur le rôle des sciences sociales dans la formation, la professionnalisation des étudiants et dans le traitement scientifique des questions concernant les sociétés contemporaines  en mouvement. Enfin, à analyser de quelle manière, les sciences sociales africaines et africanistes décryptent-elles les sociétés africaines dans la longue durée selon les différents « régimes d’historicité » caractéristiques des périodes anté-coloniale, coloniale et postcoloniale ?

Programme

Mardi 19 mai 2026


8h30
Accueil des participant-e-s dans la salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH)
9h00 – 9h20
Mot d’ouverture par le Directeur ou la Directrice adjointe d’ITEM
Mot des représentants des Universités partenaires et du Collège international de philosophie
Présentation des Journées d’étude par Abel KOUVOUAMA

Première session
9h20 – 10h00
Christian THIBON, Historien et démographe, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Champs d’expérience et horizons d’attente des générations Z en Afrique
10h00 – 10h40
Ghislain Thierry MAGUESSA EBOME, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Yê Mâm : formule ontologique et éthique dans la tradition Kwel
10h40 – 11h10
Auguste NSONSISSA, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Sur une interprétation des valeurs socio-éthiques des valeurs humaines : à propos de l’amitié en contexte africain
11h10 – 12h00 Débat général de la première session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Deuxième session
14h00 – 14h40
Yannick ESSENGUE, philosophe, Université Toulouse Jean-Jaurès (France)
Le tournant épistémico-social chez Fabien Eboussi Boulaga : des sciences sociales comme paradigme critique de l’objet « Afrique »
14h40 – 15h20
Emmanuel BANYWESIZE MUKAMBILWA, philosophe et sociologue, Université de Lubumbashi (RDC)
Pour une épistémologie de l’appropriation créatrice : spécificité et enjeux des sciences sociales
sur l’Afrique
15h20 – 15h40 Pause-café
15h40 – 16h20
Alfred Romuald GAMBOU, philosophe de l’éducation, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)/Université de Nantes (France)
L’Afrique et les affres de la société du spectacle : les défis de repenser nos rapports à notre situation historique présente
16h20 – 17h00 Débat général de la deuxième session
Suspension de la séance

Mercredi 20 mai 2026


Troisième session
8h45
Accueil des participant-e-s
9h15 – 9h50
Hervé MAUPEU, politologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
La course à pied et les Etats Est-Africains
9h50 – 10h30
Charles Zacharie BOWAO, philosophe et logicien, Université Marien Ngouabi de Brazzaville-(Congo)
La mondialité et ses apories
10h30 – 11h10
Charlemagne Simplice MOUKOUTA, psychologue clinicien, Université de Picardie Jules Verne d’Amiens (France)
L’universalité dans sa transversalité au regard des temporalités
11h10 – 12h00 : Débat général de la troisième session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Quatrième session
14h00 – 14h40
Jean-François DUPEYRON, philosophe de l’éducation, Université de Bordeaux (France)
La sagesse des lianes : pour une philosophie et une épistémologie de la rencontre
14h40 – 15h20
Abel KOUVOUAMA, philosophe et anthropologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Existe-t-il des disciplines auxiliaires dans les sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ? Contre-feux
15h20 – 16h00 Débat général de la quatrième session
16h00 – 16h15 Pause-café
16h20 – 17h30 Bilan des Journées et réunions de travail avec les représentants des universités partenaires

 

L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques, 21éme édition

Journées scientifiques, éducatives et culturelles organisées par l’Association PauSES en partenariat avec l’UPPA (SAPS-ITEM-TREE) + ITS – Lycées-Mairie de Lasseube


L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques, 21éme édition

Thème : « Questions environnementales et classes sociales » (27-30 avril, fin juin 2026) – Pyrénées-Atlantiques)

Argument scientifique


Depuis 2003 notamment, l’UPPA à travers notamment le laboratoire ITEM, développe les actions culturelles, pédagogiques et scientifiques, notamment en sciences sociales sur le territoire des Pyrénées-Atlantiques en partenariat avec les lycées (à travers l’inspection académique), les collectivités territoriales et les associations culturelles ; cela s’est traduit par la signature d’une convention partenariale qui vient d’être renouvelée pour cinq ans.

L’objectif principal de rassembler et de sensibiliser sur le territoire du Département des Pyrénées-Atlantiques, les professionnel-le-s de la sociologie et des sciences sociales, de l’enseignement du secondaire, du supérieur (UPPA à travers ses formations (notamment la sociologie et l’histoire,) ses laboratoires de recherches, (notamment ITEM et TREE), de l’Institut du Travail Social, ainsi que les lycéen-ne-s, le tissu associatif des territoires, et potentiellement toute-s les citoyen-ne-s sur les questions de société et d’éducation populaire. Il s’agit ainsi de :
– Renforcer les interactions entre la science et la société.
– Contribuer à la diffusion scientifique sous la forme de l’éducation populaire avec la mise à disposition des bandes dessinées sur la sociologie de Bourdieu

L’impact des questions environnementales sur le devenir des populations aux échelles locales et globales, ainsi que sur les manières des chercheur-e-s d’appréhender les dimensions sociales retient de plus en plus l’attention des collectifs sociaux, de la société civile et des décideurs. La multiplication des actions collectives des mouvements sociaux en faveur de la protection de la bio-diversité, de même que l’éducation citoyenne amène à questionner ensemble, la question sociale et la question environnementale du fait des inégalités sociales d’accès aux ressources de la nature, aux biens d’équipements et pour faire face aux conséquences des dérèglements écologiques et des actions humaines. C’est dans cette préoccupation scientifique et sociétale que l’école universitaire de recherche de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) s’est fixée pour objectif de former des chercheur-e-s éclairé-e-s sur les enjeux de l’énergie et de l’environnement, aptes à appréhender leur complexité et à proposer des solutions innovantes face aux enjeux des transitions. Le partenariat que l’UPPA a signé entre autre avec les acteurs et actrices travaillant sur le territoire, à l’instar avec l’Association PauSES, les établissements scolaires, l’Institut du Travail Social -Pierre Bourdieu, les associations lasseuboises et les collectivités territoriales s’inscrit dans cette dynamique scientifique et responsable d’écologie sociale permettant notamment de concilier développement, environnement sécurisé et biodiversité préservée ; de représenter et construire les territoires du futur.

