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De la neige à la terre battue

Des sports au prisme du patrimoine culturel immatériel

par Mathilde Lamothe

paru aux Éditions Hermann

 

Résumé

Reposant sur une apparente antinomie, les champs du patrimoine et du sport suscitent une réflexion sur les liens qu’ils entretiennent en dépassant le schéma binaire tradition/modernité. Le repérage d’expressions sportives pouvant relever du patrimoine culturel immatériel (tel qu’il est défini par la Convention de l’UNESCO en 2003) permet d’examiner les mécanismes de production de cette nouvelle forme patrimoniale ainsi que les enjeux politiques, scientifiques et méthodologiques qui leur sont liés. Leur vérification empirique, par l’entrée ethnographique des jeux et des sports traditionnels, met en perspective ce champ patrimonial à travers deux terrains d’enquête différents : les raquettes à neige au Québec (Canada) et les quilles de 9 en Gascogne (France).

L’étude comparée de ces activités sportives interroge la manière dont les acteurs locaux se positionnent par rapport a leur héritage entre production de sens, attribution de qualités ou de propriétés et mise en valeur. Ces pratiques réinventent de nouveaux processus de transmission dans un syncrétisme singulier qui bouscule les définitions classiques accordées au sport et au patrimoine. L’analyse des fondements et des évolutions des cultures québécoise et gasconne apporte des éléments constructifs nouveaux sur les processus de patrimonialisation et de sportivisation et, d’une manière plus générale, contribue à renouveler la réflexion sur les mécanismes d’adaptation des jeux et des sports traditionnels dans une société mondialisée.

Fiche technique

Paru le 26/08/2026

ISBN : 9791037030825

Collection : PUL – Patrimoine en mouvement

Thématique :  Sciences humaines, philosophie, religion

Pages : 330

Prix :  29,00 €

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Contrat doctoral Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale

Le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes

Université de Pau et des Pays de l’Adour

École doctorale Sciences Sociales et Humanités

Spécialité Histoire

Domaine Scientifique Sciences humaines et humanités

Unité de recherche Identités, Territoires, Expressions, Mobilités

Encadrement de la thèse : Loïc Artiaga

Financement du 01-10-2026 au 30-09-2029 origine Communauté d’agglomération Pau Béan Pyrénées

Employeur UPPA

Début de la thèse le 1er octobre 2026

Date limite de candidature (à 23h59) 31 juillet 2026

Résumé

Cette thèse intitulée « Mémoires locales de la Seconde Guerre mondiale : le Musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques et les politiques culturelles au prisme des comparaisons européennes » étudie l’évolution des musées de la Résistance dans une nouvelle phase mémorielle, caractérisée par la disparition progressive des témoins. En effet, le début du XXIe siècle est marqué par la disparition de grandes figures comme les époux Aubrac (†2007, †2012), ouvrant l’ère du « post-témoin » (Wievorkia, 2025 [1998]).

À partir du Musée de Pau, cette thèse propose d’analyser les transformations des dispositifs mémoriels et pédagogiques et interroge la capacité de ces musées à devenir des « laboratoires de citoyenneté ». Profitant du réseau académique de l’UPPA (via le consortium UNITA pour l’essentiel), ce travail reposera sur des comparaisons continentales. Mettant en jeu des transformations mémorielles qui touchent les sociétés européennes (Winter, 2006), la thèse permettra de penser de nouvelles configurations muséographiques dont le musée de Pau sera le cadre d’expérimentation.

Mots clés

Seconde Guerre mondiale ; Musées ; mémoires locales ; histoire comparée ; Résistance ; Déportation.

Problématique de recherche

Les Pyrénées-Atlantiques et la région de Pau disposent d’un patrimoine exceptionnel lié à la Seconde Guerre mondiale (réseaux de passeurs vers l’Espagne, histoire des résistances locales, camp de Gurs, etc.) et d’un tissu associatif dense centré sur la transmission de la mémoire.

Les progrès de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale mais aussi les nouveaux outils conceptuels mobilisés pour penser les questions mémorielles ont nourri des transformations d’ampleur dans des musées consacrés à la période, en France (musées de la Résistance et de la Déportation de Besançon et du Gers, tous les deux réouverts en 2023, chantier du musée de Tergnier qui doit rouvrir en 2026, etc.) et ailleurs en Europe, sur des conflits divers – et avec des enjeux différents. Si le projet de musée de la Résistance de Komeno (Grèce) a été plusieurs fois reportés, sur fond de tensions avec l’Allemagne, l’Espagne voit se créer de nouveaux espaces consacrés à la Guerre civile (1936-1939). La proximité géographique du avec l’Espagne permettra de mener des comparaisons avec le Musée de la Paix de Gernika ou le Musée Mémorial de l’exil à La Jonquera.

Inauguré dans les années 1990, le musée palois et son association sont restés en retrait des transformations muséographiques les plus récentes. C’est, paradoxalement, un point fort pour la thèse, qui pourra étudier un projet pensé il y a maintenant plus d’une trentaine d’années. En étudiant les processus et acteurs locaux et en proposant des comparaisons avec d’autres créations et rénovations récentes, la thèse doit proposer des pistes concrètes et étayées d’évolution du musée palois. 

Reposant sur une historiographie de la Seconde Guerre mondiale particulièrement dense – et marquée ces dernières années par des travaux novateurs de jeunes chercheurs (Lostec 2024, Pollack 2022) – le cadrage proposé situe le terrain de la thèse (le Musée de Pau) dans une dynamique plus large. Il s’agit de penser les questions mémorielles locales dans des perspectives comparées(« Vergangenheitsbewältigung », « travail de la mémoire » en Allemagne vs mémoires fracturées en politique de l’oubli en Espagne, voir Baby 2024) et de nourrir des transferts d’expérience et de compétence. Sans être une thèse « appliquée », le projet conçoit le musée de Pau, partenaire du projet de recherche, comme terrain d’expérimentations muséographiques (prototypes de médiation, ateliers, outils pédagogiques pour les jeunes (12–25 ans), formes de médiation inclusive)

Méthodologie

La thèse reposera en premier lieu sur un travail classique de dépouillement d’archives locales (municipalité, association à la base du musée) et d’entretiens (acteurs de transmission mémoriels, responsables des politiques culturelles). Il sera complété par une histoire du musée, de son déploiement et de son fonctionnement.