En effet, de nos jours, sans doute plus que jamais, l’idée de sens commun d’une nature appréhendée autour d’une opposition entre le naturel et l’artificiel, le sauvage et le domestique, la nature et la culture est particulièrement remise en cause par la globalisation des questions environnementales ; telles le réchauffement climatique, les tempêtes, la sécheresse, l’effet de serre, les inondations, les incendies, la famine, l’insécurité alimentaire, la pollution, les contaminations, etc., qui conduisent au détraquement de la biosphère, à la crise de l’environnement naturel, social, politique et économique. Précisément, ce qui caractérise aujourd’hui la question environnementale c’est l’effacement accentué du partage entre le naturel et le social dans la réalité, dont la représentation du monde ; en ce sens que les problèmes environnementaux sont des problèmes socio-économiques, et que ce sont les activités de la vie sociale qui, depuis l’âge industriel agissent sur le naturel et le dégradent. D’où l’idée de crise environnementale, souvent utilisée, et depuis 1990 notamment, la notion « d’anthropocène », employée en partage aussi bien par les géologues, les chimistes que les chercheur-e-s en sciences humaines et sociales pour caractériser la nouvelle époque géologique résultant de l’impact des actions humaines dans les processus bio-géo- chimiques1. 2. Avec bien sûr, advenus le plus récemment, les impacts environnementaux aussi bien que sociaux, économiques, culturels, politiques, que ne manque pas d’induire la rapide diffusion mondiale des outils de l’ « intelligence artificielle ».

Dans un tel contexte, comment les sciences sociales et humaines, notamment la sociologie peuvent-elles, à travers des questionnements, des analyses, apporter leur part de réponses aux attentes des collectifs sociaux, des classes sociales et des individus en quête de sens ? Particulièrement, il apparaît indispensable scientifiquement d’ « explorer ,la condition écologique des classes sociales », i.e. in fine, « rapports sociaux de domination qui s’expriment via les inégalités écologiques comme à travers les politiques pour y remédier »3
Comment alors et de quelle manière instaurer de nouveaux rapports des humains à la collectivité, à leur environnement ? Avec la globalisation des questions environnementales l’idée de justice environnementale permet-elle de répondre de manière efficace à une meilleure articulation entre le social et l’environnemental ? Sur ce plan aussi, il est nécessaire socio-anthropologiquement, d’observer et d’analyser « les mobilisations sociales et les recompositions des rapports de classe »4 qu’elles induisent autant qu’elles les supposent. Il y a à questionner les « luttes pour la définition d’une vision légitime de l’écologie susceptibles de recomposer les rapports de domination, en produisant de nouveaux antagonismes mais aussi de nouvelles alliances de classe »5,  nouvelles alliances vraisemblablement indispensables pour lutter efficacement contre les dérèglements environnementaux.

Les activités scientifiques, pédagogiques et culturelles se dérouleront du 27 au 30 avril 2026, puis fin juin, aussi bien à l’UPPA, dans les médiathèques du Département des Pyrénées-Atlantiques que dans les lycées Louis Barthou (Pau), Supervielle (Oloron Sainte-Marie), à l’ITS-Pierre Bourdieu, au lycée professionnel Aïzpurdi d’Hendaye, et dans la salle Bourdieu de la Mairie de Lasseube. Les intervenant-e-s seront de l’UPPA (ITEM et TREE), les 5 invité-e-s en provenance d’autres universités françaises et des associations culturelles des Pyrénées-Atlantiques.

1 Paul Crutzen, « L’anthropocène » in Ecologie et politique N° 34, Paris 2007, pp. 143-148.
2 Paul Crutzen, « L’anthropocène » in Ecologie et politique N° 34, Paris 2007, pp. 143-148.
3 in ARSS 255 12/2024 Ecologie et domination Seuil/EHESS, p 5
4 in ARSS 256 04/2025 Ecologie et domination Seuil/EHESS, p 5
5 Ibidem

JE Cartographie et SIG

La journée d’étude “Cartographie & SIG” aura lieu le vendredi 24 avril 2026 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Coordonnée par Mélanie Le Couédic (ITEM-UPPA) et Laurent Callegarin (IRAA-UPPA), elle se tiendra de 9h à 13h en salle BUlle de la Bibliothèque Universitaire.

Pour assister à la manifestation en visioconférence (lien TEAMS) : Rejoindre la réunion

Programme
  • Delphine Montagne, Wikimédienne en résidence
    “Il y a encore des choses à cartographier ?” Les travaux de cartographie en cours à l’UMR TREE
  • Cécile Devos, Chargée d’études Inventaire du patrimoine, Ville de Pau
    Inventaire du patrimoine et SIGweb à Pau : 2010-2025, retour sur 15 ans de données
  • Grégory Artigau, INRAP
    L’apport du Lidar pour la mise en place des diagnostics en archéologie préventive
  • Hadrien Rozier, Chargé d’études Inventaire du Patrimoine, Communauté d’agglomération du Pays Basque
    Inventaires patrimoniaux et systèmes d’information géographique à l’épreuve de la commande publique : l’exemple de la Communauté d’agglomération du Pays Basque
  • Véronique Picard et Laurent Callegarin, Université de Pau et des Pays de l’Adour, IRAA
    Le SIG “puzzle” : l’exemple de Sorde-l’Abbaye
  • Laurent Callegarin et Benoît Pace, Université de Pau et des Pays de l’Adour, IRAA/ ITEM
    La cité antique d’Elusa (Eauze) mise sous SIG

JE Patrimoines et guerres au XXIe siècle

Entre protections, conservations et médiations

24 avril 2026
Université de Pau et des Pays de l’Adour
Amphithéâtre de la Présidence

Événement scientifique organisé par les étudiants du master 2 « Patrimoine & Musées », parcours Valorisation et médiation des patrimoines de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Cette journée d’étude propose d’explorer la relation entre les patrimoines et les conflits au XXIᵉ siècle dans une perspective large, mobilisant différents contextes institutionnels et géographiques.

Pour assister à la journée à distancehttps://teams.microsoft.com/meet/34673960927402?p=yuY0GeEQIV6ZebUPbY

 

Programme

8h45
Accueil des participants et introduction de la journée

Protéger les patrimoines en temps de conflit entre cadres juridiques internationaux et spécificités nationales

9h30
Flore HEINRICH (ENS Paris-Saclay / Università degli Studi di Milano, Italie)
La protection du patrimoine culturel en situation de conflit armé : une appréciation critique du cadre juridique international

10h00
Matthieu PEPE (PPSC)
La protection militaire du patrimoine : héritage, enjeux et perspectives

10h30
Discussions

10h40
Pause

10h55
Marie COURSELAUD (Bouclier Bleu France)
Protéger le patrimoine en temps de crise : le rôle du Bouclier Bleu France

11h25
Discussions

11h35
Pause déjeuner

Prise de conscience de la conservation des patrimoines : enjeux, choix et méthodes

13h30
Anthony ZURAWSKI (GASP)
La protection des biens culturels en temps de guerre : l’exemple de l’Iran, révélateur des enjeux contemporains

14h00
Pauline VERGER (Université de la Sorbonne)
Diviser ou réconcilier : les enjeux de la protection du patrimoine culturel dans le contexte du conflit chypriote

14h30
Discussions

14h40
Pause

14h55
ABDRABO Shadia – SACKHO-AUTISSIER Aminata – MILLETMarie – MARCHI Séverine – DRICI Faïza (NCAM, INHA) – (Louvre) – (Louvre) – (SFDAS, CNRS) – (SFDAS)
Une mobilisation française et internationale au service du patrimoine soudanais

15h25
Discussions

Médiations et transmissions des patrimoines en situation de conflit

15h35
Fernando ENGAMBA LIGUE (Université de Ngaoundéré, Cameroun)
Patrimoine culturel en contexte de crise sécuritaire au Cameroun : entre effacement, résilience et stratégies locales de médiation

16h05
Siham ELMALLAS (Université Cadi Ayyad, Maroc / Musée de la Musique de Marrakech)
Patrimoine musical en exil : transmission et médiation de la musique arabo-andalouse au Maroc après la chute d’Al-Andalus

16h35
Discussions

16h45
Conclusion générale

 

Symposium international “Water Heritage in Mountainous Areas”

Dans le cadre du Starting Grant Unita Water Heritage : Traditional Irrigation Systems and uses of Water in the Mountains et de la chaire PCITER, Patricia Heiniger-Castéret, Mathilde Lamothe, Mélanie Le Couédic et Julien Marchesi proposent le symposium international “Water Heritage in Mountainous Areas” le 10 avril 2026 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Il aura lieu en amphithéâtre 600 du bâtiment Droit Eco gestion.

Pour assister à la journée en visioconférence : Rejoindre la réunion TEAMS

Présentation

Le projet “Le patrimoine de l’eau : systèmes d’irrigation traditionnels et usages de l’eau en montagne” (Starting Grant UNITA 2025-2026) réunit des chercheurs de différentes disciplines en sciences humaines et en sciences de l’environnement (archéologie, hydrologie, anthropologie, histoire, géographie, sociologie, linguistique, droit), afin d’analyser et de valoriser des pratiques anciennes d’irrigation gravitaire, qui reposent sur une organisation collective et ont permis, pendant des siècles, une gestion équilibrée et durable de l’eau en zones de montagne.

Programme

9h : Accueil

9h15 : Introduction
Laurence Roussillon-Constanty (Université de Pau et des Pays de l’Adour), référente du hub “patrimoine culturel” (UNITA) / “Cultural Heritage”director
Laurent Jalabert (Université de Pau et des Pays de l’Adour), directeur du laboratoire ITEM UR 3002, UPPA
Mathilde Lamothe (Université de Pau et des Pays de l’Adour), Starting Grant UNITA “Water Heritage : Traditional Irrigation Systems and Uses of Water in the Mountains”
Introduction à un voyage du versant sud au versant nord des Pyrénées puis vers les Alpes / An introduction to a journey from the southern to the northern slopes of the Pyrenees and on to the Alps

9h45 : Alazne Ciarra, Alex Arzelus, Villar Arellano et Alfredo Asiáin (Universidad Pública de Navarra)
Patrimoine de l’eau dans les régions montagneuses de Navarre / Patrimonio hídrico en áreas montañosas de Navarra / Water Heritage in Mountainous Areas of Navarra

10h10 : Íñigo Mugueta (Universidad Pública de Navarra)
Forges médiévales de Navarre / Ferrerías medievales de Navarra / Medieval forges of Navarra

10h45 : Pause

11h : José Antonio Perales (Universidad Pública de Navarra)
Culture de l’eau et ouvrages hydrauliques en Navarre : ponts, moulins, foulons, stations thermales / Cultura del agua y construcciones asociadas al agua en Navarra: puentes, molinos, batanes, balnearios / Water culture and water-related constructions in Navarre: bridges, mills, fulling mills, spas

11h25 : Julien Marchesi (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
L’hydroélectricité, l’agriculture et le pastoralisme dans les Pyrénées, conflit ou harmonie (fin XIXe siècle – 1939) / Hydroelectricity, Agriculture, and Pastoralism in the Pyrenees: Conflict or Harmony (Late 19th Century–1939)

12h : Déjeuner

14h : Patricia Heiniger-Castéret (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
Les êtres fantastiques et l’eau / Fantastic Creatures and Water

14h25 : Manon Suddards Jalabert (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
Gérer les communs en haute montagne : la consécration juridique de la Commission syndicale de la vallée de Barèges (1839) et les enjeux contemporains de gouvernance de l’eau / Managing common land in the high mountains: the legal consecration of the Barèges Valley Trade Union Commission (1839)

15h : Pause

15h15 : Marco Peli, Stefano Barontini, Barbara Betioni (Università degli Studi di Brescia)
Proposta di una metodologia agroclimatica di stima della sostenibilità idrologica dell’irrigazione ancestrale: Applicazione al caso di studio delle limonaie del Garda / Proposal of an agroclimatic methodology to assess the hydrological sustainability of ancestral irrigation: Application to the case study of lake garda lemon houses

15h40 : Bruno Berthier et Julia Ambrosio (Université Savoie Mont-Blanc)
Un patrimoine alpin aussi ancestral que méconnu : les réseaux d’irrigation traditionnels à proximité du Mont-Blanc / An ancient yet little-known part of the Alpine heritage: traditional irrigation systems near Mont Blanc

16h15 : Présentation de posters scientifiques des étudiants du Master Histoire Civilisations Patrimoine

16h30 : Conclusion

Jeudi d’ITEM – Paul Bertrand, 02 avril 2026

Jeudi 2 avril 2026, M. Paul Bertrand, Professeur en histoire médiévale à l’Université catholique de Louvain, sera l’invité de notre prochain Jeudi d’ITEM.

Proposée dans le cadre du cycle thématique “Écriture de l’histoire. Les régimes de vérité”, cette conférence portera sur “Écrire l’histoire des fausses nouvelles”.

La conférence aura lieu à 14h à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie.