Dans un second temps, le travail de thèse déploiera une mise en contexte historiographique (que savons-nous de nouveau sur la Seconde Guerre mondiale ? Comment est-elle désormais étudiée par les historien·nes ? Comment les connaissances sur la période 1939-1945 à Pau et dans sa région ont-elles évolué ?) et proposera une étude comparée des repositionnements les plus récents de musées consacrés à la Résistance et à la Déportation en France. Cet état de l’art muséographique sera confronté à des cas européens, relevant de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mais pas exclusivement. Ici, la dimension transfrontalière de l’UPPA apparaît comme un atout : en premier lieu parce que l’histoire locale des années 1930-1940 dialogue avec des mémoires plurielles (celle des émigrés espagnols, de l’engagement basque) ; ensuite parce que l’Espagne est comme un territoire où les recompositions mémorielles se jouent sur des problématiques différentes (le pays ne participe pas à la Seconde Guerre mondiale et ses lieux de mémoire portent d’autres enjeux, comme à Guernica où les questions liées au bombardement se combinent à un engagement plus large « pour la paix »). Il s’agira, avec la thèse, de porter des propositions d’insertion du musée de Pau dans des réseaux plus larges dans lesquels se situent des structures d’ambition internationale (International Network of Museums for Peace, European Observatory of Memories, etc.). 

En somme, il s’agit de dégager la singularité du cas au centre de l’étude mais aussi de nourrir une réflexion plus large sur les enjeux qu’engendrent sur le temps long le traitement des questions mémorielles nées des grands conflits ou des principales crises qui ont frappé les sociétés européennes.

Dans un troisième temps de restitution, la thèse vise à proposer des pistes de redéploiement pour le musée de la Résistance et de la Déportation des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit notamment d’interroger la mue de ces institutions mémorielles en « laboratoires de citoyenneté » et d’évaluer dans quelle mesure ils peuvent assumer une mission de transmission de repères historiques, d’esprit critique et de compréhension des valeurs démocratiques. L’étude portera ainsi sur les conditions pratiques – outils, compétences, partenariats – qui permettent de soutenir cette mission.

L’ensemble mêle donc micro-histoire d’un musée, travail sur la transmission de la mémoire, étude comparée des politiques culturelles et mémorielles, enfin muséographie exploratoire, au service du musée et de son territoire.

Contexte

La thèse est financée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, dans le cadre des programmes de recherche en partenariat avec l’Université de Pau et des pays de l’Adour. Les projets financés dans ce cadre visent l’accompagnement de projets de recherche structurants et/ou en prise avec le tissu économique ou institutionnel local, en lien avec les priorités de l’UPPA et accompagnent les dynamiques transfrontalières (Aragon, Navarre, Pays Basque).

Le laboratoire d’accueil est ITEM, où différents travaux (recherches collectives, monographies, doctorats) ont porté ces dernières années sur la période de la Seconde Guerre mondiale, ou sur la mémoire des conflits dans une perspective transnationale. Le laboratoire privilégie une approche pluridisciplinaire et internationale (avec un ancrage pyrénéen) des sujets traités.

Profil et compétences recherchées

Un CV et une lettre de motivations seront envoyés. Le·la candidat·e devra réunir les qualifications académiques et les compétences scientifiques suivantes :

– Formation et niveau académique

Master 2 d’histoire contemporaine ou axé sur les questions patrimoniales obtenu avec la mention Très Bien (condition requise). Le jury de sélection sera attentif à la qualité du mémoire de master, à la rigueur de l’argumentation et à la maîtrise des outils de la recherche historique.

– Connaissance du contexte historique

Le·la candidat·e devra démontrer une très bonne connaissance du contexte historique du projet : Guerres mondiales, histoire de la Résistance, histoire et enjeux de l’histoire de la Déportation, questions mémorielles, muséographie.

– Qualités personnelles et professionnelles

Autonomie dans la conduite du travail de recherche ; puissance et régularité de travail, indispensables pour mener de front l’enquête archivistique, les entretiens de terrain et la rédaction ; grande disponibilité pour s’intégrer pleinement à la vie scientifique du laboratoire ITEM et pour développer des activités liées à la thèse (séminaires, partenariats, actions de valorisation). Une ouverture aux démarches interdisciplinaires et une aisance relationnelle pour le travail avec les associations sont également attendues.

AAC – Pratiques sportives majoritaires, modèles de performance et expériences minoritaires (1960-2020)

Université de Pau et des Pays de l’Adour, 10-11 décembre 2026

Dans un contexte d’uniformisation croissante des modèles performatifs, les pratiques sportives majoritaires constituent aujourd’hui bien davantage que de simples espaces de compétition. Elles sont des arènes de négociation des mémoires et d’expressions d’identités diverses (régionales, sociales, de genre, ethnoculturelles, etc.). À l’intersection des dynamiques économiques transnationales et des ancrages locaux, les terrains sportifs apparaissent comme des laboratoires privilégiés d’observation des tensions contemporaines entre mondialisation et différenciations culturelles.

Les sports dits « globaux » (comme le football, le basketball, le rugby ou l’athlétisme) mais aussi les pratiques physiques traditionnelles circulent désormais dans des espaces structurés par des logiques de spectacularisation et de standardisation des performances. Cette circulation produit des formes d’uniformisation des pratiques, des normes corporelles et des imaginaires de la réussite sportive. Les modèles dominants de performance tendent ainsi à s’imposer comme référentiels universels, redéfinissant les hiérarchies symboliques et les modalités de reconnaissance.

Pourtant, loin de dissoudre les appartenances locales, ces dynamiques contemporaines génèrent simultanément des processus de recomposition. Les communautés nationales, migrantes, régionales ou minoritaires investissent les sports dominants et/ou revalorisent « leurs » pratiques physiques pour affirmer leur visibilité, négocier leur place dans l’espace public et reformuler leurs récits collectifs. Les pratiques sportives et corporelles deviennent ainsi des vecteurs de transmission mémorielle, des supports d’identification et des ressources politiques.

Cette journée d’étude propose d’interroger les processus par lesquels les minorités – nationales, migrantes, ethnoculturelles ou régionales, mais aussi de genre – s’approprient, contestent ou subvertissent les sports majoritaires depuis les années 1960, considérées comme temps d’accélération de la globalisation du sport mais aussi d’affirmation des contestations minoritaires à une échelle nouvelle. Entre stratégies de mise en visibilité médiatique et dynamiques de glocalisation, il s’agira d’analyser comment les acteurs transforment les cadres sportifs globaux pour les inscrire dans des contextes culturels, nationaux et internationaux spécifiques. Les sports globaux ne sont jamais simplement importés : ils sont resignifiés, hybridés, reterritorialisés dans et face aux états-nations.