Pour y assister à distance, en visioconférence (lien TEAMS): Rejoindre la réunion maintenant

Colloque international Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses


Programme national POPSU Eaux-Bonnes

Sous la direction de Viviane Delpech et Laurent Jalabert

2 et 3 avril 2026 (Pau/Eaux-Bonnes)

À la croisée de l’histoire de l’art et de l’architecture, de l’histoire sociale et culturelle et de l’aménagement territorial, cette manifestation interroge la problématique du patrimoine menacé de disparition au coeur d’un environnement caractérisé par de faibles peuplements humains et l’omniprésence de la nature. Le patrimoine architectural et paysager est ici abordé dans sa richesse et sa diversité typologique (cultuelle, militaire, thermale et climatique, agropastorale) aussi bien par l’observation de son état matériel et de ses dégradations que par les actions de conservation, de sauvegarde et de valorisation mises en oeuvre au sein des territoires ruraux et montagneux, grands espaces naturels animés par leur logique propre et se trouvant particulièrement concernés par les enjeux sociétaux et environnementaux du changement climatique. Les chercheurs, issus de diverses disciplines (histoire de l’art, architecture, histoire, archéologie, droit, conservation du patrimoine), mais aussi institutions et acteurs socioéconomiques, en partagent leurs analyses spécifiques et complémentaires pour décrypter les processus de patrimonialisation et leur lien avec le territoire et les identités culturelles, de même que le rapport entre la conservation matérielle du patrimoine et un milieu marqué par de fortes contraintes environnementales.


Programme

Assistez à la manifestation en visioconférence ( lien TEAMS) 

9h Accueil institutionnel :

Laurent Bordes (Président de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour)

Jean-Baptiste Marie (Directeur général, GIP-EPAU – Programme national POPSU)

Jean-Luc Braud (Maire des Eaux-Bonnes) (sous réserve)

9h30 Introduction : Viviane Delpech (Maître de conférences en histoire de l’art contemporain, UPPA) et Laurent Jalabert (Professeur en histoire contemporaine, UPPA)

Pause

Présidence de séance : Jean-Michel Leniaud (Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études et directeur honoraire de l’École nationale des Chartes)

  • 10h Hugues Paucot (docteur en histoire moderne, Université de Pau et des Pays de l’Adour) : La dernière bataille des fortifications de montagne : chronique d’une mort annoncée ?
  • 10h30 Dominique Fayard (directrice du Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays Charolais-Brionnais) : Le bâti rural du Charolais-Brionnais : une disparition annoncée ?
  • 11h Jean-Pierre Isacco (doctorant en histoire moderne et contemporaine, Université de Corse) : La châtaigneraie de Castagniccia : histoire, effondrement et enjeux de sauvegarde d’un patrimoine agroforestier montagnard (XIXe-XXe siècle)
  • 11h30  Vincent Baron (doctorant en histoire, Université Versailles-Saint-Quentin) : Éduquer pour sauvegarder ? Les limites de la patrimonialisation forestière en milieu montagnard (fin XIXe siècle-1939)

Déjeuner

Présidence de séance : Anne-Marie Granet-Abisset (professeur émérite en histoire contemporaine, Université Grenoble-Alpes)

  • 14h Arthur Grizard (docteur en architecture, Université Grenoble-Alpes) : Qualités climatiques et patrimonialisation des architectures de cure de l’arc alpin
  • 14h30  Marco Paolucci (doctorant en architecture, Università degli Studi dell’Aquila) : The Fragile Heritage of the Abruzzo Highlands
  • 15h  Adrien Péjoan (doctorant en histoire contemporaine, Université de Montpellier) : Le Balcon cerdan : trajectoire et reconversion d’un patrimoine du climatisme infantile en Cerdagne

15h30 Pause

Présidence de séance : Esteban Castañer Muñoz (professeur en histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia)

  • 15h45 Sergio Sebastián (professeur en architecture, Universidad de Zaragoza) : La restauration du patrimoine abandonné du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Aragon
  • 16h15  Benoît Pace (postdoctorant en archéologie, Université de Pau et des Pays de l’Adour) et Patricia Heiniger-Casteret (maître de conférences en ethnologie, Université de Pau et des Pays de l’Adour) : « Quand les pierres s’effondrent » – État des lieux des constructions en pierre sèche dans les Pyrénées occidentales et leurs piémonts (projet POCTEFA PETRA)
  • 16h45  Jeanne Petitpas (doctorante en architecture, ENSA Nancy) : Numériser pour mieux conserver ? Place et limites des outils numériques dans la conservation du patrimoine rural en péril

17h15 Fin de la journée

——

9h30 Accueil institutionnel 

Jean-Luc Braud (Maire des Eaux-Bonnes) (sous réserve)

Jean-Baptiste Marie (Directeur général, GIP-EPAU – Programme national POPSU)

10h-12h Viviane Delpech (UPPA), « État des lieux d’un patrimoine menacé », visite du bourg thermal des Eaux-Bonnes

Exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes

12h Déjeuner 

Présidence de séance : Sylvie Clarimont (professeur en géographie, UPPA)

  • 13h30 Yannis Nacef (docteur en géographie, Université de Saint-Étienne) : Trajectoire des villages abandonnés en montagne : entre ruines, patrimonialisation et mise en tourisme des restes villageois – France Italie Espagne
  • 14h Stéphane Barriquand et Élodie Mas (maître de conférences, ENSA Lyon) : Retour d’expérience : la station de Montclar (Alpes de Haute-Provence)
  • 14h30 Philippe Tanchoux (professeur en droit, Université d’Orléans) : La « Labellisation », un levier de valorisation du patrimoine rural ? Regard transversal sur les processus labellisants et les patrimoines ruraux labellisés en France

15h Pause

15h15 Table ronde animée par Laurent Jalabert (UPPA) avec la participation de la Fondation du Patrimoine (Christophe Jankowiak), CRMH-DRAC Nouvelle-Aquitaine (Aude Claret, conservatrice du patrimoine), la mairie d’Eaux-Bonnes (Jean-Luc Braud, sous réserve), Atout France (à confirmer).

16h15 Conclusion générale : Jean-Michel Leniaud (Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études et directeur honoraire de l’École nationale des Chartes)

Comité scientifique

  • Esteban Castañer Muñoz, professeur en histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia
  • Sylvie Clarimont, professeur en géographie, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Anne-Marie Granet-Abisset, professeur émérite en histoire contemporaine, Université de Grenoble-Alpes
  • Ascensión Hernández Martínez, professeur en conservation et restauration du patrimoine artistique, Universidad de Zaragoza
  • Jean-Michel Leniaud, directeur d’étude à l’École Pratique des Hautes Études, directeur honoraire de l’École nationale des Chartes
  • Nicolas Meynen, maître de conférences HDR en histoire de l’art contemporain, Université de Toulouse-Jean Jaurès
  • María Pilar Poblador Muga, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universidad de Zaragoza

Comité d’organisation 

  • Viviane Delpech, maître de conférences en histoire de l’art contemporain et patrimoine, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Laurent Jalabert, professeur en histoire contemporaine, Université de Pau et des Pays de l’Adour
<object class="wp-block-file__embed" data="https://item.hypotheses.org/files/2026/03/Programme-colloque-Popsu-2026-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="<strong>Programme colloque Popsu 2026Programme colloque Popsu 2026Télécharger

Contacts

viviane.delpech@univ-pau.fr

laurent.jalabert@univ-pau.fr

Wikicafé – Patricia Heiniger-Castéret

Les Wikicafés, rendez-vous mensuel proposés par le projet du Ministère Wikifier la science, accueillent Patricia Heiniger-Castéret ce mardi 10 mars 2026,
pour un webinaire autour du thème “Écrire le patrimoine culturel immatériel sur les projets Wikimédia“.

> Mardi 10 mars 2026, 13h en visio : cnrs.zoom.us/j/98818377553?pwd=4Lf6YcG7B2ozVUhQnU0iPLEUYa4R7A.1#success

AAC – Journée d’étude Patrimoines et guerres au XXIème siècle : entre protections, conservations et médiations

Présentation/Résumé


Cette journée d’étude se tiendra le 24 avril 2026 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et propose d’explorer la question de la relation entre les patrimoines et les conflits au XXIème siècle. Cet événement scientifique est organisé par les étudiants du master 2 Patrimoine & musées parcours Valorisation et médiation des patrimoines de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Il s’agit, dans le cadre de cette manifestation, de questionner les enjeux liés aux patrimoines en temps de guerre et après les conflits. Cette réflexion s’appuie sur les protections juridiques, les méthodes de conservations et les médiations auprès des différents publics au sein d’institutions et d’espaces géographiques variés.

Argumentaire

L’objectif de cette journée est de questionner, par le biais d’une approche transdisciplinaire, l’expression d’un lien entre la protection et la valorisation patrimoniale dans le paysage institutionnel, social, politique, culturel et juridique des sociétés actuelles.

Cette journée d’étude se veut transdisciplinaire. Ainsi, l’apport de chaque discipline permettra de décentrer les conceptions et les réflexions en apportant des points de vue, des approches et des méthodes différentes. L’intérêt réside dans le dialogue naissant des confrontations des différentes sources et disciplines.

Dans un contexte de conflits permanents et émergents, les questions patrimoniales sont de plus en plus présentes sur la scène internationale et au cœur des institutions.

La notion de patrimoine est largement partagée, mais chaque pays en propose une définition et une perception qui lui est propre. Il n’est plus envisagé comme une entité unique, mais comme une pluralité, amenant à parler des patrimoines. En France, le Code du Patrimoine, dans son article 1, le définit comme : « l’ensemble des biens, immobiliers ou mobiliers, relevant de la propriété publique ou privée, qui présentent un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique. Il s’entend également des éléments du patrimoine culturel immatériel, au sens de l’article 2 de la convention internationale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée à Paris le 17 octobre 2003 et du patrimoine linguistique, constitué de la langue française et des langues régionales. L’État et les collectivités territoriales concourent à l’enseignement, à la diffusion et à la promotion de ces langues. »

Le terme patrimoine renvoie à ce qui est transmis d’une génération à l’autre. Cette idée implique un devoir de continuité. Il participe ainsi à la construction de l’identité des individus et, plus largement, de celle des communautés, qu’elles soient nationales ou non. Il contribue également au rayonnement des sociétés. Toutefois, en période de conflit armé, les patrimoines peuvent devenir des instruments d’oppression et de domination. Ces derniers sont alors mobilisés comme des outils de propagande visant à légitimer un affrontement. À l’inverse, leur destruction peut être utilisée comme un moyen de contraindre l’adversaire. Les atteintes portées aux patrimoines affectent non seulement les populations locales, mais également l’ensemble de la communauté internationale. La destruction de Palmyre en constitue un exemple emblématique : la cité, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, a été en partie détruite par l’État islamique, suscitant une vive émotion à l’échelle mondiale (Crogiez-Pétrequin, 2025). Plus récemment, à la suite de l’éclatement du conflit russo-ukrainien, la cathédrale de la Transfiguration à Odessa a été bombardée en 2023. Dernièrement encore, la bande de Gaza a été le théâtre d’une destruction massive du patrimoine, qu’il soit matériel ou immatériel (Slitine, 2024). Ces attaques dirigées contre ces derniers traduisent une volonté délibérée d’affaiblir l’identité de l’adversaire.

Les atteintes portées aux patrimoines ne concernent pas uniquement les conflits armés directs, mais s’inscrivent également dans des contextes de guerres dites « froides », de conflits indirects ou de situations de tensions impliquant une pluralité d’acteurs, qu’ils soient étatiques ou non étatiques. Ces dynamiques s’observent aussi bien pendant les affrontements qu’au cours des périodes de post-conflit, marquées par des répressions politiques, sociales ou culturelles visant certaines populations. Dans ces contextes, la destruction du patrimoine, et plus particulièrement du culturel immatériel, devient un moyen de réduire au silence des minorités ou des groupes marginalisés. Les exemples du Rwanda ou encore du conflit chypriote opposant les communautés grecque et turque illustrent cette volonté d’effacement culturel au sein même d’un territoire (Pouillès Garonzi, 2020). Celle-ci s’exerce parfois sans affrontement armé ouvert, mais à travers des mécanismes de domination internes. La notion de guerre renvoie ainsi à une réalité plus large que le seul affrontement militaire : elle englobe les conflits civils, les périodes de post-guerre qui s’inscrivent dans la durée, ainsi que les traumatismes persistants au sein des sociétés concernées. Par ailleurs, ces phases de reconstruction peuvent également donner lieu, plusieurs années après la fin des conflits, à une résurgence et à une revalorisation de patrimoines liés à la guerre. Cette mise en lumière tardive des patrimoines conflictuels participe alors à la reconstruction des mémoires collectives et à la reconnaissance des populations affectées, faisant de celui-ci un levier de résilience et de transmission.

Depuis une dizaine d’années, les conflits armés connaissent une recrudescence sur la scène internationale. Désormais récurrents, ils touchent l’ensemble des continents et affectent directement les patrimoines. Aucun type n’est épargné : le patrimoine matériel, les paysages naturels, ainsi que le culturel immatériel sont tous concernés par les destructions, les dégradations ou les disparitions liées aux conflits (Zunino, 2020). Face à ces atteintes multiples, se pose la question des dispositifs de protection existants, tant à l’échelle internationale que nationale, et de leur capacité réelle à les préserver en temps de guerre et de post-conflit (Nicolas, 2016). Il s’agit alors d’interroger les cadres juridiques mis en place : les juridictions les plus anciennes sont-elles encore respectées ? Exercent-elles un impact effectif et dissuasif ? Ou révèlent-elles aujourd’hui leurs limites ?