Plusieurs questions structurent cette réflexion :

–        Comment les normes performatives dominantes participent-elles à la production ou à la reproduction de hiérarchies sociales et ethnoculturelles ?

–        Quelles formes de violence sont associées à ces formes de domination ?

–        De quelle manière les dispositifs de médiatisation (médias traditionnels, réseaux sociaux, plateformes numériques) contribuent-ils à la mise en visibilité ou à l’invisibilisation de certaines communautés ?

–        Comment les minorités mobilisent-elles le sport et les pratiques physiques comme espaces de reconnaissances symboliques et politiques ?

–        En quoi les ancrages régionaux reconfigurent-ils la circulation globale des pratiques sportives ?

–        De quelles façons les compétitions majeures apparaissent-elles comme des espaces propices à la visibilisation minoritaire ?

En interrogeant différentes notions – mémoire, communauté, ethnicité, région, médiatisation et performance –, ce colloque entend analyser les terrains sportifs comme des espaces où se négocient reconnaissance, légitimité et pouvoir symbolique. Il s’inscrit dans une perspective pluridisciplinaire croisant histoire contemporaine et anthropologie attentive aux dynamiques contemporaines de mondialisation et aux recompositions des appartenances collectives.

Le sport apparaît ainsi non comme un simple produit de la globalisation, mais comme un espace stratégique où s’articulent uniformisation et différenciation, hégémonie et subversion, invisibilisation et revendication identitaire. Les terrains mondialisés deviennent des lieux de tensions, mais aussi d’invention sociale, révélant les recompositions contemporaines des communautés et des frontières ethnoculturelles.

Ces journées privilégieront la séquence qui s’ouvre avec les années 1960 et se continue jusqu’aux années 2020, pour interroger à la fois l’accélération des processus de mondialisation du sport et la montée de revendications nouvelles de différents ordres (minoritaires, identitaires, régionales, etc.) qui en bousculent l’agencement. Elles sont portées par l’initiative SCUM (Sports et Cultures minoritaires) de l’Université de Pau et des pays de l’Adour ( Laboratoires ITEM et MEPS).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1. Minorités, communautés et usages identitaires du sport

Axe 2. Corps sportif minoritaire : expériences, techniques et cultures corporelles

Axe 3. Performance, modernité et critique du modèle sportif dominant

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

Adresses et délai :

Les propositions sont à envoyer avant le 1er septembre à : loic.artiaga @ univ-pau et loic.de-la-croix @ univ-pau.fr.

Le programme sera communiqué le 15 septembre. 

Bibliographie indicative

Fabien Archambault, « La politique des bloc(k)s : basket-ball et guerre froide », Materiaux pour l’histoire de notre temps, N° 106-2, 2012, p. 33‑39.

Anaïs Bohuon, « Sport et bicatégorisation par sexe: test de féminité et ambiguïtés du discours médical », Nouvelles questions féministes, 27-1, 2008, p. 80‑91.

Jean-Paul Callède, « La pelote basque comme trait culturel d’une «Europe du Sud»? », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Sud-Ouest Européen, 13-1, 2002, p. 41‑49.

Juan Carlos Castillo, « Play Fresh, Play Local: The Case of Athletic de Bilbao », Sport in Society, 10-4, 2007, p. 680‑697.

Hugh Dauncey et Geoff Hare, « Sport and media: representing and conceptualising identity and community », Movement & Sport Sciences, 86-4, 2014, p. 5‑14.

Elsa Dorlin, Se défendre : Une philosophie de la violence, Paris, Zones, 2017.

Youcef Fates, Sport et Tiers Monde, Paris, Presses Universitaires de France – PUF, 1994.

Sylvain Dufraisse, Une histoire sportive de la guerre froide, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2023.

Fernando Gutiér Chico, « Entre Asensios y Diarras: el Athletic Bilbao y la construcción de identidades », Revista latina de sociología, 8-3, 2018, p. 160‑171.

Jeremy MacClancy, (dir.), Sport, Identity and Ethnicity, Oxford–Herndon, Berg Publishers, coll. « Ethnicity and Identity Series », 1996.

Jeremy MacClancy, Nationalism at Play: the Basques of Vizcaya and Athletic Bilbao, Oxford, Berg, 1996.

Sébastien Stumpp; Denis Jallat, (dir.), Identités sportives et revendications régionales (XIXe-XXe siècles). Contribution des pratiques sportives à l’Europe des « petites patries », Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, coll. « Sports, cultures, sociétés », 2013

Nicolas Martin-Breteau, Corps politiques: Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2020.

Christine Mennesson, « La gestion de la pratique des femmes dans deux sports «masculins»: des formes contrastées de la domination masculine », Staps, 63-1, 2004, p. 89‑106.

Pierre Singaravelou et Julien Sorez, L’empire des sports: Une histoire de la mondialisation culturelle, Paris, Belin, 2010.

Jonathan Shulman, « The last genuine local team: Athletic Bilbao surviving in the Spanish League », Dialogues@ ru, 3, 2004, p. 57‑71.

Damion L. Thomas, Globetrotting: African American Athletes and Cold War Politics, Urbana, Chicago, University of Illinois Press, 2012.

John M  Hoberman, Darwin’s athletes: how sport has damaged Black America and preserved the myth of race / John Hoberman., Boston, Houghton Mifflin Co, 1997.

Theresa Runstedtler, « Racial Bias: The Black Athlete, Reagan’s War on Drugs, and Big-Time Sports Reform », American Studies, 55-3, 2016, p. 85‑115.

Ego histoire – Histoire d’ego

Cet ouvrage présente une réflexion sur la place de l’ego dans la démarche scientifique : et si l’ego-histoire n’était finalement rien de plus qu’une histoire d’ego ? Autour d’exemples et de témoignages de chercheurs, roumains et français, il tente d’y répondre en mettant en perspective historique, philosophique, épistémologique et anthropologique le thème de l’ego-histoire.

Screenshot

Sous la direction de : Frédéric Bidouze

Parution : 06/05/2026

Presses universitaires de Pau et des Pays de l’Adour

Collection(s) : Sciences sociales et humaines en partage (SSHP)

ISBN : 978-2-35311-217-3

17,00 €

Journée d’études doctorales – La tête pense là où les pieds se posent

Les doctorant.e.s des laboratoires ITEM et TREE de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour organisent une journées d’études, intitulée “La tête pense là où les pieds se posent. Sur les chemins réflexifs de jeunes doctorant.e.s entre l’Amérique Latine et la France”, qui se tiendra les 29 et 30 juin à Pau, en format hybride.