Cette réflexion conduit également à s’interroger sur l’émergence de nouveaux instruments juridiques destinés à pallier les insuffisances des dispositifs existants. Certaines normes, telles que la Charte de Venise, relèvent davantage de la recommandation que de la contrainte juridique, ne disposant ni de caractère répressif ni de mécanismes de sanction. Dès lors, la question se pose de la nécessité de renforcer les outils de protection par des textes plus contraignants, à l’image de certaines résolutions des Nations Unies, notamment les résolutions 2100 et 2347, ou encore de la Convention de La Haye. Ces textes s’inscrivent dans un cadre juridique plus large, élaboré à partir de l’après-Seconde Guerre mondiale, marqué par le principe du « plus jamais ça », et visant à instaurer un système international de protection du patrimoine, relayé par des législations nationales (Négri et Schlanger, 2024).

Toutefois, près de 80 ans après la Seconde Guerre mondiale, l’efficacité de ces dispositifs mérite d’être questionnée. Ces mesures sont-elles encore pleinement respectées ? Permettent-elles réellement de dissuader les États et les acteurs armés de s’en prendre aux patrimoines ? Assurent-elles une protection suffisante contre le pillage, la destruction et le trafic des biens culturels ? Plus largement, l’ensemble des mécanismes mis en place pour garantir la conservation des objets, des pratiques et des espaces patrimoniaux demeure-t-il adapté aux réalités contemporaines des conflits ? Ces cadres juridiques sont-ils complets, actualisés et appliqués de manière effective, ou relèvent-ils d’une application au cas par cas, révélant ainsi leurs fragilités ?

Si le cadre juridique constitue un premier niveau de protection, il ne saurait à lui seul garantir la sauvegarde effective du patrimoine en temps de conflit. Cette protection repose, également, sur les pratiques concrètes de conservation mises en œuvre par les institutions patrimoniales.

En effet, la conservation est au cœur des missions des institutions patrimoniales. Elle regroupe l’ensemble des actions visant à assurer la préservation des biens culturels, depuis leur identification jusqu’à leur transmission. Elle comprend notamment la mise en réserve des objets, le récolement, l’établissement des inventaires, les opérations de restauration, ainsi que l’ensemble des études scientifiques et techniques menées autour des œuvres. Ces démarches permettent non seulement de mieux connaître les objets, mais aussi d’en garantir la pérennité matérielle. La conservation inclut également la conservation préventive, qui vise à limiter les risques de dégradation avant même toute intervention curative. Toutefois, dans un contexte de conflit armé, cette approche se heurte à de nombreuses contraintes : l’urgence prime alors sur la prévention, et l’objectif devient de sauver les biens les plus emblématiques ou les plus menacés (Brun et Delestre, 2022). Dans ces situations extrêmes, la conservation débute parfois dès le déclenchement du conflit, voire directement sur le champ de bataille, grâce à l’intervention d’unités militaires spécialisées dont la mission est d’assurer la protection physique du patrimoine (Leloup, 2020).

Toutefois, la protection du patrimoine ne se résume pas à sa seule conservation matérielle. Elle implique également un travail de transmission, d’interprétation et d’appropriation constituant les enjeux de la médiation.

De fait, la médiation s’adresse à l’ensemble des publics, qu’il s’agisse d’adultes, d’enfants ou de publics dits empêchés, dans une acception volontairement large et inclusive du terme « public ». La médiation vise ainsi à établir un lien entre les patrimoines et les visiteurs, en adaptant les discours, les supports et les dispositifs afin de les rendre compréhensibles et audibles par et pour tous. Il ne s’agit pas seulement de transmettre des savoirs, mais de les traduire de manière intelligible, en tenant compte des niveaux de compréhension, des attentes et des sensibilités des différents publics. Dans les contextes de post-guerre, la médiation revêt une dimension particulière, puisqu’elle doit composer avec des mémoires encore sensibles, des traumatismes collectifs et des récits parfois conflictuels. Les institutions patrimoniales, les communautés, les collectivités territoriales et les États sont alors amenés à concevoir des dispositifs de médiation spécifiques, capables de présenter ces patrimoines marqués par la violence sans les figer dans une lecture unique. À travers des expositions, des parcours de visite, des actions éducatives ou des dispositifs participatifs, ces acteurs publics cherchent à accompagner les sociétés dans la compréhension du passé et à favoriser le dialogue (Guzin Lukic, 2004). La médiation devient ainsi, un outil essentiel pour aborder les patrimoines issus des conflits, en permettant leur mise en récit, leur transmission et leur appropriation, tout en prenant en compte les enjeux politiques et sociaux aux situations de post-conflit (Golonka, 2024).

Ainsi, l’étude des patrimoines en contexte de conflit armé et de post-conflit met en lumière l’étroite interdépendance entre les cadres juridiques, les pratiques de conservation et les dispositifs de médiation portés par les institutions culturelles. La protection du patrimoine ne peut être envisagée de manière isolée : elle repose sur un ensemble de normes internationales et nationales, élaborées dans l’après-guerre afin de prévenir les destructions et de limiter les atteintes aux biens culturels, mais dont l’efficacité et l’application demeurent aujourd’hui questionnées face à la multiplication et à la complexification des conflits contemporains. Ces cadres juridiques constituent néanmoins le socle à partir duquel s’organisent les actions de conservation, qu’il s’agisse de mesures d’urgence mises en œuvre dès l’éclatement des conflits ou de politiques de préservation et de restauration inscrites dans le temps long de la reconstruction. Parallèlement, la médiation apparaît comme un levier essentiel pour donner sens à ces patrimoines fragilisés, en particulier dans les contextes de post-guerre marqués par des mémoires sensibles et des traumatismes persistants. En rendant les patrimoines accessibles, les communautés, les institutions, les collectivités territoriales et les États participent à la transmission des savoirs, à la reconnaissance des expériences vécues et à la reconstruction des identités collectives. La conservation et la médiation s’inscrivent ainsi dans une dynamique complémentaire, soutenue par les dispositifs juridiques, faisant du patrimoine à la fois un enjeu de protection, un outil de résilience et un vecteur de dialogue au sein des sociétés contemporaines confrontées aux héritages des conflits.

A partir de ces éléments, nous pouvons alors entrevoir des pistes d’analyses stimulantes. À cette occasion, nous tenterons de croiser les réflexions autour de ces sujets à la lumière des enjeux actuels de nos sociétés.