Cette journée d’études proposera une réflexion croisée sur les trajectoires académiques des doctorant.e.s latino-américain.e.s menant leurs recherches en France et des doctorant.e.s français.e.s travaillant en Amérique latine. Il s’agira d’analyser de manière critique l’impact des mobilités et du franchissement des frontières épistémiques sur la production des connaissances en sciences sociales et environnementales. 

On vous invite à regarder le programme et à vous inscrire pour participer en présentiel ou en visioconférence dans l’adresse suivante : https://forms.gle/6zQ6R8p6yUYVv2Yt8

Mail de contact : trajectoiresreflexives@gmail.com 

 

Programme 29.06.2026 – 14h20

14 : 20   Introduction par directeurs du laboratoire ITEM et TREE

14 : 30   Conférence d’aperture par Olivier Compagnon, Professeur d’histoire contemporaine à l’IHEAL et Directeur-adjoint du Centre de recherche et de documentation des Amériques (CREDA). Modération par Loïc Artiaga

15 : 20 – 16 : 20   Entre rupture et continuité : les lieux féconds de l’entre-deux. Modération par Maria Magdalena Garbagnoli

  • « Penser à partir de la faille » par Carmen Ruiz Bustamante
  • « Penser depuis l’entre-deux : épistémologies situées et pratiques artistiques citoyennes entre la France et la Colombie » par Klaus Frutchnis

16 : 20   Pause café

16 : 50 – 18 : 20   La chercheuse située : représentativité, réseaux et proximités à l’épreuve des mobilités. Modération par Maxime Marasse

  • « Faire de la recherche en France sur l’Amérique latine en venant de l’Amérique latine : qui pouvons-nous véritablement prétendre représenter ? » par Jaqueline Alexia Prado Prado
  • Enjeux d’une mobilité étudiante et accès aux réseaux scientifiques en Guyane française » par Cécile Lony
  • « Une sociologue chilienne ayant étudié la gouvernance de l’eau au Brésil, via la France » par Daniela Enríquez Encamilla

Programme 30.06.2026 – 9h30

9 : 30 – 12 : 00   Table ronde : « Bienvenu.e.s en France », trajectoires migrantes des doctorants.e.s en France. Modération par Julien Marchesi

Participants : Jesmin Lobelo, Que-Tran Dinh, Clara Páez

12 : 15 – 13 : 45  Déjeuner

14 : 25   Introduction de la journée par Susana Paula Zúñiga Armijo

14 : 30   Conférence d’aperture par Paulina Vergara Saavedra, Professeure à la Facultad de Gobierno de l’Université du Chili, Directrice du Programme inter/transdisciplinaire pour la réduction des risques de catastrophes CITRID de l’Université du Chili. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

15 : 20 – 16 : 20   Trajectoires, ancrages, recompositions : penser l’identité scientifique migrante. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

  • « Quand le champ se déplace : identité scientifique migrante et production de connaissance entre le Kurdistan et l’Amérique latine » par Dilan Bozgan
  • « Sur les chemins réflexifs de notre positionnalité : l’expérience des deux pieds posés sur un même continent » par Maxime-Joseph Marasse 

16 : 20   Pause Café

16 : 50 – 17 : 50   Hiérarchisation, adaptation, résistances : l’expérience migrante à l’épreuve de l’enseignement supérieur internationalisé. Modération par Xenia Soledad Fuster Farfan

  • « Quelles stratégies et quelles résistances dans le franchissement d’une double frontière ? Du Chili à la France et de l’anthropologie au marketing » par Valeria Zamorano
  • « Penser depuis le territoire : entre illusion et asymétries de pouvoir dans les trajectoires d’internationalisation entre le Chili et la France » par Christelle Pierre

17 : 50 – 18 : 20   Conclusions

Clôture par Frédéric Tesson, Directeur de l’École Doctorale 481 SSH et professeur des universités à l’UPPA

 

Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises

La Société des sciences, lettres et arts de Pau et du Béarn a le plaisir de vous convier à la dernière conférence avant la pause estivale,

le jeudi 25 juin 2026, à 17h30 aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, Bd Tourasse à Pau (parking gratuit).

(Attention au changement de date : initialement prévue le jeudi 18 juin elle a été déplacée au jeudi 25 juin)

Mathilde Lamothe, Docteure en Anthropologie et titulaire de la Chaire junior PCITER au laboratoire ITEM à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, nous parlera du sujet suivant :

« Arroser la montagne : état des lieux sur l’irrigation traditionnelle dans les Pyrénées béarnaises »

Résumé

En 2023, l’UNESCO a inscrit les techniques traditionnelles de gestion de l’eau et d’irrigation gravitaire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette conférence propose d’explorer les traces de ces systèmes historiques encore lisibles sur les pentes des Pyrénées béarnaises. Ces aménagements hydrauliques illustrent la valeur des savoir-faire, des règles collectives et des modes d’organisation locale qui ont structuré les pratiques d’irrigation des espaces cultivés en altitude.

AAC – Colloque international “Histoire de la culture de masse : la part amateure”

Pau, 12-13 novembre 2026

Colloque international organisé par les laboratoires ITEM et ALTER (Université de Pau et des pays de l’Adour), avec le concours de la Région Nouvelle-Aqutaine, des universités de Paris-1 Panthéon-Sorbonne (programme “Philies”, CHS) et de Paris-X (CSLF). 

Comité d’organisation : Fabien Archambault, Loïc Artiaga, Pascale Goetschel, Emilie Guyard, Matthieu Letourneux, Julie Verlaine

Présentation

L’historiographie de la culture de masse est désormais bien établie et ce domaine constitue un secteur particulièrement dynamique de la recherche en histoire culturelle. L’apport des historien·nes a été fondamental pour périodiser le phénomène, préciser sa cartographie, celle de ses territoires, de ses agents et de ses structures. Mais le milieu académique n’a été ni le seul ni le premier à s’intéresser à ces sujets. Le colloque des 12 et 13 novembre 2026 propose de porter l’attention sur la part amateure de cette histoire, des pionniers et collectionneurs jusqu’aux aca/fans.

Amateur : le terme s’oppose de façon classique à celui de « professionnel ». « La profession historienne apparaît au tournant des années 1880 quand les facultés des lettres se mettent à enseigner véritablement l’histoire. Auparavant, il y avait des amateurs […] mais pas une profession, c’est-à-dire une collectivité organisée, avec ses règles,  ses procédures de reconnaissance, ses carrières »[1]. L’extension des domaines et interrogations portées par les historiens et historiennes de métier laisse toutefois de nombreux territoires en friche, jugés moins prioritaires ou légitimes. Le projet collectif AmateurS (2019-2022) a ainsi montré l’étendue des domaines et pratiques hors des laboratoires dans le domaine des sciences[2].

Celui de la culture de masse reste à défricher, même si des travaux ont éclairé tel ou tel secteur. Sophie Maisonneuve a par exemple documenté la constitution dans les années 1920 des savoirs inédits sur l’histoire de la musique, qui mettent à profit l’industrie naissante du disque pour contribuer à des patrimonialisations nouvelles, bientôt complétées par des manuels, des revues[3], à la suite de francs-tireurs qui avaient commencé à étudier la dimension sociale des œuvres musicales[4]. L’étude du cinéma ou celle de la presse ont également leurs pionniers. Georges-Michel Coissac, militant de la Société d’instruction populaire et travaillant pour la Maison de la Bonne Presse apparaît ainsi comme un des premiers historiens du cinéma, publiant en 1925 un ouvrage qui fera longtemps référence[5]. L’université n’accueille le cinéma que plus tard, dans les années 1950, dans des contextes isolés et optionnels, sans toujours donner une grande place à l’étude des productions les plus populaires.

Le colloque vise à situer la part de ces savoirs constitués hors du champ académique dans la connaissance de la culture de masse, à en repérer les principaux acteur·ices, à étudier les convergences et concurrences avec les universitaires. Il s’agira de repérer les figures pionnières mais aussi, dans un contexte d’extension des sciences amatrices, les initiatives collectives de collectes et de partage, les premières mises en réseau, les entreprises marchandes et/ou d’échange ou de valorisations financières et symboliques. L’intérêt pour la culture de masse produit des formes particulières de pratiques amateures, conduisant en premier lieu à la sauvegarde de supports destinés à disparaître, comme les comics trips des journaux du début du XXe siècle[6]. Se constituent ainsi des collections considérées aujourd’hui comme relevant d’une grande valeur patrimoniale, comme celle de Claude Witkowski (1914-1993), conservée depuis peu à l’université de Limoges : elle représente un témoignage unique sur les premières collections de romans et feuilletons populaires.

Le colloque permettra d’esquisser des typologies des amateurs, de repérer le travail de médiation qu’ils opèrent (conférences, associations, éditions, sites et blogs), de réfléchir à la nature et aux destinées de leurs archives. Celles-ci intéressent les institutions culturelles (comme le Musée de la bande dessinée d’Angoulême ou la Bibliothèque nationale de France) que les éditeurs, qui multiplient les projets de valorisation[7].

Les communications permettront d’interroger les conditions concrètes de la production des savoirs amateurs, les mécaniques de légitimation. Une place importante sera donnée à la réflexion sur la question numérique. Patrice Flichy a montré comment Internet a accompagné l’émergence de « pro-am » (professionnels-amateurs)[8], dont l’activité participe à la fabrique d’identités sociales nouvelles et valorisantes et nourrit la démocratisation des savoirs.  Il s’agira, enfin, de nourrir la réflexion déontologique des historiens dans leur lien avec les amateurs : comment attribuer la part du travail de chacun, valoriser sans s’approprier les recherches des autres, comprendre les buts et méthodologies différentes.

Les axes suivants seront favorisés, avec, pour l’ensemble du colloque, une attention particulière aux mécanismes de circulations transnationales et aux cas permettant des comparaisons internationales :

1. Généalogie. Cet axe propose d’interroger les premières formes de savoirs constitués hors du champ académique sur la culture de masse. Il s’agira notamment d’identifier les figures pionnières (autodidactes, collectionneurs, érudits, etc.) et d’examiner leurs trajectoires, leurs productions et supports de diffusion. On analysera ici les contextes particuliers qui permettent leur émergence.

2. Institutionnalisation. Le monde amateur se caractérise par des dynamiques sociales à l’origine des premières associations, de revues et de fanzines, parfois de musées qui se consacrent à des objets particuliers (comme les nombreux musées dédiés à la radio et à la TSF). La reconnaissance progressive de la dimension patrimoniale, mais aussi la prise en compte de la « cote » et de la valeur financière des collections, changent le statut des objets médiatiques conservés. À la faveur de l’extension des domaines couverts par les politiques culturelles, des musées se spécialisent dans la conservation et la mise en valeur des imprimés populaires, de la bande dessinée ou aujourd’hui du jeu vidéo, transformant des objets, dès lors totalement ou partiellement « artifiés »[9] et objets de politiques publiques de valorisation.

3. Savoirs. Les controverses entre amateurs et « professionnels » de l’histoire de la culture médiatique reposent moins sur des questions de sujets que de méthodes. On s’interrogera sur la place réservée aux savoirs amateurs dans les épistémologies contemporaines, leurs requalifications éventuelles (érudition, encyclopédisme, etc.) et ce que celles-ci révèlent des enjeux spécifiques au champ des études sur les questions médiatiques. Le domaine voit émerger des figures hybrides, autour de la notion d’aca/fan, revendiquée par Henry Jenkins qui cherche à « combler le fossé entre [..] deux mondes »[10], celui des fans et le monde académique. Le positionnement de Jenkins – qui, d’ailleurs, a évolué dans le temps[11], n’épuise pas la question des liens et limites entre amateurs et savants, qui doit aussi être envisagée dans sa dimension éthique.

4. Postérité. Ce quatrième axe invite à interroger les devenirs des savoirs et des pratiques amateures : comment se modifient les pratiques des amateurs et celles des professionnels, au-delà des formes de rejet ou d’absorption ? Existe-t-il des formes d’apprentissages mutuels ? Quel rôle jouent ici les institutions académiques et culturelles dans le partage des savoirs ? Quelle place est donnée par exemple aux amateurs dans les récits disciplinaires ou dans la constitution des « canons » du populaire ? On s’interrogera également sur l’intégration des amateurs et des amateurs dans les dispositifs institutionnels (commissariats d’exposition, expertises, collaborations éditoriales, mobilisation de canaux à l’accès démocratisé sur le web, etc.) et aux frontières redessinées, sur fond d’enjeux de représentation et de légitimité qui se déplacent, entre amateurs et chercheur·ses de métier.