Comment les textes juridiques assurent-ils la protection des patrimoines ? Comment évoluent-ils ?
● Protections juridiques du patrimoine culturel ;
● Géopolitiques des patrimoines ;
● Patrimoine culturel mondial en péril ;
● L’utilisation idéologique des patrimoines en temps de conflit ;
● Génocide culturel ;

Face à l’urgence, que faut-il conserver et quels en sont les critères ? Quels sont les moyens mis en place pour la conservation après les conflits?
● Conservation et prise de conscience des patrimoines en danger ;
● Choix de conservation des patrimoines en péril ;
● Les moyens de conservation des patrimoines dans les zones de conflits;
● Les préservations et destructions du patrimoine archéologique dans les zones de conflit ;
● Protections des patrimoines : les moyens humains, financiers et matériels mis en oeuvre ;
● L’apport de l’archéologie sur la connaissance des conflits ;
● Traitement des espaces naturels en période de guerre et post-guerre ;
● Traitement de l’urbanisme en période de guerre et post-guerre ;
● Métamorphose et réappropriation des espaces ;

Dans quelle mesure la médiation patrimoniale constitue-t-elle un levier essentiel pour la valorisation et l’appropriation des patrimoines issus des conflits, tout en prenant en compte la pluralité des acteurs, des dispositifs et des publics ?
● Choix de médiation autour des conflits et de leurs patrimoines ;
● La place des individus dans la médiation des conflits ;
● Médiation culturelle des conflits ;
● Médiation des conflits par l’art ;
● Médiation numérique pour la conservation et la représentation des conflits ;
● Education Artistique et Culturelle ;
● Discours historique et transmission scolaire ;
● Discours historique et appropriation artistique ;
● Représentations contemporaines des conflits dans l’art audiovisuel et vivant ou le divertissement (cinéma, jeux vidéo, littérature, théâtre, etc.).

Qui détient la légitimité et la responsabilité dans les questions juridiques, de conservations et de médiations ?

Bibliographie

Bassirou O. (2022), « Les biens culturels dans les résolutions du Conseil de sécurité : la sauvegarde de l’identité des peuples à travers la mémoire blessée », Civitas Europa, n° 48-1, p.83-100.

Billard C. (dir.) [2024], « Archéologie des conflits contemporains, Revue archéologique de l’Ouest », Presses Universitaires de Rennes, Hors-Série n°13.

Bocquet D. (2010) « Dresde : reconstruction, processus de patrimonialisation et investissement civique », dans Harismendy P. (dir.), Rénovation urbaine et patrimoines, Saint-Brieuc, Rencontres urbaines de Mazier, p. 132-144.


Brigode S. et Najjar I. (2025), « Conflits armés et patrimoine », Regards croisés sur l’économie, n° 36-1, p. 227-234.DOI : https://doi-org.rproxy.univ-pau.fr/10.3917/rce.036.0227.


Brun Y. et Delestre X. (2022) « La sauvegarde du patrimoine archéologique : un impératif urgent », Archéologia, Hors-série, n°39, p. 14-15.


Crogiez-Pétrequin S. (2025), « Introduction. Palmyre-Tadmor : le patrimoine culturel en guerre », Les Cahiers d’EMAM, n°36. DOI : https://doi.org/10.4000/131ke.


Elter René (dir.) (2025), Gaza, comment transmettre le patrimoine : le programme Intiqal, Edition Rive Neuve, Paris.


Even-Zohar I. (2017), « Le patrimoine qui attise les conflits », Ethnologies, n° 39-1, p.251-264. DOI : https://doi.org/10.7202/1051063ar.


Golonka J. (2024) « Expériences immersives et médiations mémorielles. Une approche infocommunicationnelle des reconstitutions des tranchées de la Première Guerre mondiale »,nCulture & Musées, n° 44, p. 200-206. DOI : https://doi.org/10.4000/12svw.


Guzin Lukic N. (2004), « Patrimoine, musée et médiation », dans Guilebert L., Médiations et francophonie interculturelle, Québec, Presses de l’université Laval p. 139-157.


Leloup, M. (2020), « Négocier l’élargissement de la sécurité à l’ONU : la protection du patrimoine culturel par les opérations de maintien de la paix. », Négociations, n° 34-2, p. 95-109. DOI : https://doi.org/10.3917/neg.034.0095.


Leloup M. (2019), « La formation des casques bleus à la protection des biens culturels au Mali, une révolution ? », Cahiers d’histoire, n°142, p. 61-75.


Michel V. (2020), « Le trafic illicite des biens culturels dans les pays en conflit. De l’identification des objets : la judiciarisation des affaires », Patrimoines, la revue de l’INP, n° 15, p. 58-65.


Neglia G., Angrisano M., Mecca I. et Fabbrocino F. (2024), « Patrimoine culturel en péril dans, les conflits mondiaux : contribution des outils numériques à sa préservation », Heritage, ,n° 7-11, p. 6343-6365. DOI : https://doi.org/10.3390/heritage7110297.


Nicolas M. (2016), « Le procès de Tombouctou : Un tournant historique ? », La Revue des droits de l’homme. DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.2109.


Négri V. (dir.) (2014), Le Patrimoine culturel, cible des conflits armés de la guerre civile espagnole aux guerres du 21e siècle, Bruxelles, Bruylant.

Négri V. et Schlanger N. (dir.) [2024], 1941. Genèse et développements d’une loi sur l’archéologie, Paris, La Documentation française.


Pouillès Garonzi M. (2020), « Géopolitique du patrimoine culturel immatériel sur l’île de Chypre, l’exemple linguistique », Norois, n° 256-3, p. 119-132. DOI : https://doi.org/10.4000/norois.10398.


Slitine, M. (2024), « Gaza : un culturicide sous nos yeux. Quand Israël anéantit la culture palestinienne. », Revue du Crieur, n°25-2, p. 42-53. DOI : https://doi.org/10.3917/crieu.025.0042.


Zunino B. (2020), « Le patrimoine culturel, enjeu des guerres en Europe à l’époque contemporaine », Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe.

Modalités de soumission

La date limite de soumission des communications est fixée au 24 mars 2026. Les communications (1 page, soit environ 500 mots) devront être envoyées avec une courte présentation de l’intervenant potentiel à m2patrimoinemusees.uppa@gmail.com

Comité d’organisation

L’ensemble des étudiants du master 2 Patrimoine & musées parcours Valorisation et médiation des patrimoines de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

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La culture de masse en France. Tome 2. 1930-1990

La culture de masse en France. Tome 2. 1930-1990
Par Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux


La Découverte, 2026


Coll. Repères, 128 pages

Présentation de l’éditeur 


Entre 1930 et 1990, la culture de masse s’impose en France avec l’essor des industries culturelles et l’intensification des liens entre culture et consommation. Que nous apprennent ces transformations, liées à l’augmentation du niveau de vie, à la diffusion des équipements (radio, télévision, électrophone, magnétoscope, etc.), à l’avènement de la société de loisir… ? L’analyse des logiques de production et de diffusion à grande échelle dessine un nouveau portrait de la société française. Celle-ci est traversée par des aspirations à participer à un monde en mutation où règnent sons, textes et images, mais aussi à en contester les fondements et les centres de pouvoir. L’histoire de la culture de masse éclaire également les relations entre l’État et les médias. Elle met en évidence la proximité entre les productions culturelles et les logiques consuméristes. Elle révèle plus largement ce que les nouvelles pratiques collectives disent des imaginaires, des désirs, des résistances et de la quête paradoxale de singularité dans une culture massifiée.

En ligne sur Cairn 

Jeudi d’ITEM – Souleymane Ganou – 19 mars 2026

M. Souleymane Ganou, Maître de conférences en Études culturelles africaines et enseignant-chercheur à l’Université Joseph KI-ZERBO de Ouagadougou (Burkina Faso), interviendra lors de la séance des Jeudis d’ITEM du 19 mars.

M. Souleymane Ganou évoquera l’Enseignement supérieur et politiques culturelles : le rôle des chercheurs dans la vitalité du secteur de la culture au Burkina Faso (1983-2017)“.

La conférence aura lieu à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie.

Pour y assister à distance (lien TEAMS) : Rejoindre la réunion maintenant

Savoirs sur l’eau et conflits de légitimité

Séminaire coordonné par Mathilde Lamothe (ITEM UPPA) dans le cadre du master HCP et de la Chaire de professeur junior PCITER

Savoirs sur l’eau et conflits de légitimité : archaïsmes ou réponses durables ?

Université de Pau et des Pays de l'Adour

Institut Claude Laugénie, Salle Chadefaud

13 mars 2026 

Pour assister au séminaire en visioconférence : Rejoindre la réunion TEAMS

Argumentaire

Ce séminaire pluridisciplinaire interroge les controverses autour de la gestion de l’eau, de sa marchandisation et de sa patrimonialisation. Qu’elle soit d’eau douce ou d’eau salée, la ressource hydraulique est au cœur de savoirs naturalistes et patrimoniaux par les communautés locales, mais aussi – et notamment lorsque l’on aborde les savoirs halieutiques – de controverses environnementales autour de la relation homme-animal (Bernardina, 2020) et d’oppositions locales entre exploitants de la « nature » et conservateurs de cette même « nature » (Kzenevic dans Danto et al., 2020). Sa gestion fait l’objet d’une administration et d’une réglementation venant de composantes hétérogènes, allant de l’échelle associative à l’échelle étatique, qui tend à se superposer à l’image d’un palimpseste et à évacuer le rôle et la place des usagers. Les savoirs autour de l’eau, qu’ils s’incarnent à travers des savoirs techniques, narratifs, affectifs ou encore scientifiques, font partie de ces objets patrimoniaux qui sont le lieu de confrontation de légitimités socialement hiérarchisées (Tornatore, 2004). Cette confrontation d’expertise se retrouve notamment au sein des politiques du patrimoine culturel immatériel à travers les « savoirs et pratiques concernant la nature et l’univers », en particulier les systèmes de gestion traditionnels, les usages locaux qualifiés de « traditionnels » ou de « subsistance ». Il est vrai que, sur le plan national, l’articulation délicate entre une politique du patrimoine et une politique de biodiversité pour l’État français peut parfois apparaître tactique ou contradictoire (Debarbieux, 2025).

Dans ce séminaire, il s’agit d’analyser la manière dont savoirs empiriques et scientifiques autour de l’eau sont articulés dans les discours et les pratiques, mais aussi dans les demandes de reconnaissance patrimoniales et environnementales. À travers des légitimités en tension, les présentations et discussions s’attacheront à comprendre les enjeux et les freins à la reconnaissance de ces savoirs naturalistes par les divers organismes gestionnaires.

Programme

  • 10h : Introduction par Mathilde Lamothe, Chaire PCITER (Laboratoire ITEM UR 3002, UPPA)
  • 10h15 : Raphaëlle Segond, doctorante en géographie (UMR 5600 laboratoire EVS, Université de Lyon) et ATER (UPPA)

“Quand tu vas au magasin, tu achètes de l’eau, mais tu ne sais pas ce que tu achètes, alors qu’à la source où nous allons, nous la connaissons”. Connaître l’eau en la puisant soi-même : Usages populaires et marchandisation de l’eau potable en Bulgarie » ;

  • 11h : Anatole Danto, chercheur associé (CREE, Inalco, Paris), Research fellow (Tartu University, Estonie), chargé d’enseignements (UBO, Brest)

Mettre en œuvre des politiques publiques patrimoniales divergentes. L’instrument “inventaire(s)” au cœur des frictions Nature/Culture sur le bassin ligérien

  • 14h : Maïlys Pène-Lassus, journaliste spécialisée relations internationales Asie-Europe, master interdisciplinaire Asie Contemporaine (ENS de Lyon)

 Des tombes pour les baleines ? Ce que la patrimonialisation de pratiques religieuses d’une communauté insulaire japonaise nous dit des paradoxes et contradictions de la très controversée chasse baleinière

  • 14h45 : Dominique Cunchinabe, éco-anthropologue et chercheur indépendant

Caneta : un port libre à l’épreuve des normes. Histoire d’une communauté d’habitants-es riverains-es de l’estuaire de la Bidassoa

  • 15h30 : Discussion et conclusion du séminaire 

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Bibliographie

Dalla Bernardina Sergio (dir.), De la bête au non-humain : perspectives et controverses autour de la condition animale, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2020.

DANTO Anatole, MAZÉ Camille, MacadrÉ Tristan et Pertel Léa, « Conserver ou exploiter une ressource naturelle vivante. Le cas épineux du phoque, une controverse bien ancrée dans la dichotomie Nature / Culture », Revue international d’ethnographie, n°7, 2020.

DEBARBIEUX, Bernard, « Les alpinistes et la tentation de la dé-patrimonialisation. Chronique d’une pratique inscrite au PCI aux prises avec l’État français », Ethnologie française, 2025, vol. 55, n° 1, p. 103–115.

TORNATORE Jean-Louis, « La difficile politisation du patrimoine ethnologique », Terrain, no 42, p. 149-160, 2004.

 

Jeudi d’ITEM – Frédéric Bidouze, 12 mars 2026

Frédéric Bidouze, Maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour,  interviendra lors la séance des Jeudis d’ITEM du 12 mars 2026 (séance animée par Julien Vasquez (CPGE Lycée Louis Barthou).

Intitulée Écrire l’histoire de la Révolution à partir des brochures, la conférence se déroulera en présentiel à 14h00 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en amphithéâtre 150 du bâtiment Droit Eco Gestion.