Le colloque proposera un atelier destiné aux jeunes chercheur·es. En effet, la nature particulière des objets de la culture de masse et la cohabitation avec les savoirs amateurs implique tout à la fois des méthodologies et des stratégies particulières d’accès et de traitement, alors que la multiplication des producteurs d’histoire (médias, collectivités territoriales, agences de communication…) interroge, plus qu’auparavant sans doute, le rôle de l’histoire dans des sociétés fortes consommatrices de passé.

Modalités de soumission des propositions

Les propositions de texte, rédigées en anglais, en espagnol ou en français, sont soumises sous forme de résumé comprenant entre 200 et 300 mots avec mention de l’axe envisagé. 

Chaque proposition doit indiquer les éléments ci-après : nom(s) et prénom(s) de l’auteur·ice/des auteur·ices, affiliation institutionnelle, statut, adresses électronique et téléphonique, toute autre référence permettant d’identifier l’auteur à l’international.

[1] Antoine Prost, Douze leçons sur l’histoire, Paris, Seuil, 2014.

[2] https://ams.hypotheses.org/

[3] Sophie Maisonneuve, « L’industrie phonographique et la patrimonialisation de la musique dans la première moitié du XXe siècle », Le Temps des médias, 22-1, 2014, p. 77‑91.

[4] Rémy Campos, « Philologie et sociologie de la musique au début du XXe siècle », Revue d’histoire des sciences humaines, no 14-1, 2006, p. 19‑47.

[5] Georges Michel Coissac, Histoire du cinématographe de ses origines à nos jours, Paris, Hachette Livre BNF, 2022 [1925].

[6] Benoît Crucifix, Drawing from the Archives: Comics Memory in the Contemporary Graphic Novel, Cambridge, United Kingdom ; New York, NY, Cambridge University Press, 2023.

[7] Benoît Crucifix, « Sortie des encombrants : Fabrique du patrimoine de la bande dessinée de journal aux États-Unis », Sociétés & Représentations, 53-1, 2022, p. 167‑186.

[8] Patrice Flichy, Le Sacre de l’amateur: Sociologie des passions ordinaires à lère numérique, Paris, SEUIL, 2010.

[9] Nathalie Heinich, « L’artification de la bande dessinée », Le Débat, 195-3, 2017, p. 5‑9.

[10] Henry Jenkins, « Chapitre 8. Confessions d’un Aca/Fan », in Introduction à l’étude des cultures numériques, Armand Colin, 2020, p. 173‑176.

[11] Henry Jenkins, Dawn of a New Era: Reinventing Confessions of an Aca-Fan — Pop Junctions, http://henryjenkins.org/blog/2022/10/15/new-editors,  consulté le 13 février 2026.

 

Pierre Salmon – Librairie Tonnet, Pau

Mercredi 27 mai, à partir de 18 heures, la librairie Tonnet reçoit Pierre Salmon, co-auteur, avec François Godicheau et Mercedes Yusta, de La Guerre d’Espagne (1936-1939). La démocratie assassinée,  publié aux éditions Tallandier il y a quelques semaines (mars 2026).

Pierre Salmon est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Ecole normale supérieure de Paris.

L’entrée est gratuite mais l’inscription auprès de la librairie est requise.

 

Séminaire Pousses critiques

Le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour lance un nouveau séminaire intitulé « Pousses critiques », dont la première séance se tiendra le jeudi 21 mai 2026 en salle 106 de l’Institut Claude Laugénie. 

Sous la direction de Julien Marchesi, il s’inscrit dans le développement des recherches liées aux questions environnementales au sein du laboratoire ITEM, et aura vocation à se tenir chaque année dans le cadre des Printemps de l’histoire environnementale, organisés par le RUCHE (Réseau universitaire des chercheurs en histoire de l’environnement).


Chaque séance prendra la forme suivante : la présentation des recherches d’un-e jeune chercheur-se (masteran-e ou doctorant-e), suivie d’une discussion collective autour d’un concept en lien avec son travail.


L’ambition est double :

  • d’une part, favoriser l’émergence d’un espace de réflexion commun autour des thématiques de la nature et de l’environnement ;
  •  d’autre part, pratiquer l’historiographie de manière concrète, en mettant à l’épreuve les notions qui structurent les recherches des étudiants.

PROGRAMME
– “Discussion autour des représentations savantes du végétal” à partir des recherches de Chloé Rivière, étudiante en M2 HCP.
– “Discussion autour des biographies d’animaux” à partir des recherches d’André Sajous-Watzki, étudiante en M2 HCP.

Pastoralisme et transhumance en Béarn. Longue durée et SIG

La SSLA est heureuse d’annoncer une nouvelle conférence le jeudi 7 mai 2026 à 17h30, aux Archives départementales des Pyrénées Atlantiques, boulevard Tourasse à Pau..


Mélanie Le Couédic, ingénieure de recherche, ITEM/UPPA, donnera une conférence intitulée : « Pastoralisme et transhumance en Béarn. Longue durée et SIG ».

Présentation

Cette conférence sur la transhumance et le pastoralisme en Béarn abordera trois points successifs. D’abord, nous présenterons les résultats des travaux d’archéologie menés dans l’estive d’Anéou (Laruns, vallée d’Ossau). Ensuite nous élargirons la focale pour approcher les mobilités pastorales à l’échelle de l’Aquitaine, depuis l’Âge du Bronze. La troisième partie sera consacrée à une proposition de relecture des lies et passeries, accords pastoraux conclus entre communautés depuis le Moyen Âge. Croisant archéologie, histoire et outils numériques, cette étude propose une relecture des dynamiques pastorales, des traces matérielles aux accords communautaires, avec en filigrane, l’utilisation de Systèmes d’Information géographiques (SIG) et d’outils de graphes.    

Parlement(s) n°44 – Savoirs d’États : l’Espagne et la France en miroir (XIXe-XXIe siècles)

Dossier coordonné par Benjamin Duinat et Alexis Vrignon

Les savoirs d’État constituent, depuis une vingtaine d’années, un sujet fertile en postulant que la connaissance des mondes sociaux et l’action publique se nourrissent mutuellement. Ils permettent ainsi d’observer comment fonctionnent les rouages de l’État. Ce dossier se propose d’explorer ce chantier à partir d’articles de recherche et de commentaires de sources sur l’Espagne et la France, dont le degré de décentralisation n’est pas le même.
Quels savoirs sont considérés comme utiles, indispensables ou superflus au bon fonctionnement de l’État ? Quelles cultures politiques et administratives révèlent-ils ? En quoi constituent-ils un instrument de négociation de l’action publique ? À ces axes de recherche, en partie convergents, s’ajoute une approche concrète visant à explorer les savoirs tels qu’ils sont pratiqués par les agents de l’État à l’époque contemporaine. Il s’agit aussi, dans un va-et-vient permanent entre Espagne et France, d’analyser les représentations réciproques et les circulations des savoirs d’État. Mises en miroir, celles ci donnent l’occasion de scruter similitudes, différences et interdépendances dans une perspective comparatiste et transnationale des constructions étatiques de ces deux pays de l’Europe du Sud-Ouest.

Presses Universitaires de Rennes

Date de parution : 14/05/2026

Revues : Parlement(s), revue d’histoire politique  – N° 44

EAN : 9791041310616

Nb de pages : 310

 

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Table des matières

Introduction

Jeudi d’ITEM – Pauline Peretz, 7 mai 2026

 

Attention séance annulée et reportée à une date ultérieure

 

Pauline Peretz, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, animera la séance du 7 mai 2026 des Jeudis d’ITEM.

Sa conférence intitulée ” A l’écoute d’Emile. Ecrire une histoire familiale de la persécutions et de la maladie psychiatrique ” aura lieu à 14h à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie.

Pour assister en visioconférence à la conférence (lien TEAMS) : Rejoindre la réunion maintenant

Recrutement Chercheur.e post-doctorant.e en histoire contemporaine

Chercheur·e post-doctorant·e en histoire contemporaine

Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) – ITEM UR 3002
Campus de Pau
Projet MITHIC (Interreg POCTEFA – UE)


Du 1er septembre 2026 au 31 août 2028 (2 ans)

Présentation du poste

Le laboratoire ITEM UR 3002 de l’UPPA recrute un·e chercheur·e post-doctorant·e en histoire contemporaine (section 22 CNU) à 100 % pour deux ans à partir du 1er septembre 2026, spécialisé·e en histoire de la mémoire ou/et en histoire des conflits contemporains – notamment la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale.

Financé par le projet européen Interreg POCTEFA MITHIC, pour la période du 1er septembre 2026 au 31 août 2028, ce post-doctorat a pour objet l’analyse des « mémoires démocratiques » liées à la guerre d’Espagne et à la Seconde Guerre mondiale dans les espaces transfrontaliers de la zone occidentale des Pyrénées, en contribuant à une approche comparée France-Espagne et à une synthèse historiographique sur ces questions. Il vise notamment à développer une approche comparée des dynamiques mémorielles de part et d’autre de la frontière, en articulation avec une réflexion historiographique sur ces enjeux.

Le·la post-doctorant·e contribuera plus particulièrement à l’étude des mémoires liées aux internements. Il·elle participera à l’identification et à l’analyse des acteurs de ces mémoires, en particulier dans le monde associatif, ainsi qu’à la collecte et à l’exploitation de sources variées (archives publiques et privées, archives orales, fonds audiovisuels, notamment de l’INA). Une attention particulière sera portée aux terrains situés au nord de la frontière, dans une perspective comparée avec les espaces espagnols concernés (Pays basque, Navarre, Aragon).

Principales tâches

  • Recenser, collecter et analyser les sources relatives aux mémoires étudiées (archives, témoignages, corpus audiovisuels), en les inscrivant dans une perspective historiographique ;
  • Réaliser des enquêtes orales auprès d’acteurs-ressources, notamment associatifs ;
  • Organiser en lien avec les centres d’archives impliqués un corpus de données partagé, en lien avec les centres d’archives partenaires, en vue de son exploitation dans un environnement collaboratif ;
  • Contribuer à la vie scientifique du projet, notamment en co-organisant des événements de recherche (conférences, journées d’étude, etc.), en lien avec les partenaires français et espagnols ;
  • Contribuer aux actions de valorisation et de diffusion de la recherche, notamment par la rédaction d’articles et la participation à une publication collective du projet.

Environnement de travail

Le·la post-doctorant·e travaillera en étroite collaboration avec les titulaires du laboratoire impliqués dans le projet (5 enseignant·es-chercheur·es, 2 ingénieur·es d’étude et la gestionnaire), ainsi qu’avec les partenaires académiques du projet, en particulier les universités du Pays basque, de Navarre et de Saragosse.

La maîtrise de l’anglais et de l’espagnol est indispensable. Des déplacements ponctuels dans les territoires concernés sont à prévoir (permis B requis).

Le·la post-doctorant·e sera accueilli·e au sein du laboratoire ITEM, sur le campus de Pau, où il·elle disposera d’un poste de travail équipé à l’Institut Claude Laugénie. Une présence quotidienne est obligatoire. L’organisation du travail sera définie en concertation avec la responsable du projet et la direction de l’unité.

Le télétravail pourra être envisagé dans le cadre des dispositions réglementaires en vigueur à l’UPPA.

Les missions de terrain seront financées par le projet, conformément aux règles en vigueur à l’UPPA et aux modalités définies par le programme POCTEFA.

Dossier de candidature

  • Un CV détaillé avec les références exactes des publications ;
  • Le rapport de soutenance de la thèse de doctorat ;
  • Une lettre de candidature (2 pages) ;
  • Une lettre de recommandation.

Calendrier

  • Date limite de dépôt des candidatures : 30 mai 2026
  • Auditions : entre le 10 et le 20 juin 2026 (en visioconférence)
  • Prise de poste : 1er septembre 2026

Renseignements

Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800)

L’ouvrage collectif Potestas Elementorum. L’eau, le feu et le pouvoir en Europe. Water, fire and power in Europe (ca. 1400 – ca. 1800), sous la direction de Dénes Harai (UPPA, ITEM) et de Gaëlle Lafage (CNRS, Centre André-Chastel) vient de paraître à Paris aux Éditions du Centre André-Chastel.

Résumé

Dans l’Europe moderne, l’eau et le feu étaient au cœur des représentations générées par les détenteurs du pouvoir pour parler de leur puissance. Alors que les usages politiques de ces éléments diamétralement opposés ont déjà été abordés sous certains angles d’une manière disjointe, aucune recherche d’envergure n’a encore été menée pour en comprendre l’articulation. Les réflexions d’histoire, d’histoire de l’art et d’histoire de la littérature réunies dans ce livre contribuent à combler cette lacune en explorant les contextes, les modalités et les perceptions de la présence simultanée des deux éléments dans les mises en scènes du pouvoir politique entre la Renaissance et les Lumières. Grâce à cette approche pluridisciplinaire, l’étude des représentations politiques est décloisonnée et replacée au carrefour des histoires, celles de la paix et de la guerre, des fêtes et des cérémonies, de la culture et de la communication, avec une ouverture en direction des humanités environnementales.

L’ouvrage est consultable et téléchargeable gratuitement: https://www.centrechastel.sorbonne-universite.fr/ressources/les-editions-du-centre-andre-chastel/potestas-elementorum-leau-le-feu-et-le-pouvoir-en

Informations techniques

  • Publié le 17/03/2026
  • Directeur(s) d’ouvrage : Gaëlle LAFAGE, Dénes Harai
  • Auteur(s) : Gaëlle LAFAGE  , Dénes Harai , Laurent Hablot , Yann Lignereux , Gérard Desnoyers , R.L.M. Morris , Maria Neklyudova , Gérard Sabatier , Adeline Lionetto , Carmela Mattza , Vincent Dorothée , Marie-Claude Canova-Green , Philippa Woodcock , Pauline Valade , Felicia M. Else , Jesús F. Pascual Molina , Enikő Szabolcs
  • ISBN 978-2-9587788-3-5
  • 278 pages

Épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde

Regards interdisciplinaires

Les journées d’études “Les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde : regards interdisciplinaires” organisées sous la direction d’Abel Kouvouama (Laboratoire ITEM UR3002), se tiendront les 19 et 20 mai 2026 de 9h à 18h en salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH) à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Pour assister à l’événement en visioconférence : Rejoindre la réunion

Objectifs

Les objectifs de ces Journée d’étude visent notamment à favoriser et à encourager la coopération interuniversitaire dans les domaines de la formation et de la recherche. (Cf Accord-cadre UPPA-Université Marien Ngouabi de Brazzaville) ; ceci afin de questionner les frontières géographiques, relever les défis de la différence pour construire dans les représentations des territoires du local et du global. D’où l’intérêt qui consiste à  réfléchir sur les épistémès des sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ;  d’interroger et d’analyser le contenu du monde contemporain dans les méandres des mutations, des innovations, et des modernités plurielles ; d’articuler les rapports du local et du global, de penser  l’autre et le même sous leurs aspects les plus divers  (M. Kilani, 1992) ; d’appréhender les modalités de productions interdisciplinaires des savoirs sur les mondes africains, européens et américains.

Présentation

Le travail réflexif des sciences sociales et humaines consiste à interroger analyser le contenu de notre monde contemporain dans les méandres des mutations et des débats qui animent et structurent nos sociétés actuelles. Dans les contextes précis au niveau local comme au niveau international, et selon les différents « régimes d’historicité» (J. Revel ; 2001), les sciences sociales et humaines ont à chaque fois été confrontées à la nécessité d’un réexamen des postures épistémologiques et scientifiques prises collectivement et/ou individuellement par les chercheur-e-s. Les intervenant-e-s sont ainsi invité-e-s à définir le cadre épistémologique de leurs réflexions sur les sciences sociales africaines et africanistes ; à interroger l’objet « Afrique » dans ses diversités géographiques, politiques, économiques, sociales et culturelles ; à réfléchir dans la longue durée sur le rôle des sciences sociales dans la formation, la professionnalisation des étudiants et dans le traitement scientifique des questions concernant les sociétés contemporaines  en mouvement. Enfin, à analyser de quelle manière, les sciences sociales africaines et africanistes décryptent-elles les sociétés africaines dans la longue durée selon les différents « régimes d’historicité » caractéristiques des périodes anté-coloniale, coloniale et postcoloniale ?

Programme

Mardi 19 mai 2026


8h30
Accueil des participant-e-s dans la salle Chadefaud de l’Institut Claude Laugénie (Collège SSH)
9h00 – 9h20
Mot d’ouverture par le Directeur ou la Directrice adjointe d’ITEM
Mot des représentants des Universités partenaires et du Collège international de philosophie
Présentation des Journées d’étude par Abel KOUVOUAMA

Première session
9h20 – 10h00
Christian THIBON, Historien et démographe, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Champs d’expérience et horizons d’attente des générations Z en Afrique
10h00 – 10h40
Ghislain Thierry MAGUESSA EBOME, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Yê Mâm : formule ontologique et éthique dans la tradition Kwel
10h40 – 11h10
Auguste NSONSISSA, philosophe, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)
Sur une interprétation des valeurs socio-éthiques des valeurs humaines : à propos de l’amitié en contexte africain
11h10 – 12h00 Débat général de la première session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Deuxième session
14h00 – 14h40
Yannick ESSENGUE, philosophe, Université Toulouse Jean-Jaurès (France)
Le tournant épistémico-social chez Fabien Eboussi Boulaga : des sciences sociales comme paradigme critique de l’objet « Afrique »
14h40 – 15h20
Emmanuel BANYWESIZE MUKAMBILWA, philosophe et sociologue, Université de Lubumbashi (RDC)
Pour une épistémologie de l’appropriation créatrice : spécificité et enjeux des sciences sociales
sur l’Afrique
15h20 – 15h40 Pause-café
15h40 – 16h20
Alfred Romuald GAMBOU, philosophe de l’éducation, Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo)/Université de Nantes (France)
L’Afrique et les affres de la société du spectacle : les défis de repenser nos rapports à notre situation historique présente
16h20 – 17h00 Débat général de la deuxième session
Suspension de la séance

Mercredi 20 mai 2026


Troisième session
8h45
Accueil des participant-e-s
9h15 – 9h50
Hervé MAUPEU, politologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
La course à pied et les Etats Est-Africains
9h50 – 10h30
Charles Zacharie BOWAO, philosophe et logicien, Université Marien Ngouabi de Brazzaville-(Congo)
La mondialité et ses apories
10h30 – 11h10
Charlemagne Simplice MOUKOUTA, psychologue clinicien, Université de Picardie Jules Verne d’Amiens (France)
L’universalité dans sa transversalité au regard des temporalités
11h10 – 12h00 : Débat général de la troisième session
12h00 – 13h50 Pause Déjeuner


Quatrième session
14h00 – 14h40
Jean-François DUPEYRON, philosophe de l’éducation, Université de Bordeaux (France)
La sagesse des lianes : pour une philosophie et une épistémologie de la rencontre
14h40 – 15h20
Abel KOUVOUAMA, philosophe et anthropologue, Université de Pau et des Pays de l’Adour (France)
Existe-t-il des disciplines auxiliaires dans les sciences sociales africaines et africanistes dans le monde ? Contre-feux
15h20 – 16h00 Débat général de la quatrième session
16h00 – 16h15 Pause-café
16h20 – 17h30 Bilan des Journées et réunions de travail avec les représentants des universités partenaires